Economie circulaire et insertion avec « Envie » à Brest

A Brest, le magasin-atelier de réparation et de vente d’électroménager d’occasion Envie a ouvert ses portes. La deuxième boutique bretonne pour ce réseau présent sur tout le territoire national, et qui est avant tout une entreprise d’insertion. Des portes ouvertes sont organisées vendredi 9 et samedi 10 septembre.

C’est à Brest, dans la zone d’activité de l’Eau Blanche, le groupe coopératif Ressources T-Envie a ouvert son deuxième magasin en Bretagne. Ce sont en fait trois nouvelles entreprises qu’on trouvera sur place : Envie Transport, Envie Electroménager et Envie Autonomie, le tout dans l’ancienne usine SDMO, sur une surface de 4000m2. « Envie est une fédération nationale qui compte actuellement 52 magasins en France », explique Sophie Courbarien, chargée de communication chez Ressources-T Envie, Scic bretonne qui regroupe quatre entreprises d’insertion par l’activité économique : Envie 35, Envie 2E Recyclage BretagneEnvie Transport Bretagne et Trocabi. « Notre objectif est de travailler à la réinsertion par l’emploi de personnes qui en sont éloignées : bénéficiaires du RSA, chômeurs ou chômeuses longue durée, migrants… », poursuit-elle. Le tout couplé à une démarche d’économie circulaire : en collectant des appareils électroménager en déchetterie ou auprès de distributeurs partenaires, en en remettant une partie en état en changeant des pièces et/ou en réparant, et les revendant ensuite à des prix accessibles. « Nous considérons que le gaspillage est une hérésie au vue de l’urgence climatique », assure Ludovic Blot, directeur général de Ressources T-Envie.

Sur le site brestois, on trouvera ainsi un magasin de vente d’électroménager de seconde main, sur 300 m2, à des prix de 40 à 70% moins cher que du neuf, et un atelier de réparation.

Envie Transport, activité de collecte, de regroupement et de tri des déchets D3E (Déchets d’Equipement Electriques et Electronique) est également présente, et opérationnelle depuis février. Et décembre devrait voir l’ouverture de Envie Autonomie, une autre activité d’Envie, consacrée au reconditionnement et vente d’aides techniques et équipements médicaux (fauteuils roulants électrique ou manuels, déambulateurs, lits médicalisés…). « Nous les récupérons auprès des Ehpad et des particuliers, et nous leur redonnons une seconde vie. Ils ont ensuite vendus, sous garantie, à destination des particuliers, sur prescriptions médicales », détaille Ludovic Blot. Une fillère qui répond à des enjeux « d’accessibilité, et d’augmentation des besoins, qui sont de plus en plus élevés ».

En attendant, Envie Brest, qui embauche pour le moment 16 salarié.e.s dont 10 en insertion, organise une opération « portes ouvertes » les 9 et 10 septembre. Au programme : visite des ateliers, grande loterie, atelier « fresque des possibles » avec Le Lieu Dit le vendredi 9 à 17h30 (incriptions obligatoires), et Repair Café le samedi 10 à partir de 14h, en partenariat avec la recyclerie Un Peu d’R.

Pour plus d’infos : http://www.ressources-t.org/

 


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Un film pour se (re)connecter à la nature sauvage bretonne

Vincent Rannou, photographe animalier originaire du Centre Bretagne, a réalisé le documentaire « Connexion sauvage ». Un hymne à la nature sauvage locale, qui permet au spectateur de suivre ses pas, à l’affût des animaux qui peuplent les bois et forêts de la commune de Ploërdut (56).

Vincent Rannou est un photographe originaire du Faouet dans le Morbihan, spécialisé dans la photo sauvage animalière. C’est en 2017 qu’il découvre, initié par son frère, ce qui deviendra sa passion : saisir les animaux sur pellicule.

En 2019, il concentre son attention sur la petite commune de Ploërdut, dans le Morbihan, en plein centre Bretagne. Il fait ainsi plus de 250 sorties photos, soit environ 1000 heures passées en forêt, à l’affût de la faune sauvage bretonne. En 2021, il décide de réaliser un livre de photos, baptisé déjà « Connexion sauvage ». Il s’accompagne de Jessy Cotineau, auteure et journaliste, pour les textes. En juillet 2022, un nouvel ouvrage sort, plus grand avec davantage de photos, et en édition limitée à 500 exemplaires. Autre projet pour cette année : un film documentaire, afin « de sensibiliser sur la nature suivant un autre regard qui est la vidéo ».

