A Sulniac, des arbres plantés pour la bien nommée Vallée de Kergaté

(Plume Citoyenne) Ce mercredi 3 mars 2021, une trentaine de volontaires avaient chaussé leurs bottes pour participer à une nouvelle plantation d’arbres dans la vallée de Kergaté, à Sulniac.

Organisée dans le cadre du programme Forêt et Climat de l’association Clim’actions, cette quatrième plantation à Sulniac est le fruit d’une étroite collaboration entre la commune, le service espaces vert, et l’association, chargée de l’accompagnement du projet et de la recherche de financements.

Des arbres pour retenir les eaux pluviales, séquestrer du carbone et améliorer la biodiversité

Le choix du lieu ne doit rien au hasard : la prairie est un bassin naturel de rétention des fortes arrivées d’eaux pluviales issues du ruissellement des secteurs de Keravello, Kergaté Kreiz et Clos Doris. Grâce à cette nouvelle plantation et à l’entretien à venir du service espaces verts, le bassin remplira mieux encore cette fonction.

Les végétaux, contribueront par ailleurs à capter et stocker le CO2, et amélioreront la biodiversité et la qualité de l’air du lieu situé en contrebas d’un lotissement. Les essences d’arbres ont ainsi été soigneusement sélectionnées pour s’adapter aux spécificités du sol, mais aussi aux évolutions climatiques à venir. Un réel atout pour l’avenir de la commune et de ses habitants !

Des inventaires de biodiversité sont engagés avec les associations environnementales et les étudiants de l’UBS afin d’assurer le suivi des retombées positives de ces plantations sur la biodiversité.

Une plantation collaborative

Riverains, adolescents de la maison des jeunes, salariés du service espaces verts, élus et membres de l’association Clim’actions, tous ont activement contribué à la mise en terre des 120 plants.

« On l’avait déjà fait donc c’est facile ! » ont précisé certains jeunes qui avaient participé à une première plantation de 244 arbres en mars 2019. Pour d’autres, c’était une première et les explications et conseils des membres du services espaces verts de la commune étaient les bienvenues !

Une plantation rendue possible grâce au financement d’acteurs locaux 

Afin de financer la plantation, Clim’actions a mobilisé des acteurs locaux. L’entreprise de conception et distribution d’écoproduits Ecodis a ainsi co-financé le projet. L’association a aussi pu compter sur la contribution de particuliers grâce au système de parrainage d’arbres mis en place sur la plateforme Helloasso. Certains d’entre eux, présents lors de la plantation, ont ainsi pu mettre en terre les plants qu’ils avaient parrainés !

Programme Forêt et Climat

Le programme Forêt et Climat, porté par l’association Clim’actions, vise à accompagner les forêts du territoire pour anticiper face aux évolutions du climat. Pour y parvenir, Clim’actions mobilise particuliers, entreprises, propriétaires publics ou privés de parcelles à boiser, et professionnels forestiers. Les essences d’arbres sont choisies pour être adaptées au sol et aux conditions climatiques prévues sur le territoire. Depuis le début du projet, plus de 4000 arbres ont déjà été plantés !

Vous souhaitez apporter votre soutien au programme Forêt et climat ? Contactez-vous ou devenez parrain ou marraine !




A Belle-Ile-En-Mer, Marie s’installe pour cultiver des plantes aromatiques et médicinales

Marie Tarteret, 35 ans, se lance en agriculture biologique à Belle-Ile-En-Mer. Son projet : une production en plantes médicinales, aromatiques, et une diversification en fruitiers. Elle souhaite développer une gamme alimentaire et cosmétique à partir de ses plantations. Sélectionnée par le programme Les Cultiv’actrices, on peut la soutenir via un financement participatif.

