Les friperies morbihannaises « Magasin partage » font s’accorder économie circulaire avec solidarité

Magasin Partage est une association à but non lucratif, qui a lancé deux boutiques à Vannes et Lorient, sur le modèle des « Charity Shops » anglais. On peut y faire don de vêtements, qui y sont ensuite revendus à tous et toutes à petit pris. Les bénéfices sont ensuite reversés à des associations caritatives.

Connaissez-vous le principe des Charity Shops anglais ? Ces boutiques collectent des articles de seconde mains (le plus souvent des vêtements) afin de les revendre. Les bénéfices réalisés sont ensuite reversés à des associations caritatives. C’est sur ce modèle qu’a été créé le concept « Magasin Partage », par Emilie et Laurent Delpierre, qui ont eu l’occasion de le découvrir lors d’un séjour d’un an en Angleterre en 2016. A leur retour en France, ils lancent une première échoppe « Magasin Partage » à Vannes. Puis une seconde, il y a quelques mois, à Lorient.

Le principe de Magasin Partage, qui fonctionne sous forme associative non lucrative, est simple. « Nous collectons des vêtements auprès de particuliers, qui peuvent nous les déposer en boutique, ou via notre site internet. Ceux-ci sont alors vendus dans nos magasins. Les bénéfices réalisés sont ensuite reversés à des associations caritatives, comme c’est le cas actuellement pour le Secours Catholique », explique Clémence Rouselle, chargée de communication chez Magasin Partage.

Dans chacune des deux boutiques, on trouve un.e responsable salarié.e, épaul.é.e par une vingtaine de bénévoles et des volontaires en service civique, et quelques alternant.e.s.

En plus de la vente de vêtements qui se fait comme dans n’importe quelle friperie classique, des atelier sont aussi organisés, comme par exemple des « relookings » pour des personnes envoyées par des structures partenaires (CCAS, Pôle Emploi…), dans la perspective d’un entretien d’embauche par exemple.

Si n’importe qui peut venir faire ses achats de vêtements de seconde mains en boutique, les personnes en situation de précarité, mais aussi les étudiant.e.s, peuvent bénéficier d’une ristourne de 50%, sur des prix « déjà peu élevés pour faciliter l’accès au plus grand nombre », souligne Mathilde Rousselle.

Pour développer le projet et continuer à essaimer les boutiques, Magasin Partage a lancé une cagnotte sur la plateforme bretonne Kengo. Pour y participer, rendez-vous sur https://kengo.bzh/projet/3418/une-jolie-friperie-associative#projet

 


Eco-Bretons vous propose une information gratuite. Pour pouvoir continuer à le faire, nous avons besoin de vos contributions ! Chaque don, même tout petit, compte. Et en plus, c’est déductible de vos impôts, Eco-Bretons étant une association reconnue d’intérêt général !

Propulsé par HelloAsso



Ty Waste, un site internet breton qui facilite la coopération des professionnels

Quand les déchets d’une organisation peuvent devenir les ressources d’une autre…l’entreprise vannetaise Ty Waste met en lien grâce à son site internet des professionnels (entreprises, associations, collectivités) afin de faciliter dons, échanges et ventes, dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire.

A l’origine de Ty Waste, on trouve trois amis : Vincent, Romain et Aurélien. « Vincent, qui était ingénieur spécialisé dans le bioplastique, se retrouvait souvent avec du matériel sur les bras, notamment des palettes, et ne savait pas quoi en faire. Pourquoi ne pas en faire bénéficier d’autres organisations, mais comment faire pour qu’elles aient l’information ? », raconte Aurélien. On est en 2018 et ils ont alors l’idée de créer un site qui « serait un peu comme LeBonCoin, mais pour les professionnels ». En 2019 ont lieu les deux premières transactions, dans le domaine de l’évènementiel, qui marqueront le démarrage de l’aventure. « L’entreprise Métro avait des centaines de tabourets en carton, qu’elle ne savaient pas comment utiliser. Le Salon Nautique de Paris les a récupéré. Idem avec de la moquette installée au Palais des Congrès de Lorient, qui a servi pour la course solidaire La Vannetaise.

Avec l’apparition du Covid et la crise sanitaire, les évènements se sont arrêtés. Une période qui a été mise à profit par Ty Waste pour lancer la première version du site internet. « Puis, on a discuté avec Golfe du Morbihan-Vannes Agglomération, et on s’est rendus compte que les collectivités voulaient aussi échanger avec les entreprises et les associations, et développer cette branche de l’économie circulaire qu’on appelle « Ecologie industrielle et territoriale » », précise Aurélien.