C’est ainsi que le film « Connexion sauvage » débarque en avant-première dans certaines salles de cinéma bretonnes, avant une sortie officielle le 2 novembre.

Dans ce documentaire, réalisé avec Thibault Maitrejean, on suit Vincent, qui arpente les bois et forêts de Ploërdut, pour photographier la faune sauvage locale. Equipé de son matériel et habillé en tenue de camouflage, il se fond littéralement dans la nature pour y photographier ses habitants, en restant à l’affût. Tout en faisant partager au spectateur ses différentes techniques, il nous invite à observer sangliers, blaireaux, chevreuils, héron, rouge-gorges…le tout en journée, à l’aube mais également au crépuscule, deux moments importants pour la vie animale. Vincent nous fait part également de ce que lui apporte cette « connexion » avec la nature sauvage bretonne : un moment de sérénité, de calme, durant lequel il « prend le temps » et vit au rythme de la faune. Cette faune qui nous paraît commune, mais que nous connaissons finalement encore mal !

D’une durée d’environ une heure, le documentaire se regarde avec grand plaisir, d’autant plus que les images sont magnifiques, notamment celles réalisées par drone. Il permet de (re)découvrir la nature du centre Bretagne sous un nouveau jour, et donne envie d’en savoir davantage sur les animaux qui peuplent ce milieu. Et mieux connaître, c’est aussi mieux protéger ! Un enjeu particulièrement important en cette année où l’été très chaud restera dans les annales et où l’on commence tout juste à prendre conscience des véritables effets sur la biodiversité du réchauffement climatique…

Les dates de diffusion du film en salle sont disponibles sur le site : https://an-aer.bzh/

 

 

 

 

 


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La « Caravane des transitions » poursuit et termine son périple près de la Roche Aux Fées (35)

Sur le territoire de Roche Aux Fées Communauté, la « caravane des transitions » s’apprête à terminer sa tournée des communes avec deux dernières haltes en ce mois de septembre. Un projet, à l’initiative du réseau associatif Ideal, et qui a pour objectif de sensibiliser les habitant.e.s à la transition écologique. Interview avec Marion Doré, coordinatrice du projet.

 

En quoi consiste le réseau Ideal et comment s’est-il constitué ?

Sur le territoire de Roche-Aux-Fées Communauté, il y a beaucoup d’associations tournées vers la transition écologique, la protection de l’environnement, la création de lien social, la culture…En 2018, une projection du film « Après demain » de Cyril Dion a eu lieu à Retiers. Plusieurs spectateurs ont alors émis l’idée de se réunir et de mettre en place des actions. Il y avait notamment l’idée d’organiser un événement festif itinérant, qui permettrait d’aborder les thèmes de l’écologie, de l’urgence climatique, du lien social. C’est ainsi que s’est constitué le réseau Ideal, qui signifie « Ici Demain Ensemble Agissons Localement », qui est devenu une association loi 1901 par la suite. La Communauté de Communes de la Roche-Aux-Fées est alors venue rencontrer les membres, dans l’optique de répondre ensemble à l’appel à projet « Mobiliser les breton.ne.s pour la transition » lancé par la Région et l’Ademe. Le projet de « caravane des transitions » itinérante a ainsi été imaginé, et retenu.

Concrètement, comment se déroule cette caravane ?

C’est un dispositif itinérant, qui se déploie sur une ou plusieurs communes, lors de chacune des six haltes prévues. Durant trois jours, les vendredis samedis et dimanches, nous nous installons dans un lieu stratégique, afin d’aller à la rencontre des habitants. L’idée est de rassembler un maximum de citoyens et citoyennes. Nous avons à disposition des livrets, des documents, des jeux, qui aident à la discussions et à réfléchir sur les transitions. Le chantier d’insertion « Lever de rideau » de Redon (35) nous a créé un dispositif modulable, avec beaucoup de rangements, et des panneaux en forme de caravane. On peut ainsi facilement collecter les besoins et envie des habitant.e.s, afin de les faire remonter à la Communauté de Communes par la suite. La Caravane a aussi comme objectif de mettre en valeur les initiatives existantes sur le territoire. Et à chaque fois, on co-construit le programme avec les associations locales.