Belle-Ile-En-Mer, située au large de Quiberon, s’étend sur 84 km². C’est sur cette île, la plus grande des îles bretonnes, que Marie Tarteret a voulu développer son projet : une exploitation agricole en plantes aromatiques et médicinales, avec une diversification en production fruitière, le tout en bio. La jeune femme de 35 ans est originaire de l’île et a y passé sa jeunesse. Après son bac en 2003, elle poursuit ses études sur « le continent », et entame un double parcours professionnel, entre le journalisme et la marine. « L’été, je travaillais sur les bateaux qui font la liaison entre Quiberon et Le Palais, et l’hiver, j’étais à l’étranger pour exercer mon activité de journaliste indépendante », explique-t-elle. Le changement de cap est intervenu il y a maintenant 4 ans. « Mon compagnon souhaitait rester sur l’île, moi je voulais repartir. Je me suis alors demandé ce que je pouvais développer comme activité si je restais ». Marie imagine alors un projet pouvant contribuer au développement du territoire, « une activité en extérieur, qui n’existait pas déjà, qui ne soit pas touristique ». Ce sera donc l’agriculture. « Il faut savoir qu’ici il y a très peu de production par rapport à la demande locale, les activités de transformation sont rares. 95 % des produits alimentaires sont importés du continent », analyse-t-elle. « Il y a seulement trois maraichers, dont un seul produit des légumes toute l’année ! ».

Ce ne sera pourtant pas le maraichage que va choisir Marie, mais l’herboristerie. Celle qui « n’était pas du tout destinée à se lancer dans l’agriculture » a découvert la science des plantes médicinales par hasard. « Je me suis prise de passion en lisant beaucoup de livres, en me rendant compte que ces plantes, présentes dans notre quotidien, au plus près de chez nous, sont une source inépuisable de savoirs perdus. Les retrouver, ça m’intéresse ». Elle suit alors une formation à distance, et en parallèle un BTSA production horticole à l’école supérieure agricole d’Angers, qu’elle achèvera bientôt. En attendant, elle suit des stages par périodes fractionnées, et dispose déjà de terres pour s’installer. Deux parcelles obtenues après un « parcours du combattant » et des recherches qui ont démarré il y a trois ans. « On a sur Belle-Ile des gros soucis d’accès au foncier. Du fait du fort attrait touristique, c’est compliqué de trouver des terrains. Il y pourtant ici 1200 hectares de friches agricoles », fait-elle remarquer. Les plantations démarreront entre l’été et l’automne prochain, après un travail de préparation et de défrichage.

Dans l’exploitation de Marie, on trouvera donc des plantes médicinales et aromatiques, avec une diversification en production fruitière (mûres, framboises, pommes, poires…). Deux gammes de produits y seront développées : de l’alimentaire (des tisanes, des aromates, des confits, des pickles…) et des cosmétiques, grâce aux plantes : savons, macérat huileux, hydrolats…). Par la suite, elle projette de développer une gamme d’huiles essentielles, et d’avoir une troisième parcelle.

Son projet a été sélectionné dans le cadre de l’opération Les Cultiv’Actrices, dont l’objectif est de soutenir des initiatives agricoles portées par des femmes sur tout le territoire français. Le programme comprend deux volets : un premier, axé sur le mécénat d’entreprises, et un deuxième, sur la contribution des citoyens via un financement participatif. Les fonds que Marie récoltera grâce à ces deux dispositifs lui permettront de mener à bien son installation et d’acheter entre autres matériels un séchoir solaire mobile, nécessaire pour ses plantes aromatiques et médicinales.

Pour en savoir plus et soutenir Marie : https://www.lacagnottedeschamps.fr/lesprojets/marie-demarre-une-activite-bio-de-plantes-aromatiques-et-de-production-fruitiere/




Le festival de films Pêcheurs du Monde se réinvente pour 2021

Le Festival international Pêcheurs du monde expérimente cette année un nouveau modèle, entre films à visionner sur internet dès le 22 mars, via le webmédia breton de la culture KuB, et rencontres sur Lorient et son territoire en septembre. Une belle occasion d’explorer une fois encore les liens unissant les hommes, la pêche et la planète.

Le festival de films Pêcheurs du Monde a pour objectif de diffuser et promouvoir des films concernant les pêcheurs du monde et leur environnement. Tous les ans, le Festival, qui a lieu dans le Pays de Lorient et dans d’autres lieux du Morbihan, propose ainsi en mars une sélection d’une quarantaine de films, traitant de la pêche et des océans. Des rencontres entre le public et des professionnels sont également organisées.

En 2020, le festival a eu lieu entièrement en ligne, du fait du confinement.