Aujourd’hui, grâce au site internet de Ty Waste, les professionnels (Grandes entreprises, TPE-PME, artisans) mais aussi les collectivités et les associations peuvent proposer via des annonces du matériel destiné à la benne, des déchets ou rebuts, qui peuvent devenir une matière première pour une autre organisation. « Il peut y avoir des échanges, de la vente, de la location de machines, des dons », détaille Aurélien. Les annonces sont gratuites. On peut trouver ainsi des chutes textiles en don issues d’un atelier morbihannais, du mobilier d’entreprise (tables, armoires), des planches de coffrage, du broyat de végétaux, des palettes…qui pourront alors trouver une deuxième vie auprès d’une autre organisation. Ty Waste travaille ainsi avec le micro-festival engagé La P’Art Belle à Sarzeau, qui devrait bénéficier de vaisselle pour sa prochaine édition. Sur le site internet, on peut aussi trouver un système de « groupes privés », qui permet aux acteurs d’un même secteur d’activité d’échanger.

Mais le projet de Ty Waste ne se limite pas à un site internet. L’entreprise propose aussi des ateliers « de synergie » pour les collectivités, comme ce fut le cas sur Belle-Ile-En-Mer. « Ce genre d’opération permet de faire se rencontrer les acteurs et de les sensibiliser à l’importance de l’économie circulaire», selon Aurélien, qui aimerait voir Ty Waste dépasser les frontières du Morbihan et travailler à terme dans toute la Bretagne.




Rendez-vous à Lorient, au Forum des Coopérations pour les Transitions

Le Réseau Cohérence, dont Eco-Bretons est membre, organise la 2ème édition de ce qui était le « Forum des initiatives citoyennes » et qui devient le « Forum des coopérations pour les transitions ».

L’évènement aura lieu le samedi 11 juin 2022 de 9h30 à 13h à la Faculté des sciences de Lorient.

Dans le contexte de cette année électorale et de la poursuite de la Breizh Cop, le Réseau Cohérence vous propose réfléchir ensemble sur les conditions de coopération entre les citoyens, les associations et les collectivités locales pour réussir les transitions nécessaires à nos territoires.

Cette édition aura pour thématique « Donner envie de s’engager dans les transitions » afin de travailler et réfléchir ensemble aux conditions de l’engagement :

  • Comment dépasser le cercle des convaincu-es ?
  • Comment est-ce que l’engagement a évolué ces dernières années avec la crise du COVID mais également les nouvelles formes de mobilisations (réseaux sociaux, mouvements pour le climat, gilets jaunes…) ?
  • Qu’est-ce qui motive et pousse à s’engager pour une cause ?

La matinée se déroulera en deux temps :

10h-11h Table-ronde en format « fish ball » (qui permet un partage d’expérience de l’ensemble des participant-es) avec la participation de :

  • Margot Cudennec-Fily et Andrea Lauro (RESAM – Réseau Echanges Services Associations du pays de Morlaix)
  • Eva Cartier et Simon Suire (Bascule Argoat)
  • Patricia Loncle (sociologue et spécialiste de l’engagement, témoignage spécial en vidéo)

11h15-12h45 Forum Ouvert (ateliers proposés par les participant-es).

Ouvert à tous, citoyens, membres d’associations et élus, ce Forum sera également l’occasion pour le Réseau Cohérence et ses membres de se retrouver et de construire ensemble une réflexion et de travailler concrètement sur ce sujet.

13h La matinée se terminera par un temps convivial autour d’un pique-nique partagé.

Pour y participer, inscrivez-vous via ce lien : https://framaforms.org/inscription-donner-envie-de-sengager-dans-les-transitions-1652188282

En espérant vous y voir nombreuses et nombreux !




La P’Art Belle lance sa « capsule » dans le Centre Morbihan

A partir de ce mercredi et jusqu’à dimanche, l’association La P’Art Belle, qui porte le micro-festival engagé du même nom, s’installe dans le Centre Morbihan pour une « capsule ». Au programme : une projection de documentaire, des expositions, une journée randonnée-balade, des spectacles…pour toute la famille, et autour des thématiques de l’alimentation, du réemploi, et du granit !

