Dernier jour à Crozon pour le groupe emmené par Carré d’As

Le vendredi 25 juin, la troupe morlaisienne concluait son séjour de fin de mission de Sevice Civique par une belle randonnée d’environ 9 km entre la pointe de Lostmarc’h et l’île Vierge. L’occasion pour moi de faire un bilan personnel de ce séjour, dernière mission pour Eco-Bretons.

Une légère bruine nous accueille à Lostmarc’h, de quoi susciter quelques râles au sein de notre groupe. Certains sont assez frileux à l’idée de marcher les 15 km prévus sous cette météo. Fort heureusement pour eux, Andrea Lauro – l’organisateur de cette randonnée – annonce d’entrée que le chemin sera réduit au possible pour que chacun y trouve son bonheur.

De la pointe de Lostmarc’h à l’entrée de l’île Vierge (fermée aux visiteurs pour la préserver), en passant par les chemins exotiques qui longent l’immense plage de la Palue, tous sont finalement heureux de découvrir (ou retrouver) ces magnifiques paysages crozonnais. 3 heures et demie de marche plus tard, aux portes de l’île Vierge donc, c’est l’heure de la fin et du pique-nique.

Sur la plage de Lostmarc’h

La fin du voyage

L’occasion pour chacun de donner sa « pépite » (meilleur moment) et son « râteau » de la semaine passée. Kayak, plongée, jeux de société, sorties sur la presqu’île… les « pépites » sont nombreuses et tout le monde souligne la qualité des cinq jours passés ensemble. Mais côté « râteaux », c’est avec hésitation que l’on pointe le ou les moments un peu moins agréables du séjour.

Une preuve que ce voyage est une réussite. Chaque participant s’est bien intégré au projet et est satisfait de son séjour et de ses rencontres. Tout est passé très vite et tout le monde conclut son Service Civique sur une très belle note.

Mon ressenti :

Tout au long de la semaine j’ai recueilli les ressentis de chaque jeune ayant participé à ce projet pour les relayer au fil de mes articles. Le projet étant arrivé à son terme, je pense qu’il est temps pour moi de vous donner le mien.

Je suis donc très heureux de cette opportunité offerte par mon Service Civique à Eco-Bretons. Ce séjour à Crozon est selon moi une réussite. Nous donner les clés du projet à la suite de l’annulation de la destination Réunion était une belle décision de la part de l’équipe encadrante de Carré d’As. Et bien que l’organisation, à distance la plupart du temps, n’a pas été simple avec un groupe de plus de dix jeunes, tout s’est au final parfaitement déroulé.

Je pense que le groupe entier a trouvé son compte dans cette aventure et en est ressorti enrichi culturellement et humainement. Je suis personnellement très content des rencontres que j’ai faites, que ce soit avec mes camarades volontaires, les encadrants ou nos divers hôtes sur place. J’ai noué d’excellentes relations et je ne peux que m’en réjouir. Je suis aussi ravi d’avoir découvert un nouveau territoire. En tant que Francilien de naissance, je suis constamment émerveillé par les côtes bretonnes et les terres crozonnaises n’ont pas fait exception à la règle.

Merci Crozon !




Excursion sur la pointe du Bellec et coups de pagaies dans la baie de Douarnenez

© Carré d’As

Après une première journée des plus intenses, le groupe encadré par Wilbert Belin et Patrice Cadin a connu un deuxième jour un peu plus tranquille. Après une promenade matinale pour découvrir l’environnement telgrucien, les jeunes volontaires ont eu l’opportunité de faire du kayak, guidés par Matthieu du Centre Nautique.

La soirée a été bien animée, une partie du groupe a veillé tard au fil de parties de cartes endiablées, et c’est au compte-goutte que chacun vient prendre son petit-déjeuner. Au programme ce matin : une balade sur la côte et dans les hauteurs de Telgruc-sur-Mer. De quoi découvrir le site d’accueil de la troupe.

De la pointe du Bellec au moulin de Luzéoc, miradors et autres vues panoramiques sur la baie de Douarnenez se succèdent, toujours plus saisissants. Les 1500 mètres de sable de la plage de Trez-Bellec semblent infinis et ouvrent sur une mer calme et limpide. Un régal, que ce soit pour les habitués des côtes bretonnes ou pour les non-Bretons du groupe.

La pointe du Bellec © Carré d’As

Une sortie kayak entre les roches

Toujours dans l’ambiance rieuse qui la caractérise depuis le départ, la troupe, combinaisons enfilées et pagaies équipées, rejoint Matthieu du Centre Nautique après un bon déjeuner. Il est l’heure d’aller fendre les eaux douarnesiennes en kayak. Sans trop de mal, chacun parvient à s’installer dans son monocoque et à passer le premier obstacle de vagues pour prendre la direction de la pointe Pen ar Vir.