Pour cette édition 2021, la treizième du nom, les organisateurs ont choisi une solution « hybride », mêlant films à découvrir sur internet et rencontres physiques. Cette année, on retrouvera en fil conducteur plusieurs thématiques : la pêche et la pollution, l’accaparement des mers et la protection des ressources, le Brexit, la place des femmes dans la pêche…

Trois temps forts sont ainsi proposés :

-En mars et avril, les « Passerelles Jeunes » : des actions en milieu scolaire, dans les collèges, lycées et universités, avec des rencontres et des projections.

-Du 22 mars au 5 avril, rendez-vous sur le webmédia de la culture KuB, pour découvrir la sélection officielle des films 2021. On pourra y visionner aussi des interviews de réalisateurs.

-Du 20 au 26 septembre, place au « présentiel » avec « Les Reflets de la 13ème édition ». Projections, rencontres avec les réalisateurs, escales en Pays de Lorient…seront au programme.

Plus d’infos : https://www.pecheursdumonde.org/




A Locoal-Mendon, un éco-hameau pour reprendre « demain en main »

« Demain en main », c’est le nom d’un projet collectif porté par des citoyens, basé à Locoal-Mendon (56), dans le hameau de Keruzerh, non loin de la Ria d’Etel. Objectif : « créer un écosystème mêlant activités économiques et habitat », un éco-hameau, lieu de vie et de travail, acteur des transitions écologiques et ouvert sur l’ extérieur.

C’est à Local-Mendon, petite commune du Morbihan située non loin de la Ria d’Etel qu’une aventure collective a choisi de s’enraciner. Le projet « Demain en main » et ses petites mains se sont établis au lieu-dit Keruzerh. Un petit paradis niché dans la verdure où l’on trouve quatre bâtiments, un hangar, un four à pain, dix hectares de terres agricoles et dix hectares de bois et forêts. Objectif : la réalisation d’un écosystème complet de village rural, intégrant habitat et activités économiques. « C’est à la fois un lieu d’habitation, un lieu d’activité, et aussi d’échanges avec l’extérieur », explique Antonin, l’un des habitants.

Le projet a germé fin 2016. Deux frères, Fanch et Julien, souhaitent lancer un projet d’éco-lieu, entre Vannes et Lorient. Ils lancent alors un appel via les réseaux sociaux, afin de constituer un collectif. « Une soixantaine de personnes se sont montrées intéressées, ont participé aux différentes réunions, et un noyau dur de 6 personnes s’est constitué », raconte Antonin. Durant les six premiers mois, le travail a consisté à définir le mode de gouvernance et des valeurs communes. Les recherches sur le lieu ont porté leurs fruits en 2018 : le groupe découvre le hameau de Keruzerh, que souhaite céder Anne-Marie, la propriétaire, qui avait rénové l’endroit durant 20 ans et en avait fait un ensemble de gîtes écologiques. Et c’est depuis début 2021 que Keruzerh appartient à la Scic créée par le collectif.

Aujourd’hui, Anne-Marie a rejoint le petit groupe, intergénérationnel, constitué de neuf personnes, sur trois foyers, tous dans des habitats écologiques. A terme, une vingtaine de personnes habiteront le lieu (qui affiche d’ores et déjà complet!).

Actuellement, Demain en Main, qui appartient au réseau des Oasis, développe plusieurs activités : agricoles (maraîchage bio, élevage de brebis…), habitat, formations (permaculture, sculpture sur bois)…et projette de développer la partie « accueil », avec notamment la création d’une auberge pour 2022.

Plusieurs structures juridiques ont été créés afin de faire vivre le projet : une scic, qui a acquis le lieu, une Scop agricole qui encadre les activités agricoles, une coopérative d’habitants et une association. Comptant « 150 membres en 2019 » d’après Antonin, elle porte les différentes animations organisées sur le lieu, comme « l’opération participative « Jus de pommes », ou encore une séance d’initiation à la taille des fruitiers », précise-t-il. En 2020, une grande campagne de financement participatif a été organisée, permettant de recueillir 240 0000 euros, afin d’alimenter la Scic. « Nous recherchons encore des investisseurs pour prendre des parts dans la société », explique Antonin. S’il n’est plus possible d’habiter à Keruzerh, on peut encore participer au projet d’une façon différente, que ce soit financièrement ou en étant membre de l’association !

https://demainenmain.fr/




Dans le Centre-Bretagne, la Bascule Argoat veut impulser la transition

L’association La Bascule Argoat s’est installée à Plouray (56), en Centre-Bretagne, dans l’ancienne blanchisserie de l’Abbaye de Langonnet, depuis décembre 2019. Elle ambitionne de faire de ce lieu un « carrefour local des transitions », en sensibilisant également les citoyens du territoire. Un financement participatif a été lancé afin de pouvoir poursuivre les travaux et le projet.

