Rennes. Inauguration de la ferme urbaine du Blosne le dimanche 15 septembre !

Après
un an de concertation citoyenne et un financement obtenu grâce au
budget participatif de la ville de Rennes, la ferme urbaine du Blosne
ouvre ses porte le dimanche 15 septembre. Au programme, entre 12h et
18h: des animations pour toute la famille, des conférences, des
concerts et même… un chantier participatif ! Un événement
gratuit et festif ouvert à tous.

Plébiscitée par les Rennais et les Rennaises
lors de la 3e saison du budget participatif, la ferme urbaine du
Blosne sera inaugurée ce dimanche rue de Yougoslavie. Le projet est
porté par l’association Les Cols Verts Rennes mais également par
un collectif d’habitants du quartier du Blosne. En effet, face à
une précarité alimentaire et relationnelle grandissante, le
collectif souhaitait créer un tiers-lieu qui, en plus de proposer
des produits locaux préservant la biodiversité, favoriserait les
échanges intergénérationnels et culturels. Par la suite,
l’association les Cols Verts qui a pour objectif de sensibiliser et
de former à la transition alimentaire par le biais de l’agriculture
urbaine, s’est intégré au sein du projet.

Depuis 2015, la ville de Rennes permet chaque année, après un
processus de concertation citoyenne et démocratique, d’allouer une
partie de son budget annuel dans le financement de projets citoyens
utiles et durables. Ainsi, en 2018, la ville a permis à
l’association et au collectif l’implantation de son projet de
ferme urbaine sur un terrain en friche de 2900m2, au cœur du
quartier du Blosne. Dès son inauguration ce dimanche, le lieu
invitera les habitants de tous âges et de tout horizon à partager
des moments conviviaux autour d’ateliers, de formations et
d’animations autour de la permaculture, de l’alimentation durable
ou encore de la biodiversité. Dans une démarche d’accessibilité
alimentaire, toutes les denrées produites dans la ferme seront
redistribuées aux commerces de proximité du quartier puis revendu à
prix bas.

Au programme ce dimanche 15 septembre pour l’inauguration de
la ferme urbaine :

programme inauguration ferme urbaine

Une zone de gratuité sur le site permettra de venir chiner ou d’échanger divers objets!

Entrée libre

Adresse: Rue de Yougoslavie, derrière le centre culturel Le Triangle
Accès: Métro ligne a – station Triangle

Plus d’informations : La page Facebook de l’événement




Les Cultiv’Actrices ont besoin d’un coup de pouce !

Depuis le 1er septembre, le programme « Les Cultiv’actrices » a été lancé par l’association La Cagnotte des Champs. Objectif : soutenir, via une collecte de fonds nationale destinée aux particuliers et aux entreprises, 20 projets agricoles plus vertueux, portés par des femmes. Deux exploitantes bretonnes sont en lice.

Envie de soutenir des projets agricoles plus durables et responsables, et portés par des femmes ? Ca tombe bien, c’est l’objectif du programme « Les Cultiv’Actrices », lancé par l’association La Cagnotte des Champs. Le mot d’ordre : « promouvoir la place des femmes dans ce milieu encore très masculin ». En effet, d’après l’association, seulement 25% des chefs d’exploitation sont aujourd’hui des femmes, et elles doivent faire face à différents obstacles : accès au foncier, au crédit, légitimité dans la profession…

La
Cagnotte des Champs, association loi 1901 spécialisée dans la
sélection, le financement, l’accompagnement de projets agricoles
locaux et durables, veut ainsi soutenir 20 femmes qui portent des
projets en France, avec pour but de financer et d’accompagner durant
6 mois les projets de cette première édition, en faisant appel aux
particuliers et entreprises.

Le 1er septembre a ainsi été lancée une collecte de fonds nationale, pour récolter de 5000 à 10 000 euros pour chaque projet. Chacun est invité à faire un don pour le projet de son choix, à partir de 5 euros. Parmi les participantes figurent deux bretonnes : Ophélie Le Goff, éleveuse de porcs et de vaches à Plouhinec (29), qui pratique la vente en circuit-court de produits laitiers transformés sur la ferme. Et Mathilde Gueguen, éleveuse de chèvres angora à Saint-Tugdual (56), qui est en conversion bio.