© Carré d’As

Malgré quelques carambolages, chavirages et échouages dans les rochers, tout le monde a pris plaisir à pagayer dans une eau translucide et sous un beau soleil. Certains, comme Enaïm et Sylvano découvraient même cet agréable loisir.

Les ressentis de :

Maëlle : « J’ai été la comédienne et humoriste du jour ! J’ai beaucoup aimé le kayak mis à part que demain je ne pourrai plus marcher ! ».

Sylvano : « J’ai passé une super journée ! Déjà le matin nous sommes allés au moulin, c’était top. Après, le meilleur moment, quand nous avons fait du kayak. J’en avais jamais fait… je suis tombé deux fois avant de réussir à monter ! Mais j’ai vraiment aimé le faire avec tout le monde, tout le long ».




Premier jour à Crozon et découverte des fonds marins pour les jeunes du projet « D’une mer à l’autre » !

Quelques instants avant le baptême de plongée © Enaïm Platon

Tout juste arrivés à leur camp de base du Centre Nautique de Telgruc-sur-Mer, le groupe de volontaires du Pays de Morlaix, menés par Carré d’As, a eu la chance de faire leur baptême de plongée. Entre excitation et légère appréhension, une journée riche en émotions et en rencontres.

Alors que les rayons du Soleil ont encore du mal à percer les nuages, une joyeuse bande s’attroupe sur le parking du centre social Carré d’As à Morlaix autour de deux belles fourgonnettes. 10h30, il est grand temps de mettre le cap sur la presqu’île de Crozon pour les cinq prochains jours. Les coffres sont remplis, Wilbert et Patrice prennent les volants… voilà les neuf jeunes en direction du Grand Ouest !

Une bonne heure de route plus tard, la troupe découvre avec joie le très grand « QG » qui a été réservé. Six chambres, dont un dortoir de dix lits, deux grandes salles de vie, un city stade et la splendide plage de Trez-Bellec à leurs pieds… en bref, le site rêvé pour conclure un Service Civique en beauté et découvrir un nouvel environnement.

La vue depuis le Centre Nautique © Enaïm Platon

Baptisés !

À peine le temps de s’installer qu’il faut déjà se hâter pour se rendre à l’Atlantis Bretagne Plongée de Roscanvel pour pique-niquer avant le grand baptême de plongée. Bien que l’activité suscite quelques peurs, le groupe est plutôt enthousiaste à l’idée de découvrir la faune et la flore de la rade de Brest.

Concours de ricochets pendant le pique-nique © Enaïm Platon

Accueillis par la joie contagieuse de Pascal, Marie, Christian, Denis, Alan et Mathias, l’équipe est rapidement mise à l’aise. Chacun enfile sa combinaison, teste ses palmes et son masque avant de descendre en direction d’une crique des plus secrètes. Trois par trois, les jeunes sont pris en charge par les moniteurs.

Respiration sous l’eau avec détendeur, gestion du masque, utilisation des palmes, « manœuvre de Valsalva » (respiration par les oreilles pour rééquilibrer les tympans sous pression) et plongée jusqu’à 6 mètres de profondeur, en l’espace de vingt minutes chacun, tout le monde est donc baptisé de cette belle discipline.

Les dernières « grenouilles » remontent à la surface © Enaïm Platon

Un bel exposé pour conclure

Les néo-« grenouilles » ont ainsi exploré une parcelle de la baie brestoise, l’occasion d’observer de belles créatures et plantes marines. Mais pas facile de mettre des noms sur chaque espèce ! Heureusement, Mathias, spécialisé dans la photographie sous-marine, avait prévu une sélection de ses meilleurs clichés pris dans le coin pour présenter sa population.

Spirographe, ver tubicole, pontes, tacaud… la jeune équipe découvre avec intrigue les noms des bêtes qu’elle a croisées pendant son escapade subaquatique. Un instant privilégié dans la salle des fêtes de la mairie de Roscanvel au cours duquel chacun fait preuve de curiosité.

Mathias présente son diaporama de photos au groupe © Théo Duchet

Le séjour commence tambour battant pour ce groupe qui apprend aussi à se connaître et à vivre ensemble. L’ambiance est excellente et tout est réuni pour que ce projet se déroule à merveille !

Les ressentis de…

Lucien : « Aujourd’hui, nous sommes arrivés à midi. Cet après-midi on a fait de la plongée, je n’étais pas confiant, j’appréhendais un peu. Mais franchement, ça s’est bien passé ! J’ai un peu paniqué, mais ça allait. Et ce soir j’ai cuisiné une bolognaise… un bon moment de partage ! ».