 

Le festival La P’Art Belle est un micro-festival engagé, qui se déroule à Sarzeau sur la presqu’ile de Rhuys dans le Morbihan, et dont l’édition 2022 se déroulera les 3 et 4 septembre. Au programme de l’évènement, qui a pour ambition de sensibiliser les publics aux transitions environnementales et sociétales : des concerts, des conférences, des ateliers, des spectacles pour enfants, une librairie éphémère…

En attendant ce rendez-vous, l’association la P’Art Belle propose une « capsule », du 1er au 5 juin, sur le territoire de Centre Morbihan Communauté. Un événement, en partenariat avec la communauté de communes, et qui est soutenu dans le cadre de l’appel à projets « Mobiliser les breton.ne.s pour les transitions » (Région Bretagne, Ademe, OFB, Agence de L’Eau Loire-Bretagne).

Au menu de cette « capsule » : des rencontres, des expositions, un ciné-débat, une balade-découverte…le tout autour des thématiques de l’alimentation, du réemploi, et du granit.

On pourra ainsi assister jeudi 2 juin au cinéma Le Club à Locminé à la projection du documentaire « Nouvelles Graines », suivi d’un échange avec la réalisatrice Sophie Labruyère et la Ciap56 (Coopérative d’Installation en Agriculture Paysanne, ndlr). Le vendredi 3 juin à 14h, un spectacle tout public est proposé à la Médiathèque de Bignan avec la conteuse Marie Chiff’Mine, lors duquel on pourra venir avec son contenant et repartir avec de la soupe d’ortie.

La samedi 4, rendez-vous au Trait d’Union à Moustoir-Ac pour une journée « Repair Café » avec la recyclerie Le Grenier.

L’évènement s’achèvera le dimanche 5 juin par une journée randonnée-balade : Randonnée musicale à la découverte du Granit avec Samuel Piriou, géologue ambulant, à partir de 9h45 sur le circuit du Carado dans les Landes de Lanvaux à Saint-Jean-Brévelay. Le midi, déjeuner à la Ferme de Brémelin à Guéhenno, avec des pizza bios et locales et de saison, suivi en après-midi d’une visite de la ferme et d’un concert « Eau Fil de Soi-ôndes » par Pierre-Yves Prothais et Odile Barlier.

Deux expositions seront aussi présentées : l’une, baptisée « Terres et mers nourricières, images d’ici et d’ailleurs » proposée par Ar’images à la médiathèque de Bignan, et l’autre, « Le revers de mon look », à la recyclerie Le Grenier à Locminé.

 

 

Plus d’infos sur la page Facebook de la Capsule de la P’Art Belle

Inscriptions aux diverses activités sur HelloAsso, disponible ici 

Retrouvez notre portrait de Louise Robert, fondatrice de la P’Art Belle, ici : http://www.eco-bretons.info/portrait-de-femme-n8-louise-robert-lexploratrice-de-la-transition/




La transition en Pays de Lorient sur de bons rails avec Lorient’ExprESS

Dans le Pays de Lorient, un collectif de six structures ( C2Sol, Tag56, Réseau Cohérence, Bretagne Energie Citoyenne, Optim’ism et Aloen) a lancé un projet, baptisé « Lorient’ExprESS », afin de mobiliser autour des transitions. Dans ce cadre, un « Appel à initiatives » est en cours, jusqu’au 22 mai, pour « identifier les solutions aux défis écologiques et solidaires de demain ».

 