Quel est l’accueil du public ?

Pour le moment, nous avons réalisé quatre haltes, ce qui représente 12 jours d’animations. Nous avons vus des personnes qui sont venus une première fois, qui ont découvert le projet, et qui sont revenues et devenues bénévoles ! Il y a d’autres qui ont calculé leur empreinte carbone pour la première fois, et qui se sont aperçus que celle-ci était élevée. Des familles se sont intéressées au thème de la mobilité douce et réfléchissent désormais à l’usage du vélo au quotidien pour remplacer la voiture…Il a des questionnements !

Il ne reste plus que deux étapes avant la fin de projet. Quel est le programme ?

Les 9, 10 et 11 septembre, nous seront à Amanlis. Le thème de cette halte sera la biodiversité. Le vendredi 9 septembre, le film « Des abeilles et des hommes » sera diffusé à 20h30 à la salle polyvalente, suivi d’un temps d’échange. Le samedi 10, des animations seront organisées toute la journée, notamment une sortie nature. On pourra participer également à des ateliers et à une conférence autour de la biodiversité et la pollution des océans, grâce à l’association « La fresque océane ».

La dernière halte aura lieu du 23 au 25 septembre, sur les communes du Theil De Bretagne, Arbriselle et Retiers, autour des thèmes de l’agriculture et de l’alimentation durable, un thème très important pour la transition écologique. On essaiera de trouver ensemble des solutions adaptées au territoire. Le dimanche 25 sera la journée de clôture de la caravane, l’occasion de passer une journée conviviale et festive pour conclure le projet.

 

 

Tout le programme détaillé est sur le site https://reseau-ideal.fr/

Un financement participatif est en cours, pour collecter des fonds pour la caravane : https://www.helloasso.com/associations/ideal-ici-demain-ensemble-agir-localement/collectes/caravane-des-transitions

 


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Quand culture, art et nature dialoguent sur le littoral morbihannais

Un «campement artistique » provisoire et collectif est actuellement installé jusqu’au 18 septembre, sur la commune de Locmiquélic dans le Morbihan, sur le site des marais de Pen Mané. Un projet original qui permet de faire cohabiter artistes, associations locales, et biodiversité.

Dans le cadre du Plan de Relance, le gouvernement avait choisi de dédier une enveloppe de 30 millions d’euros pour un programme de soutien à la conception et la réalisation de projets artistiques, baptisé «Mondes Nouveaux», avec une attention particulière pour les jeunes créateurs et créatrices. 264 projets ont ainsi été soutenus dans toute la France. En Bretagne, à Locmiquélic dans le Morbihan, le Conservatoire du Littoral propose dans ce cadre l’événement « Campement artistique pour le littoral », qui se déroule depuis le 20 août et jusqu’au 18 septembre, sur le site de Pen Mané.

Imaginé par Amélie-Anne Chapelain, productrice artistique, Guillaume Jouin, architecte, et Ola Maciejewska, danseuse et chorégraphe, le projet consiste en la création d’un « campement » pour littoral, « provisoire et collectif », « dédié à l’art et à la nature environnante », peut-on lire dans le dossier de presse dédié. « Architectural et chorégraphique, le programme propose une cohabitation douce avec la faune du site, une réflexion sur le « conservatoire du vivant » et des rencontres entre danseurs, scientifiques et naturalistes ».

On pourra ainsi assister à différents rendez-vous : des ateliers quotidiens pour les enfants et les familles autour du « faire soi-même », des rencontres quotidiennes « Art du littoral » qui permettent de donner la parole à un ou une usager/usagère du site (artiste, botaniste, architecte…), des « évents » et veillés le week-end avec des concerts, performances, DJ set, projection de film…en compagnie d’associations du territoire…Des aménagements spécifiques et temporaires ont été prévus : un « espace-café » en collaboration avec le tiers-lieu de Gâvres « Maison Glaz », un belvédère pour les observations, et un « laboratoire », abri pour les artistes en résidence.

De quoi permettre, outre la découverte artistique, celle du marais de Pen Mané, qui abrite une riche biodiversité sur 65 hectares et qui abritait par ailleurs il y a quelques années…un camping municipal. La boucle est bouclée !

