Précarité alimentaire à Morlaix : Des étudiant.e.s s’unissent aux épiceries solidaires afin d’agir

(Plume citoyenne) Dans le cadre d’un Projet d’Initiative et de Communication, des étudiantes en 2nd année de BTS GPN au lycée de Suscinio ont décidé d’apporter leur contribution à la lutte contre la précarité alimentaire à Morlaix .

Suite à l’arrivée de la crise sanitaire actuelle, de nombreux citoyens ont été impactés financièrement, ceux-ci représentent plusieurs types de foyers qui ont vu leur revenu s’amoindrir, voire disparaître. L’alimentation étant une part importante des dépenses liées aux besoins essentiels, les demandes d’aides alimentaires ont drastiquement augmenté.

De ce fait, le but est d’aider les épiceries et associations solidaires à récolter d’avantages de produits alimentaires.

Les Restos du Coeur ainsi que Roul’Paniers ( géré par le CCAS de la ville de Morlaix ) sont deux épiceries solidaires de Morlaix choisies pour être les destinataires des dons. Plusieurs collectes de produits alimentaires et d’hygiène auront lieu dans différents supermarchés, aussi les citoyen.nes auront le choix de faire un don monétaire tout simplement.

Les collectes se dérouleront le week-end du 2 avril au 4 avril 2021 dans trois supermarchés différents:

● Lidl ( 6 Rue Léonard de Vinci à Morlaix) : le vendredi 2 avril, de 13h30 à 17h

● Biocoop Coccinelle ( 3 Rue Marcelin Berthelot à Saint-Martin-Des-Champs) : le samedi 3 avril, de 9h à 17h

● Intermarché ( Rue de Brest à Morlaix) : le dimanche 4 avril, de 9h à 12h

Chaque concitoyen.e souhaitant lutter contre la précarité alimentaire à Morlaix, et ayant envie de participer à cette action communautaire est invité.e .




Kokozenn, les vêtements engagés pour les océans à Trébeurden (22)

Créée par Valentin Renon et Marion Creignou, la marque Kokozenn propose des vêtements en textile 100% recyclés. Le duo recycle également les déchets marins qu’ils ramassent sur les plages en bracelets, grâce à des machines fabriquées par leur soin en matériaux de récupération.

C’est à Trébeurden, au bord de mer, dans les Côtes-d’Armor, qu’est ancré désormais l’atelier de Kokozenn La marque de vêtements écologique et engagée a d’abord pris naissance au Relecq-Kerhuon, près de Brest, en 2018, sur une idée de Valentin Renon. « J’avais passé 10 ans dans la Marine Nationale, et j’avais envie de changer de voie et de créer une marque qui soit tournée vers l’océan » explique-t-il. Le projet Kokozenn (qui signifie « cocotier » en breton) est alors lancé, et Marion Creignou, compagne de Valentin, rejoint l’aventure de la marque de vêtements « surfwear ».

Au départ, les premiers t-shirts et sweats sont réalisés en coton bio certifié GOTS, provenant du Bangladesh. « On avait un fournisseur dans le Gard qui gérait toute la fabrication », précise le couple. De fil en aiguille, ils décident d’aller plus loin dans la démarche en proposant des vêtements fabriqués à base de textile à 100% recyclés, plus conformes à leur idée de départ. Après un an de recherche, ils découvrent une fibre espagnole, composée « pour moitié de coton recyclé, et pour moitié de PET (le plastique des bouteilles) recyclé », détaille Valentin. Le tissage et la fabrication des vêtements est réalisé au Portugal, et l’impression des logo dans l’atelier de Trébeurden. Afin de pouvoir lancer cette gamme, un financement participatif a été lancé, qui a permis de récolter plus de 29 000 euros pour 700 pré-commandes !

La boutique en ligne de Kokozenn (capture d’écran)

Des déchets marins valorisés

En parallèle de leur ligne de vêtements, Valentin et Marion s’engagent dans la protection des océans, en mettant en place un partenariat, dès les débuts du projet, avec l’association Surfrider Foundation, et en lui reversant une partie de leur chiffre d’affaire. Rapidement ils organisent également des opérations de ramassage de déchets sur les plages. Ils ont alors un déclic, lorsqu’ils apprennent, au détour d’une émission du journaliste Hugo Clément, qu’il est difficile de savoir où part tout ce plastique par la suite. En effet, il est souvent revendu dans des pays étrangers, comme par exemple en Malaisie. Ils décident alors de monter leur propre filière de recyclage, et créent leur propres machines, afin de valoriser ces déchets marin, « Les machines ont elle même été créée à partir de matériaux de récupération, grâce à des plans en open source », souligne Valentin. Des bracelets, à base de cordage notamment, voient ainsi le jour en 2019.