« Tester en 2022 une nouvelle méthode coopérative pour propulser collectivement et joyeusement les initiatives sur le Pays de Lorient ». Tel est l’objectif du projet « Lorient ExprESS des transitions » (lauréat de l’appel à projet « mobiliser les bretons » de la Région Bretagne, l’Ademe, l’OFB et l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, ndlr), lancé par un collectif de six structures (C2Sol, Tag56, Réseau Cohérence, Bretagne Energie Citoyenne, Optim’ism et Aloen), toutes dans le domaine de l’économie sociale et solidaire et/ou des transitions écologiques. Parmi les différentes étapes qui vont le jalonner, l’une d’elle sa été lancée tout dernièrement, à savoir un « Appel à initiatives ». Il est « ouvert à toute personne qui a une idée ou projet collectif, entrepreneurial et/ou citoyen, une idée en lien avec les transitions et qui a besoin d’un appui d’experts, acteurs locaux et habitants pour le concrétiser. », peut-on lire sur le site dédié. Il faudra que ces initiatives répondent à de grands enjeux sociétaux : logement, alimentation, mobilité, énergie, eau, santé, économie sociale et solidaire…et soient en lien avec le projet de territoire de Lorient Agglomération.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 22 mai. Les entrepreneur.e.s, habitant.e.s, collectifs du Pays de Lorient peuvent postuler. Une fois les initiatives retenues, un groupe se constituera autour de chacune d’entre elles, afin de les aider à « formaliser leurs idées ou à consolider leurs projets, et les prépareront à l’événement : formulation de besoins ou d’une problématique, préparation d’un pitch de présentation. ». Et le samedi 15 octobre, un grand événement sera organisé, de type « Hackaton », ouvert à tous et toutes. Il permettra de mettre en lumière les différents projets, et de fédérer autour d’eux. Cette « grande escale » permettra ensuite de les présenter plus largement aux habitant.e.s et aux potentiels financeurs, afin de les mettre sur de bons rails !

 

 

Pour plus d’infos :

https://lorientexpress.bzh/

La page avec l’appel à candidatures et le dossier à remplir




La recyclerie de Péaule, menacée de fermeture, appelle aux dons

A Péaule dans le Sud Morbihan, une recyclerie s’est installée depuis le printemps 2020. Outre son activité de réemploi des objets du quotidien, elle est aussi un lieu créateur de lien social et intergénérationnel, grâce à sa quinzaine de bénévoles et à sa salariée. Mais elle est aujourd’hui menacée, car le bail de location du bâtiment qu’elle occupe n’a pas été reconduit. Afin d’acheter les locaux, la recyclerie lance un appel aux dons.

Péaule, bourg rural du sud Morbihan, et ses 2700 habitant.e.s. Depuis juin 2020, un nouveau commerce y a fait son apparition : une recyclerie. Elle s’est installée dans un local inoccupé depuis 35 ans, un ancien hotel-restaurant, loué à un particulier. « Avec nos 150 mètres carrés, nous sommes la plus petite en taille du réseau des recycleries bretonnes », explique Hélène Binot, directrice de l’association qui gère la boutique. Petite en superficie, mais grande en dynamisme. Avec son équipe d’une quinzaine de bénévoles agés de 13 à 72 ans et sa salariée, la recyclerie péaulaise, en plus de ses deux boutiques en ligne, organise des ventes à thèmes toutes les semaines, et des animations tous les mois. Des permanences de réparation de bijoux sont également organisées. « L’association a pour but de désengorger les bennes, de remettre en circulation les objets encore utilisables mais également de transmettre les savoirs, de faire revivre les anciennes coutumes et valoriser le petit patrimoine Français mais surtout de faire en sorte que la petite histoire qui a constitué la grande Histoire ne soit pas oubliée, en revalorisant des objets exclusivement issus de don de particuliers. Depuis début 2022, ce sont une tonne d’objets par mois qui ont été ainsi détournés des poubelles et remis en circulation », souligne Hélène. La recyclerie veut être également un lieu créateur de lien social, entre les différentes générations. C’est ainsi qu’un livre, « Si Péaule m’était contée », a été écrit par Hélène et Christian Drillot, suite aux souvenirs et histoires de vie racontés par les visiteurs et visiteuses de la boutique, venant déposer des objets ou simplement discuter.

Mais la structure est aujourd’hui fragilisée. En effet, le bail de location n’a pas été renouvelé par le propriétaire, et le lieu sera mis en vente. Ce qui fait que l’association doit soit déménager, soit acquérir le bâtiment. Une collecte a alors été mis en place sur le site HelloAsso, afin de recueillir des dons, qui serviront à constituer un capital, dans l’optique de souscrire un prêt pour pouvoir acheter le local, donc le prix s’élève à 120 000 euros. « Il reste 200 jours pour relever le défi », signale Hélène, qui peut d’ores et déjà compter sur le soutien des habitant.e.s, qui souhaitent que la boutique reste en centre bourg et continue à lui apporter son dynamisme.

Pour participer à la cagnotte, rendez-vous sur HelloAsso (paiement sécurisé) : https://www.helloasso.com/associations/la-recyclerie-peaulaise/collectes/une-boutique-pour-la-recyclerie-peaulaise

Pour en savoir plus sur la recyclerie et ses activités : https://www.facebook.com/larecycleriepeaulaise