Maéva : « Ce matin j’étais très motivée car j’avais hâte d’être là. Après on est partis un peu en retard, mais ce n’est pas grave ! Puis le pique-nique s’est bien passé, on a pu se mettre dans l’ambiance du groupe. Ensuite la plongée m’a beaucoup stressée quand même… ce sont un peu mes deux phobies mélangées. Mais le moniteur était super sympa donc ça s’est très bien passé et j’ai réussi mon baptême. J’en suis très contente et fière de moi ! L’ambiance est cool, on rigole tous ensemble, il n’y a pas du tout de gêne donc je me sens très bien ! ».




Cellaouate offre 1000 arbres à ses partenaires pour ses 10 ans

©EcoTree

L’entreprise Cellaouate, implantée à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), célèbre en cette fin d’année sa première décennie. Pour cela elle offre un sapin à chaque association qui l’aide dans son activité, soit 1000 arbres plantés dans la forêt du Faouët (Morbihan).

L’usine de Cellaouate est née d’un projet lancé en 2007 par l’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) des Genêts d’Or de Landivisiau et porté par la scop Kejal spécialisée dans l’ESS. Elle produit de la ouate de cellulose, un isolant thermique et acoustique, « constitué à 90% de papier journal ». Ce sont donc aujourd’hui 1000 associations bretonnes qui collectent ces journaux. Ils permettent de fabriquer un isolant d’origine 100% naturelle avec les additifs de sels minéraux.

Pour son dixième anniversaire, Cellaouate a donc acheté un arbre pour chacune de ses partenaires sur la plateforme EcoTree (accessible à tous) « afin de respecter son engagement pour la forêt bretonne et sa biodiversité ». Ils ont symboliquement choisi des sapins en cette fin d’année. Les associations recevront donc un code d’EcoTree qui leur permettra de géolocaliser et suivre l’évolution de leur conifère. Elles pourront donc, dès la réception de ce cadeau, se rendre dans la forêt du Faouët pour rencontrer leur arbre.

À travers ce geste pour « remettre dans la boucle un arbre », Cellaouate offre aussi un investissement dont les bénéfices reviendront entièrement aux néo-propriétaires. Ils seront les fruits de la future exploitation de leur sapin pour produire du bois d’œuvre.

Un beau geste pour aider à conclure avec sourire cette rude année 2020… et une idée de cadeau pour ceux qui n’auraient pas encore fait leurs achats de Noël.




A Rennes, ils inventent une mini-caravane éco-responsable

L’entreprise rennaise My Tiny Camp a créé une mini-caravane au look vintage, au poids léger, à la fabrication artisanale en bois et matériaux écologiques.

Après deux mois de confinement, l’appel du grand air se fait sentir pour beaucoup. Et les conditions sanitaires actuelles font qu’il peut être compliqué de garder ses habitudes pour les vacances d’été…d’où le boom actuel des solutions nomades ! Camping-car, fourgons aménagés, tentes…ont le vent en poupe et rencontrent de plus en plus d’adeptes. Or ces solutions itinérantes ne sont pas sans impact sur l’environnement, notamment concernant leurs mode de fabrication (plastique…), leurs poids qui engendre une plus forte consommation de carburant…Mais des solutions plus écologiques existent. C’est le cas par exemple avec les caravanes de My Tiny Camp. La société, basée à Rennes, a été créé par Dominique Caumes, qui a participé à la création de la plateforme communautaire matinyhouse.com, et qui a souhaité au départ autoconstruire sa propre caravane, et Xavier Landoys, spécialiste en métallurgie, menuiserie/charpente et ingénierie des structures, à la tête de ABC Concept Design. Tous deux ont lancé leur société fin 2019.

Les caravanes « Tiny Camp » sont constituées d’un « espace nuit » avec un matelas de 130 x 200, des rangements et un mini-bureau. Le coffre est aménagé en kitchenette, avec un évier amovible, espace réfrigéré, un réchaud à gaz, et des rangements pour la nourriture et les ustensiles de cuisine. D’un coût grand public de 13600 euros TTC et d’un poids de 500 kilos, elles sont en bois et fabriquées à Bédée, à côté de Rennes, de manière artisanale. Le duo a souhaité travailler le plus possible en local. « Nous nous appuyons sur un réseau de prestataires locaux que ce soit pour la découpe numérique qui se fait dans une petite PME près de Chateaubourg, pour la fabrication de la remorque qui se fait à côté de Vitré. Nous nous approvisionnons en matériaux en Bretagne : le bois à Fougères et à Vannes, les isolants à la Mézière, la peinture à Cesson sévigné, l’acier à Rennes, dans l’optique de faire travailler les entreprises bretonnes. », explique ainsi Dominique Caumes. Une attention est portée à l’origine du bois : épicéa origine Europe sans « liant formaldéhyde » dans la mesure du possible, chêne origine France, peuplier de plantations européennes pour le contreplaqué intérieur (non revêtu). Du côté des isolants, le liège, le Métisse (isolant thermique et acoustique fabriqué par Le Relais à partir de coton recyclé, ndlr), ou la laine de bois sont utilisés. Pour la peinture, c’est une peinture à l’eau à faible impact environnemental qui colore les caravanes. Et les déchets sont limités : « Dans les restants de panneaux de bois et d’aluminium, la découpe est optimisée pour faire des remorques de vélo. Et si on démantèle la caravane à sa fin de vie, l’acier de la remorque et l’aluminium du toit peuvent être recyclés  », précise Dominique, qui évoque aussi quelques points restants à améliorer : les mastics et colles utilisés pour l’étanchéité qui ne répondent à leur cahier des charges, et les fenêtres qui ne peuvent pas être en bois pour des raisons liées à la sécurité routière. My Tiny Camp recherche d’ailleurs un fournisseur pour cet élément ! L’appel est lancé!