On peut retrouver ces bracelets et les vêtements de Kokozenn sur internet, ainsi que dans une boutique de créateurs sur Vannes. Le duo propose aussi une gourde isotherme, afin de remplacer au quotidien l’usage des bouteilles plastiques. Et envisage de lancer prochainement une nouvelle opération de financement participatif afin de compléter la gamme textile par un article typiquement breton : la marinière. Toujours en tissu recyclé !

Plus d’infos : https://www.kokozenn.com/




La consultation du public sur l’eau et les inondations est lancée

Jusqu’au 1er septembre, le public est invité à participer à la nouvelle Consultation sur l’Eau. Objectif : « savoir si le public approuve les actions et moyens mis en œuvre pour améliorer l’état des eaux du bassin Loire-Bretagne ».

Ca se passe quand ?

 Du 1er mars au 1er septembre 2021

C’est quoi ?

Dans chaque bassin (ici en Bretagne nous sommes dans le bassin Loire-Bretagne), la population et les organismes sont consultés et invités à donner leur avis sur la gestion de l’eau. Cela se passe régulièrement (il y avait déjà eu une consultation en 2012-2013 par exemple), aux différentes étapes d’élaboration des politiques qui définissent la gestion de l’eau (SDAGE), et une telle opération dure six mois.

Pour quoi faire ?

L’objectif, avec une consultation, est d’associer les citoyens aux décisions concernant la gestion de l’eau sur le bassin versant, et qu’ils puissent donner leur avis sur les grands problèmes à résoudre pour retrouver une qualité de l’eau qui soit optimale. Depuis 2005, et conformément à la loi européenne, les citoyens sont consultés lors de l’élaboration des SDAGE. Un SDAGE est un Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux. Concrètement, c’est un plan d’action pour la reconquête de la qualité des eaux à l’échelle d’un bassin hydrographique. (ici, Loire-Bretagne). Un SDAGE. définit pour une durée de six ans des objectifs et des moyens afin d’améliorer la qualité de tous les types d’eaux : rivières, nappes souterraines, lacs, mais aussi les eaux littorales. Au bout de six ans, on évalue les résultats, et on réfléchit au prochain SDAGE..

Sur quoi porte la consultation actuelle ?

  • Sur le projet de SDAGE 2022-2027, à l’échelle de chaque bassin
  • Sur les projets de plans de gestion de risque des inondations (PGRI) pour 2022-2027

 « Ces documents qui  tracent sur le territoire du bassin Loire-Bretagne les politiques publiques pour l’eau et les risques d’inondation sont en cours d’élaboration. Ils seront adoptés début 2022 et mis en œuvre de 2022 à 2027 », explique l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne sur son site internet.

Comment participer à la consultation ?

 Le but du questionnaire sera de savoir si le public approuve les actions et moyens mis en œuvre pour améliorer l’état des eaux du bassin.

On peut y répondre par internet, via la page https://sdage-sage.eau-loire-bretagne.fr/home.html

De même, il est possible également d’envoyer une contribution libre sur papier ou par courrier à sdage@eau-loire-bretagne.fr

A quoi ça sert ?

Les avis seront étudiés par le Comité de Bassin et l’Etat, qui les prendront en compte dans l’élaboration des propositions qui seront faites.

Plus d’infos : https://agence.eau-loire-bretagne.fr/home.html




Les alternatives aux pesticides, c’est par ici !

Le 20 mars a démarré la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides. Objectif de l’opération, cordonnée par l’association Génération Futures, et à laquelle participent une quarantaine de partenaires : «  informer sur l’impact des pesticides sur la santé et l’environnement », « promouvoir les alternatives aux pesticides » et « fédérer un réseau d’acteurs et mobiliser un large public ». Cette année, c’est la souveraineté alimentaire qui est mise à l’honneur.