 

Plus d’infos

https://campementartistique.camp.bzh/

 


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A Concarneau, La Konk Creative lance un appel aux dons pour son futur tiers-lieu

La Konk Creative, tiers-lieu culturel mais aussi espace de coworking, atelier partagé, salon de thé et espace d’exposition, va ouvrir ses portes en Concarneau. Afin d’aider à l’équipement et à l’ameublement du bâtiment, un financement participatif a été lancé.

« Faire soi-même », mais aussi « Faire ensemble », tels sont les deux mots d’ordre de la Konk Creative, projet de tiers-lieu culturel qui va ouvrir ses portes prochainement à Concarneau, dans le quartier du Passage-Lanviec. Un projet né sous l’impulsion d’un collectif de citoyennes et de citoyens habitant l’agglomération, regroupés depuis 2019 dans une association de préfiguration. On trouvera dans le bâtiment, qui a été acheté en 2020 et dont la rénovation a débutée l’année dernière, plusieurs espaces : un atelier autour du « DIY » avec du matériel, une zone de coworking (travail partagé), un espace expo-vente autour de l’artisanat d’art avec des créatrices et créateurs locaux, et un salon de thé qui servira des produits bios et issus de circuits courts. « L’essence de la Konk Créative, c’est le partage et la transmission de savoir-faire autour des loisirs créatifs. L’idée est donc de réunir une communauté faite d’un côté de passionnés désireux d’échanger autour de leur passion avec, de l’autre côté, des amateurs souhaitant découvrir de nouvelles pratiques. », peut-on lire sur le site internet de l’association, qui est aussi complétée désormais par une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) baptisée « La Coop Creative », composée d’une quarantaine d’associé.e.s, qui exploitera le futur tiers-lieux, et d’une SCI pour la gestion du batiment.

Afin d’équiper le lieu en matériel pour l’atelier partagé, meubler le salon de thé, l’espace de coworking, les salles de réunion, et acquérir des matérieux pour le mobilier et la décoration, un financement participatif a été lancé sur la plateforme bretonne Kengo. Objectif : 10 000 euros. En contrepartie de leurs contributions, les donateurs pourront recevoir des objets fabriqués par la Konk Creative : carnet fabriqué à base de papier de récup’, bourse en chute de tissu, sac en voile de bateau recyclée…dans l’esprit du « faire soi-même » et « upcycling » qui caractérisent bien le projet.

 

Pour participer, direction la plateforme Kengo : https://kengo.bzh/projet/3940/equipons-la-konk-creative




La P’Art Belle, l’autre possible des festivals bretons

Les 3 et 4 septembre, le festival La P’Art Belle investit de nouveau le domaine de Kerlevenan à Sarzeau, sur la presqu’île de Rhuys (56). Cette année, c’est le thème de l’océan qui a été retenu. Petite jauge, artistes « découvertes », ateliers, table-ronde…tout est fait pour faire de l’événement un moment convivial à taille humaine durant lequel on se divertit et on réfléchit sur les transitions écologiques. Présentation avec Louise Robert, fondatrice de ce micro-festival engagé.

Cette année, la thématique du festival est l’océan. Pourquoi ce choix ?

Cela nous a semblé une évidence, dans le sens où l’une des caractéristique de la région Bretagne est d’être entourée par la mer. C’est parfois méconnu, mais les océans sont notre « deuxième poumon », ils nous permettent de respirer sur terre. C’est important de comprendre ce qui s’y passe et comment les protéger, car ils sont nécessaires à notre survie. Avec le festival, nous proposons d’aller à la découverte de l’océan, et que chacun et chacune puisse repartir avec des informations et l’envie de s’engager. L’idée, c’est vraiment d’explorer ce milieu. On retrouve cela par ailleurs via l’affiche, qui met en scène deux personnes qui plongent dans ce qui semble être les abysses…

Comment s’articule le programme sur les deux jours ?

Il y aura des spectacles, des ateliers, des expositions…le tout autour de l’océan.

Le samedi, on pourra ainsi découvrir un conte tout public, « Hector Le Pêcheur », en prélude à une table-ronde sur la pêche responsable, avec un représentant des pêcheurs-ligneurs du Morbihan, Claire Nouvian de l’ONG Bloom, une restauratrice rennaise spécialisée, un représentant de la plateforme Poiscaille qui développe le circuit court autour du poisson…Les enfants de l’école Vert Marine du Hézo viendront aussi présenter ce qu’est une Aire Marine Educative et leur travail autour.

