« Bienvenue dans mon jardin en Bretagne » : les inscriptions sont ouvertes

Cette année, les 15 et 16 juin, l’opération « Bienvenue dans mon jardin en Bretagne » qui a pour but de sensibiliser au jardinage naturel en accueillant le public chez des jardiniers amateurs revient.

L’événement, qui se déroule tous les deux ans, a réuni en 2017 plus de 40 000 visiteurs dans 170 jardins de particuliers Bretons. Depuis environ 2 mois, l’achat, l’usage et le stockage de produits phytopharmaceutiques sont interdits aux particuliers et jardins amateurs. C’est donc l’occasion cette année de faire connaître l’évolution de la réglementation et de donner des pistes et des idées pour jardiner au naturel. 

« Tous les jardins sont intéressants : grands, petits, potagers, ornementaux, privés, partagés, familiaux… »

Les questions comme celles des déchets verts et de la biodiversité seront au cœur des visites et au cœur des échanges entre jardiniers amateurs « pour promouvoir les solutions alternatives aux pesticides.» 

Les inscriptions pour accueillir le public dans son jardin au naturel sont ouvertes ICI. 




Des algues dans l’assiette pour les élèves du lycée de l’Aulne de Châteaulin

À peine arrivée au lycée de l’Aulne de Châteaulin, voici les élèves de la classe de 3ème lancés dans un projet original : des algues dans l’assiette !

Après une après-midi à découvrir que les algues…. ça se mange, c’est même très bon pour notre santé et elles sont déjà un peu partout dans notre environnement quotidien : alimentation, cosmétique, médicaments, matériaux, engrais, bio carburants… Les voilà donc partis pour une journée cueillette et découverte des emplois de la filière algues en pays Bigouden.

La journée commence par une visite de l’entreprise de Scarlette le Corre au Guilvinec, personnage haut en couleurs dont le discours sur la valeur nutritive des algues, sur leurs bienfaits mais aussi sur la nécessaire urgence à préserver leur milieu naturel, la mer, fait mouche auprès des jeunes.

Il est ensuite temps d’enfiler les bottes pour se rendre sur l’estran pour une cueillette d’algues, seaux et ciseaux à la main. Il s’agit de repérer dans le milieu ce que l’on a appris dans la salle de classe. Vertes, brunes, rouges, il y en a de toutes les couleurs. Rapidement aidés par leurs professeurs, les élèves identifient, repèrent, différencient, choisissent de beaux spécimens : ulves, antéromorphescrispuslaminaria digitata et sacharinadulse chondrus remplissent les paniers, délicatement coupés, puis rincés pour enlever le sable car le lendemain il faudra les cuisiner.

Une montée en haut du phare d’Eckhmül afin d’admirer la pointe sud-ouest du Finistère et …..

Il est déjà temps de visiter la conserverie Océane Alimentaire de Saint-Guénolé, où sont fabriquées des conserves bio de poissons frais mais aussi de tartares d’algues et de haricots de mer (himanthalia élongata). Enfin l’observation d’une tentative de mise en culture de spiruline sonne la fin d’une journée bien remplie.

Le lendemain matin dans la cuisine pédagogique du lycée de l’Aulne, place aux apprentis marmitons de la cuisine aux algues. Au menu : omelette aux algues, salade de crudités bio – production du lycée – associées à 3 algues de couleurs différentes, tartare d’algues. Enfin, un sauté de konbu royal (laminaria sccharina) vient ponctuer ces plats qui seront servis aux curieux du goût.

Le tout servi par les élèves de 3ème qui sont aussi capables de livrer des explications car connaissant désormais toutes les étapes et tous les métiers qui conduisent ces légumes de la mer du rocher à l’assiette. Un vrai moment de valorisation pour ces jeunes.




L’étang de Hédé en travaux pour concilier maintien des activités et préservation de la biodiversité

L’étang de Hédé, inscrit au réseau Natura 2000, a subit quelques transformations de la part de la région Bretagne afin de concilier maintien des activités et préservation de la biodiversité.