On peut d’ores et déjà demander un devis pour la caravane (qu’il est possible de personnaliser en rajoutant par exemple des panneaux solaires) sur le site de l’entreprise.

Plus d’infos : https://www.mytinycamp.com




Laissons des plages vivantes : laissons les laisses de mer !

La laisse de mer correspond aux débris végétaux et animaux que déposent les vagues sur les plages. Sa présence est très importante pour éviter l’érosion des plages, favoriser l’implantation de plantes, abriter et nourrir de nombreux animaux. Cependant, avec les divers déchets abandonnés par les humains et le prélèvement des algues émergées, les laisses de mer sont de plus en plus polluées par des objets et substances dangereuses pour leurs habitants et sont de moins en moins répandues sur les plages.

Dans le but de les faire connaître au grand public ainsi que le réseau de l’Observatoire Participatif “Plages Vivantes” /MNHN tout en s’ouvrant aux arts du numérique, les étudiant.e.s de 2e année de BTS GPN du lycée de Suscinio de Morlaix ont créé des vidéos en stop motion qui mettent à l’honneur la laisse de mer.

Quand Arts et Sciences se mélangent

Les étudiant.e.s sont d’abord allés sur le terrain avant d’apprivoiser les techniques numériques. Ainsi, en janvier, il.elle.s ont réalisé un suivi des laisses de mer et de leur Biodiversité sur l’estran du Dourduff en baie de Morlaix avec Pauline Poisson, scientifique à la Station Marine de Concarneau. Cet exercice scientifique a permis aux étudiant.e.s de voir directement les laisses de mer ainsi que quelques unes des espèces qui vivent sur les plages et de mieux cerner ce qui les menace, comme par exemple les déchets plastiques ou le Changement Climatique. 

En mars, c’est avec la designer numérique Bérengère Amiot de l’association rennaise Electroni[K] que les étudiant.e.s se sont plongés dans la partie créative du projet. Il.elle.s ont recréé en classe le décor des plages dont il.elle.s ont pris de nombreuses photos et/ou se sont basés sur celles prises sur le terrain et diverses autres images du net. Il.elle.s leur ont ensuite donné vie grâce à divers outils et applications numériques gratuites qu’ils.elle.s peuvent continuer à utiliser pour la suite de leurs études ou leur usage personnel.

Après 2 jours de dur labeur, de superbes vidéos et bande-sons les accompagnant ont ainsi vu le jour. Leurs auteur.e.s ont fait preuve d’une grande rigueur ainsi qu’une très belle imagination dans la prise des images, leur montage et pour leur donner de la voix. Des tristes états de faits d’animaux victimes des déchets plastiques aux histoires humoristiques de manifestations organisées par les habitants des plages en passant par les aventures héroïques des “Alguesvengers”, tous.tes les étudiant.e.s ont relevé le défi : transmettre à leur public l’envie de découvrir et de protéger les laisses de mer et leur Biodiversité.

Partenariats et Soutiens

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Module d’Initiative Locale (MIL) Littoral “Sciences et Arts” soutenu par l’équipe pédagogique du lycée de Suscinio : Véronique Javoise et Laurence Mermet enseignantes d’éducation socioculturelle ainsi que Antoine Keruzore, Eléna Lemercier et Roland Le Brouder enseignant.e.s de biologie. Financé par la DRAC, le conseil régional et le lycée agricole de Suscinio, il s’inscrivait dans d’autres projets tels que “l’Homme et la mer” et “Plages Vivantes” soutenu par le marinarium de Concarneau représenté par Pauline Poisson ainsi que “Prendre l’air” mené par Electroni[K] et représenté par Bérengère Amiot auquel participaient deux autres lycées agricoles, Le Rheu et Saint-Aubin-du-Cormier. 

A vous de visionner !

Vous pourrez très prochainement regarder les vidéos de l’ensemble des classes sur le compte Instagram de “Prendre l’air” et celles des étudiant.e.s de Suscinio sur le site Internet du lycée.

Bon visionnage !