Le dimanche, place au spectacle participatif « La pirate écologique », parrainé par Yann Arthus Bertrand. Une table-ronde évoquera le transport à la voile comme alternative au transport maritime, avec notamment la présence de l’entreprise Grain de Sail, et un autre temps d’échange  aura lieu avec le navigateur Yvan Bourgnon pour évoquer son engagement autour de la protection de l’océan. L’association Escale Bretagne viendra présenter le projet « Strollad Cezembre », un projet qui consiste à former des personnes en situation de handicap pour que celles-ci puissent animer des animations à la découverte du milieu marin. Autre atelier proposé: de la sérigraphie autour du thème de la mer, avec Octopus.

Sans oublier durant tout le week-end une librairie éphémère avec des ouvrages en lien avec le thème du festival, ou encore une exposition photos avec les associations Ar’Images” et “Image sans frontière” (les festivaliers pourront par ailleurs acheter les clichés exposés).

Et bien entendu des concerts : Gaël Faure avec un projet inédit et des invités surprises le samedi, la chanteuse November Ultra, et un spectacle à danser « Les Rendez-vous du Tout Monde ». Le dimanche, le groupe rennais Mermonte se produira, tout comme la chanteuse d’origine grecque Daphné Kritharas. Nous voulons faire découvrir au public des artistes encore peu venus dans le secteur, et sensibles à notre démarche.

Hormis dans la programmation, comment la transition écologique infuse-t-elle dans l’organisation du festival ?

Avec la P’Art Belle, on se propose d’expérimenter, de tester des choses, qui marchent, ou pas. C’est un espace à la fois collectif et créatif. On veut aller de l’avant sur la limitation de notre empreinte écologique en terme d’organisation d’événement. Nous nous sommes vraiment construits sur cette idée de créer un autre type de festival, mais cela ne va pas sans certaines contraintes techniques encore présentes : comment accueillir des groupes ou des projets artistiques dans un cadre prônant la sobriété ? On ne dit pas qu’on a la solution, mais on essaie en tout cas de limiter notre consommation, notamment énergétique, avec l’utilisation par exemple d’enceintes solaires. Il faut beaucoup de sensibilisation et de pédagogie.

Est-ce que tu sens le public davantage réceptif à ce type d’événement ?

C’est encore les prémices, mais on sent qu’il a envie d’avoir une expérience qui soit davantage à taille humaine. A la P’Art Belle, on peut venir en famille, le côté intergénérationnel plaît, de même que la dimension « multiforme ». Aborder une thématique à la fois sociétale et mondiale par le prisme artistique permet de se questionner et de s’interroger, et de revenir chez soi avec des pistes d’actions.

Dans un article publié dans le journal Le Monde du 17 août, le Prodiss (Syndicat National du spectacle et de la variété) évoque, pour septembre « un bilan financier des festivals, et une réflexion sur un modèle économique qui semble « arriver en fin de cycle ». Comment vois-tu la situation ?

On voit que certains « gros » festival sont en difficulté, et doivent arriver à des taux de remplissage de 90 ou 95% pour atteindre l’équilibre, ce qui est énorme. Dans ce cas, un grain de sable peut faire vite dérailler la machine. A l’inverse, sur des petits formats comme le nôtre, l’action citoyenne et bénévole est très importante, c’est aussi compliqué à péréniser… Il faut tester, expérimenter, ouvrir le cadre. Et il faut aussi que les élus soient mobilisés dès aujourd’hui sur la culture, afin d’aider des associations et acteurs qui peuvent être en situation de fragilité.


Pratique :

Le programme est disponible sur le site https://www.lapartbelle.bzh/

Les tarifs : 15 euros la journée, 10 euros tarif réduit, gratuit pour les moins de 10 ans

Offre Duo (deux billets pour une journée) : 25 euros / Offre duo week-end : 45 euros

Opération « Sors tes couverts » : Ramenez vos gobelets et votre vaisselle

Pour venir : à vélo avec 50% de réduction sur la location avec Veloc’Ouest, bus, train ou co-voiturage encouragé.

Restauration et buvette locale

Accès personnes à mobilité réduite

 

 

Retrouvez le portrait de Louise Robert ici : http://www.eco-bretons.info/portrait-de-femme-n8-louise-robert-lexploratrice-de-la-transition/

 

 


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