Pour préserver l’habitat naturel d’espèces remarquables, et alors que l’accès en voiture à l’étang était devenu peu praticable, une zone d’accès a été mise en place. Une zone de mise à l’eau des embarcations a également été aménagée. Le tout sur un secteur écologiquement moins sensible.

« Une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les activités humaines »

Afin de limiter l’impact sur les milieux naturels, le stationnement des véhicules a été revu : dix places de parking vont être proposées. Enfin, pour favoriser le développement de roselières, des potelets vont être installés en bordure d’étang.

© Région Bretagne

Une table de pique-nique sera prochainement installée pour profiter de cet espace réaménagé et de cet étang inscrit au réseau Natura 2000. Pour rappel, ces sites « visent une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les activités humaines [et] sont désignés pour protéger un certain nombre d’habitats et d’espèces représentatifs de la biodiversité européenne ».

 




La région Bretagne lance son 6ème appel à projet pour développer l’usage du cheval territorial

La région Bretagne lance un appel à projet pour développer l’usage du cheval territorial, jusqu’au 22 mars prochain. À La Bouëxière, lauréate de l’appel à projet 2017, le cheval de trait est intégré dans la vie de la commune.

Au niveau national, le nombre d’élevages de chevaux de trait est passé d’environ 14 000 au début des années 90 à moins de 9 000 vingt ans plus tard. 2 600 d’entre eux concernent le cheval breton, deuxième race de trait la plus représentée en France.

Pour valoriser l’usage du cheval breton et le sauvegarder, faire émerger de nouveaux débouchés économiques pour les chevaux de trait, restaurer son image, renforcer les actions de développement local et d’animation sur les territoires, la région Bretagne lance son sixième appel à projet « Cheval territorial ».

Olivier Allain, vice-président de la Région à l’agriculture et l’agroalimentaire : « Le cheval de trait apparaît comme une alternative aux véhicules motorisés ; il limite les nuisances sonores et participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre »

La Bouëxière (à 20 km de Rennes) a intégré le cheval de trait à la vie de la commune. Tout d’abord, un premier cheval pour « arroser les fleurs de la commune, en s’appuyant sur un groupe de 15 bénévoles, d’élus et d’agents communaux formés à cet effet », rappelle le maire Stéphane Piquet dans un communiqué. Le tracteur ainsi remplacé, la commune à économisée 1 500 tonnes de CO2.

Puis, pour aller encore plus loin dans l’utilisation du cheval de trait et en acquérir un deuxième, la commune candidate à l’appel à projet régional 2017. Grâce au financement de la Région, un deuxième équidé est arrivé pour nettoyer les nombreuses allées piétonnes (autrefois désherbées à la main) et pour débusquer les haies et les bois morts.

Le cheval, créateur de liens sociaux

Ce projet crée du lien social et implique bénévoles, agents communaux, chantier d’insertion et jeunes. En effet, une dizaine d’adolescents de l’IME (Institut Médico-Educatif) L’Espoir se familiarisent avec l’animal tout en réalisant de petits travaux.

Ailleurs, le cheval de trait est utilisé pour d’autres travaux, d’autres projets. À Hennebont (Morbihan), par exemple, les scolaires sont transportés entre le centre de loisirs et la cantine grâce aux équidés et les touristes peuvent visiter la ville en calèche. L’entretien du canal de Nantes à Brest (dans sa partie finistérienne), lui, est réalisé par une patrouille équine. Intervenant sur le chemin de halage, elle remplace le fourgon utilisé précédemment et procède ainsi à des opérations de surveillance et de collecte des déchets.

Pour participer à l’appel à projet « Cheval territorial », ça se passe ICI.




L’idée sortie. En Bretagne comme partout dans le monde, on marche pour le climat !

Samedi 8 décembre, à Morlaix, Brest, Lannion, Rennes, Nantes… et dans plus de 100 villes françaises, une marche mondiale pour le climat est organisée, après le succès de celles du 8 septembre et du 13 octobre.

Alors que la COP24 bat son plein, la troisième marche mondiale pour le climat aura lieu samedi 8 décembre. Soutenue par de nombreuses associations tels que Colibris, Coeur de forêt, Collectif Citoyens Pour Le Climat et Greenpeace pour ne citer qu’eux, cette manifestation a pour but de « rappeler l’urgence d’agir ».