Pour les soutenir financièrement dans leur démarche, direction le site https://www.lacagnottedeschamps.fr/cultivactrices/




Des ados à vélo pour soutenir le maire de Langouët

Des ados du pays de Quimper, regroupés au sein de l’association Les Leaukaterres, s’apprêtent à prendre leurs vélos au départ d’Hennebont pour sillonner les voies vertes direction Langouët. Il y rencontreront le maire Daniel Cueff, engagé contre les pesticides, pour lui remettre un prix, et des messages de soutien collectés tout au long du parcours.

Alors que Daniel Cueff, le maire de Langouët (35), est convoqué devant le tribunal administratif de Rennes le 22 août suite à son arrêté municipal d’intediction des pesticides à moins de 150 mètres des habitations, un groupe d’ados du Finistère a décidé d’enfourcher les vélos pour aller lui remettre un prix.

L’association Les Leaukaterres est née dans le pays de Quimperlé, fondée par 7 jeunes de 11 à 15 ans. Inspirés par Greta Thunberg, ils ont pour objectif d’agir pour sensibiliser les citoyens au respect de l’environnement. Voulant soutenir l’action de Daniel Cueff, cinq membres du groupe partiront donc le 16 août de Hennebont, pour arriver le 21 août à Langouët, via les voies vertes. A Langoüet, ils remettront au maire le prix « Leaukaterre responsable », symbolisé par un trousseau de clés de la planète, pour son action contre les pesticides.

Leur
périple les fera passer par Pluméliau, Pontivy, Rohan, Josselin, Le
Roc-Saint-André, Loyat, Mauron et Médréac. Au fil des étapes, la
petite troupe, accompagnée d’adultes, récoltera des messages de
soutien à Daniel Cueff, émanant notamment des mouvements locaux
Nous Voulons des Coquelicots.

Pour en savoir plus et les rejoindre avec les vélos, direction le site internet des Leaukaterre




Troisième saison de l’école de permaculture de Perma G’Rennes : les inscriptions sont ouvertes !

Perma
G’Rennes est une ferme micro-intensive en permaculture, installée
par Mickaël Hardy dans le quartier de la Prevalaye à Rennes. En
plus de la production maraichère, de plants et de semences
paysannes, elle propose des cours de permaculture. Les inscriptions
pour la saison 3 viennent de démarrer.

Envie de découvrir ou de parfaire ses connaissances sur la permaculture ? Si vous habitez du côté de Rennes, c’est possible avec l’Ecole de Permaculture de Perma’G’Rennes. Depuis 2016, la micro-ferme est installée en zone urbaine, dans le quartier de la Prevalaye à Rennes. Elle produit sur une surface de 5000 m2 des légumes bio, mais également des plants et des semences paysannes. Et propose donc pour la troisième année des cours de permaculture. Objectif :  Apprendre la permaculture, s’outiller pour vivre avec la nature, comprendre le fonctionnement de celle-ci…le tout d’octobre 2019 à juillet 2020. Ce sont plus de 100 heures de cours pratiques et théoriques qui sont ainsi proposés, à raison d’une demi-journée par semaine sur la ferme. Deux créneaux sont proposés : le vendredi après-midi ou le samedi midi. Attention : le nombre de places est limité à 10 personnes par demie-journée. A noter qu’en plus des cours, les élèves pourront venir 2 à 6 jours en immersion totale sur la ferme, pendant la période de leur choix.

Les
inscriptions se font avant le 1er septembre, directement à la ferme
Perma’G’Rennes, le samedi après-midi, de 14h à 17h.

A
lire, nos précédents articles sur Perma’G’Rennes :

Perma’G’Rennes, une micro-ferme en permaculture à Rennes

La ferme Perma’G’Rennes lance un financement participatif pour passer au zéro carbone




L’éco-pâturage, une technique à surveiller de pré

Dans la région Rennaise se cache une ferme pas comme les autres. Matthieu Pirès élève ses animaux de communes en communes. Ses troupeaux ont un parcours atypique, c’est de l’éco-pâturage. Une technique qui permet aux villes d’entretenir leurs espaces verts de manière écologique tout en permettant à un éleveur de profiter de leurs terrains. La demande ne cesse d’augmenter mais Matthieu Pirès doit encore se battre pour faire respecter son métier.

