[Défi Famille Zéro Déchet] Comment sont triés nos déchets ? Visite au centre de tri TriGlaz à Plouedern (29)

[Défi Famille Zéro Déchet] Comment sont triés nos déchets ? Visite au centre de tri TriGlaz à Plouedern (29)
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Que deviennent nos déchets une fois déposés dans des conteneurs de tri sélectif ou dans les sacs jaunes ? Pour le Nord Finistère, ils sont envoyés au centre de tri TriGlaz, à Plouédern. Visite en compagnie d’un groupe de participants du Défi Famille Zéro Déchets.

 

Le centre de tri TriGlaz est installé à Plouédern (29). Mis en service depuis 2013, il couvre 9 communautés de communes du Nord Finistère, soit une population de 540 000 habitants. Il est dimensionné pour valoriser 30 000 tonnes d’emballages ménagers par an (sacs jaunes). Le centre a ouvert ses portes à un groupe de citoyens participant au « Défi Famille Zéro Déchet » mis en place par Morlaix Communauté. Céline, chargée de communication à TriGlaz, nous a fait visiter le centre et nous a décrit le processus de tri :

 

1ere étape : L’alimentation

Les camions contenant les déchets recyclables arrivent sur un pont-bascule sur lequel ils sont pesés. On identifie en même temps leur provenance. Ils déchargent ensuite leurs bennes. Les déchets sont alors orientés suivant leur nature (en sac, en vrac déjà triés…).

27 000 tonnes sont ainsi traitées par an, et 100 tonnes sont triées par jour.

 

2ème étape : le Trommel

Les déchets tombent sur un tapis roulant, et remontent jusqu’à un grand tube, appelé « Trommel », qui va faire un premier tri. Les trous du Trommel permettent de trier les déchets suivant leur taille et leur forme.

 

 

 

3ème étape : le tri balistique

La machine de tri balistique permet de séparer les corps creux des corps plats. Les déchets y rebondissent comme sur un trampoline.

 

4ème étape : la presse à paquets

Tout ce qui est en acier va être attrapé par un aimant « overband », pour être ensuite amassés en paquets. Les paquets vont par la suite être transformés en aciérie.

 

5ème étape : le tri optique

L’étape de tri optique, qui est constituée de 3 machines, permet de reconnaître, grâce à des caméras, la densité de plastique des bouteilles suivant leurs couleurs. L’objectif est qu’à l’arrivée en cabine de tri, il n’y ait plus que deux types de bouteilles à tirer.

 

6ème étape : La cabine de tri

14 trieurs se relaient par équipe dans cet espace qui permet d’affiner le tri des bouteilles (bouteilles épaisses, bouteilles transparentes…) et du papier. Ce sont ainsi 600 kilos/heure/trieur qui y défilent !

 

7Ème étape : Les alvéoles

Les déchets triés sont classés dans de grandes alvéoles qui permettent de les regrouper par famille de matériaux (PET, Alu, PEHD…). 10 matières sont ainsi traitées.

 

8ème étape : La presse à balles

Les déchets ainsi récupérés vont être agglomérés en grande balles. Les balles de bouteilles sont ainsi constituées de 6000 à 12000 bouteilles suivant la matière, et peser environ 400 kilos.

 

 

 

Après tout ce processus de tri, on pourra recycler les déchets, qui seront ensuite expédiés dans des usines de traitement, et transformés en paillette, lingot d’acier, rouleau de papier…qui donneront naissance par la suite à d’autres objets. Ainsi, un lingot d’acier pourra permettre de fabriquer des canettes, des boites de conserves, des outils, des casseroles, des clés…Le papier recyclé pourra servir à l’impression de nouveaux journaux. On retrouvera des bouteilles colorées dans le tissu polaire, les intérieurs de doudoune, de couettes…

 

 

La caractérisation

18 fois par et par communautés de commune, on va analyser le contenu d’une tournée de collecte. Cela permet de constater les erreurs de tri, et de travailler avec les collectivités sur plus de sensibilisation et d’information des publibs. Les erreurs plus fréquentes : le verre. On trouve également beaucoup de couches jetables dans les collectes de tri sélectrif, alors que les couche ne sont pas recyclables ! Plus étonnant, ont été déjà retrouvés parmi les déchets des pneus, des voiles de planche à voile, des câbles eléctriques…et beaucoup de cassettes vidéo.Ce qui peut entrainer de gros problèmes pour les chaines de tri.

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Marie-Emmanuelle Grignon

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