« Faire entendre [les] réveils, [les] cloches, [les] sonneries de téléphone et tout ce qui permettra de sonner l’alarme climatique. »

Parce qu’il est encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C et de placer la transition écologique et solidaire « au cœur de toutes les décisions pour notre avenir et celui de la planète », les organisateurs appellent à descendre dans la rue pour faire entendre « [les] réveils, [les] cloches, [les] sonneries de téléphone et tout ce qui permettra de sonner l’alarme climatique ». 

À New-York (Etats-Unis), Ottawa (Canada), Padou (Italie), Porto (Portugal) et dans bien d’autres villes du monde, les citoyens marcheront pour le climat. En France, 129 villes participent à cet événement. En Bretagne, il sera possible de marcher à Brest, Concarneau, Lannion, Lorient, Morlaix, Saint-Brieuc, Nantes etc. Toutes les marches sont à retrouver sur l’événement parisien, ICI.




Ce samedi, pour le Jour de la Nuit, « éteignons les lumières, rallumons les étoiles ! »

Samedi 13 octobre, à l’occasion du Jour de la nuit, plus de 600 événements sont prévus pour sensibiliser la population à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé un peu partout en France. 

Nos nuits sont de moins en moins noires à cause du sur-éclairage. La pollution lumineuse désigne les effets néfastes d’un éclairage artificiel excessif sur notre environnement et la santé et génère souvent des nuisances. Cette pollution est produite par l’éclairage extérieur des collectivités locales, mais également par des enseignes lumineuses, de commerce ou de publicité.

Selon les études de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie), « l’éclairage public représente 50 % de la consommation d’électricité des collectivités territoriales et 38 % de leur facture d’électricité ».

La pollution lumineuse impacte la biodiversité et perturbe les écosystèmes,. Le sur-éclairage affecte le rythme biologique des espèces, qui perdent leurs repères. Par exemple, les halos lumineux au-dessus des viles désorientent les oiseaux et les chauves-souris. Ce sur-éclairage rend également difficile l’observation des étoiles par les professionnels et amateurs d’astronomie. De plus, elle entraînerait des troubles du sommeil, et occasionnerait « une baisse de production de mélatonine, hormone vitale au bon fonctionnement de notre organisme ».

« Aujourd’hui, un tiers de la population mondiale ne voit plus la Voie Lactée ! »

Alors, pour favoriser une prise de conscience collective sur les effets néfastes de la pollution lumineuse, de nombreuses animations sont prévues, comme des sorties natures, des observations d’étoiles, des conférences-débat, des expositions, des lectures de contes, et même des représentation théâtrales. Des extinctions auront également lieu un peu partout : certaines villes vont, partiellement ou intégralement, éteindre leurs éclairages publics.

« Cet évènement grand public invite également à retrouver la magie d’une nuit préservée. »

Quelques exemples d’animations en Bretagne

  • Plourin-les-Morlaix : l’association ULAMIR CPIE propose une animation sous forme d’une enquête policière (type Murder party). Cette animation ludique permettra de découvrir le monde de la nuit et d’aborder les impacts de la pollution lumineuse. Une animation familiale accessible à partir 8 ans. Plus d’informations ICI.
  • Marsac Sur Don : extinction totale de l’éclairage public dans le centre bourg dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 octobre 2018 de 20h à 8h.
  • Rennes : coupure des illuminations de bâtiments et de mise en lumière des espaces toute la nuit du samedi au dimanche, de 18h à 8h.
  • Au Stade de Corniguel Quimper : soirée observation des étoiles (Loar Gann) et chasse aux papillons nocturnes (Bretagne Vivante). Plus d’informations ICI.
  • Pleumeur-Bodou :  Observation du ciel nocturne à partir de 21h devant l’entrée du Planétarium avec le club astronomique du Trégor. Plus d’informations ICI.
  • Abbaye de Beauport : lecture, jeu de piste, éveil à la nature, fabrication de photophore, projection vidéo et d’autres activités sont à retrouver ICI.

Pour plus d’animations, consultez la carte interactive du Jour de la Nuit ICI.