« Dès mon enfance, je faisais brouter mon cheval pour entretenir les espaces verts. » Très tôt, Matthieu Pirès s’intéresse à l’entretien des zones urbaines. Depuis ses huit ans, il est bénévole dans des associations environnementales. Aucun de ses parents n’est agriculteur, mais il se lance dans un lycée agricole. En 2013, il commence à faire brouter ses bêtes dans une commune, puis deux et crée finalement la ferme de Milgoulle, sans aucune terre personnelle. Aujourd’hui, il élève plus de 500 animaux, travaille avec une trentaine de communes et possède seulement un demi hectare comme siège d’exploitation. Un pari risqué. Mais le jeune éleveur sait ce qu’il fait : “ Les communes étaient demandeuses, elles cherchaient une solution à l’entretien des espaces verts ”, insiste-t-il.

Une grande demande

La ferme est d’abord lancée grâce à un financement participatif. Par la suite, les demandes fusent. L’éco-pâturage se révèle très utile pour entretenir des zones compliquées d’accès. Les zones humides par exemple sont particulièrement difficiles à gérer avec des engins mécaniques. Mais le réel atout de cette technique reste la limitation de la pollution des eaux par les herbes coupées qui se décomposent au sol. Ce phénomène d’eutrophisation est alors réduit par les animaux qui ne laissent aucune miette de leur repas. Aujourd’hui, l’éco-pâturage, se répand. Mais les éleveurs n’ont pas tous la même vision de la technique. “ Beaucoup de communes louent des bêtes comme pour remplacer des tondeuses, mais nous sommes des éleveurs avant tout ”, explique Matthieu Pirès. La différence de ces offres passe également par l’étendu de la zone d’action. “ Certains sont capables de se déplacer des centaines de kilomètres pour subvenir aux demandes des différentes communes de France mais ça n’a rien d’écologique ! ” Des trajets incompréhensibles pour cet éleveur qui a déjà refusé des demandes de Nantes ou Limoges. La ferme de Milgoulle a d’ailleurs décidé de maintenir son périmètre d’action aux alentours de Rennes. Marielle Deport est la première adjointe de Châteaugiron, l’une des premières communes entretenue par la ferme Milgoulle. Pour elle aussi, l’aspect environnemental est un point fondateur de cette technique : D’autres personnes nous ont contacté mais elles n’avaient pas la même démarche. Avec peu de connaissances sur les animaux, elles sont plus loin géographiquement et n’élèvent pas de races anciennes… ” Matthieu Pirès n’a jamais démarché de communes et ne compte pas le faire. Pour lui, le bouche-à-oreille fonctionne déjà très bien.

Peu de retombées

En revanche, son activité d’éleveur est encore loin du compte :“Économiquement c’est vraiment difficile. On demande quand même aux communes de financer les frais liés à la labellisation bio de la viande. ” Avec deux salariés à plein temps, ainsi que quelques apprentis ou saisonniers de temps en temps, la ferme de Milgoulle essaye de s’en sortir coûte que coûte. Il faut dire que l’éco-pâturage offre un cadre naturel aux animaux, qui ont besoin de beaucoup plus de temps pour se développer. Mais ces contraintes sont également liées à la race rare et locale des moutons avranchins qui s’engraissent beaucoup plus lentement. Certes, la ferme de Milgoulle n’a pas à se soucier des loups mais les zones urbaines présentent elles aussi des points négatifs. En cinq ans, 700 agneaux ont été volés. Tous les ans, les frais pour soigner le troupeau des attaques de chiens s’élèvent à 10 000 euros.

Mais Matthieu Pirès ne s’inquiète pas : “ C’est un investissement à long terme, il faudra attendre environ 10 ans de plus pour voir si ça fonctionne ” Des années qui s’avèrent décisives pour les élevages. Depuis 5 ans, on suit l’évolution des troupeaux qui s’adaptent aux conditions climatiques, par exemple. Aujourd’hui, on a même des chevaux ! ”, explique Marielle Deport. Même si l’éco-pâturage peut donner une bonne image à une ville, elle peut au contraire révolter les personnes anti-viande. Des enjeux politiques auxquels Matthieu Pirès refuse de participer, “ on verra comment ça évolue et s’il faut planter des salades je le ferais mais je ne veux pas servir à une ville juste pour son image…” En attendant, la ferme de Milgoulle compte bien élever ses 400 brebis, 30 bovins, 75 chèvres et 3 chevaux autant que possible.