Cette année, situation sanitaire oblige, de nombreuses actions se déroulent en ligne. En Bretagne, on pourra ainsi retrouver des conférences, organisées notamment par l’association Eau et Rivières de Bretagne, autour des « biocides » les 23 et 26 mars. A Lamballe, un temps d’échange autour de « l’alimentation du futur » est proposé le 25 mars. Des « ateliers virtuels » sont également organisés, comme par exemple la fabrication de produits ménagers maison le 27 mars avec Eau et Rivières de Bretagne. Lannion-Tregor-Communauté, dans les cadre des programmes des bassins versants du Léguer, Lieue de Grève, et Jaudy-Guindy-Bizien, propose, avec des associations locales (Eco-centre du Trégor, War an Dro Nature et Ulamir-CPIE Pays de Morlaix-Trégor) trois tutoriels vidéo : construction d’un abri pour les hérissons, de nichoirs à oiseaux, et nichoirs à insectes, à retrouver sur http://www.vallee-du-leguer.com/La-Semaine-pour-les-alternatives-aux-pesticides

Certains événements sont cependant maintenus en « présentiel ». C’est le cas de certaines expositions en extérieur, balade, stand sur les marchés…A Melrand (56), une rencontre-échange autour du paillage aura lieu le mercredi 24 mars à 14h sur le parking de la médiathèque. A Saint-Thuriau (56), un atelier « pharmacie du jardinier » se tiendra mercredi 24 mars à la médiathèque également, en effectif réduit. Et du côté de Pontivy (56), une distribution de compost se tiendra le vendredi 26 et samedi 27 mars, sur l’aire de compostage de la Zone du Signan.

Le programme est amené à évoluer en fonction des directives sanitaires. Il est à retrouver sur le site de la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides.

A noter que des projections de films et ciné-débat se déroulent jusqu’au 30 mars sur la plateforme Imago. Au programme : Regards sur nos assiettes, La Vie est dans le Pré, Ceux qui Sèment, Recettes pour un monde meilleur….A retrouver sur https://www.imagotv.fr/festival/semaine-pour-les-alternatives-aux-pesticides




Avec le « 3% asso », le Buzuk aide les associations de son territoire

La monnaie locale de Morlaix, le Buzuk, a mis en place un système vertueux permettant d’aider le tissu associatif local : Le « 3% asso ». Lorsqu’un utilisateur convertit ses euros en Buzuks, il choisir une association à soutenir, qui bénéficiera alors de 3% des sommes échangées par an. L’association morlaisienne En Vrac à l’Ouest est la première à bénéficier du dispositif.

Lancée en 2016, la monnaie locale complémentaire et citoyenne « Le Buzuk » s’utilise sur le Pays de Morlaix (Léon, Trégor, Monts d’Arrée), sous la forme de billets de 1, 2, 5, 10 et 20 Buzuks. Un Buzuk vaut un Euro. Les utilisateurs (qui sont obligatoirement des adhérents) peuvent échanger leurs Euros en Buzuks dans des « comptoirs de changes » répartis un peu partout sur le territoire, mais aussi sur les stands Buzuk sur les marchés ou lors d’événement. Une fois des Buzuks en poche, le citoyen peut alors procéder à ses achats dans des prestataires du réseau.

Depuis l’an dernier, la monnaie locale a lancé le système du « 3 % associatif ». Un dispostif qui permet de soutenir les associations du territoire. Le principe est simple : les adhérents ont la possibilité de parrainer une association du territoire, « qu’elle soit adhérente ou non, et de tout type », précise Lucie Knappek, salariée du Buzuk. Si 20 parrains sont comptabilisés, l’association recevra 3 % des Buzuks échangés par an par les parrains. Exemple : si un utilisateur convertit 100 euros, il recevra 100 Buzuks. Ses 100 Euros seront placés à la coop financière de la Nef pour soutenir des projets solidaires, il pourra dépenser ses 100 Buzuks chez les prestataires du réseau, et l’association qu’il parraine recevra alors 3 Buzuks. Ainsi, si une association a 20 parrains qui échangent 150 Euros par mois en Buzuks, elle recevra sur une année plus de 1080 Buzuks, qu’elle pourra dépenser dans le réseau. Ce parrainage, inspiré par ce qui fait dans le Pays Basque avec la monnaie locale l’Eusko, est financé par la commission de 4 % que les prestataires paient si ils convertissent leurs Buzuks en Euros.

C’est ainsi que l’association En Vrac à l’Ouest, qui promeut le zéro déchet sur le territoire morlaisien, vient de recevoir un chèque de 982 buzuks, grâce à 22 parrainages. « L’idée, c’est que l’association qui reçoit les fonds réinvestisse à nouveau avec la monnaie locale dans l’économie du territoire », souligne Lucie. Un cercle vertueux bien utile pour faire vivre les commerçants locaux, mais aussi les associations, dont beaucoup ont été durement touchées par la crise sanitaire.

Plus d’infos :

https://www.buzuk.bzh/le-buzuk/le-buzuk-soutient-les-assos