A deux pas de l’Abbaye de Langonnet, juste en face des locaux des Apprentis Orphelins d’Auteuil, se dresse un grand bâtiment ancien, surplombant un petit lac. C’est ici, dans ce qui était la résidence des religieuses de la Congrégation de Saint-Joseph de Cluny, et l’ancienne blanchisserie de l’Abbaye, que s’est installé le collectif (ou plutôt « L’ile ») La Bascule Argoat. La Bascule, c’est ce mouvement de « lobby citoyen » qui avait pris ses quartiers dans l’ancienne Polyclinique de Pontivy (56). A l’automne 2019, la Bascule s’est trouvé un nouveau modèle : devenu un archipel, elle défère désormais cinq « îles », aux quatre coins de France : Rennes, Paris, Bordeaux, Fert’îles (qui est virtuel), et donc Plouray, en Centre-Bretagne. Une dizaine de bénévoles, venus d’un peu partout en France, se sont installés et vivent ici, et occupent le bâtiment, mis à disposition gratuitement sans limite de temps en échange de l’entretien et d’une remise en état des locaux. Le tout dans une démarche écologique. Depuis décembre 2019, le collectif a ainsi réaménagé certaines salles, installé un drain afin de réduire l’humidité, notamment lors de chantiers participatifs. Un composteur pour toilettes sèches a aussi été mis en place dans le jardin, de même qu’un « keyhole », un composteur pour les déchets de la cuisine. Le lieu, inoccupé pendant un moment, a retrouvé ainsi un peu de vie et une ambiance chaleureuse.

A l’intérieur, de grands tableaux sont disposés en différents endroits stratégiques , afin d’organiser au mieux le projet et la vie du lieu. « Gouvernance partagée », « démocratie participative », sont les maitres-mots du collectif. « Nous avons également mis en place un atelier vélo, et il y a une zone de gratuité à l’intérieur », expliquent Agnès et Marion, deux des « basculeuses », qui assurent l’accueil aujourd’hui. « Créer, incarner et expérimenter un lieu de vie collectif ouvert, engagé, résilient, épanouissant, ancré sur le territoire pour impulser, mettre en œuvre ou accompagner des projets de transition démocratique, écologique, sociale et intérieure », voilà ce qui est donc la raison d’être de la Bascule Argoat. L’objectif ici n’est pas d’être un « écolieu », mais « un projet de territoire », soulignent Agnès et Marion. « On travaille sur un diagnostic, afin de comprendre quels sont les défis en terme de transition ici, dans des domaines tels que la mobilité, l’énergie, l’agriculture, la politique, l’éducation populaire… », détaille Agnès. Le but est aussi de travailler à la sensibilisation des citoyens, notamment des habitants du secteur, aux enjeux environnementaux et démocratiques, et à l’engagement.

Afin de mener à bien le projet, la Bascule Argoat a lancé une opération de financement participatif. Objectif : 20 000 euros, qui serviront à poursuivre les travaux : installation d’une chaudière bois, d’un système de ventilation, assainissement de la charpente, changement des fenêtres, aménagement d’une salle selon les normes ERP (Equipement Recevant du Public, ndlr)… Le chantier est vaste. En contrepartie, les donateurs pourront, en fonction du montant de leur don, participer à une ou plusieurs journées au sein de la Bascule Argoat, voire à une formation. Il reste 13 jours pour participer à la cagnotte sur le site Kengo. Rendez-vous sur https://kengo.bzh/projet/2593/transitions-en-centre-ouest-bretagne

Plus d’infos :

Le site de la Bascule Argoat

La page Facebook de la Bascule Argoat

Le site de la Bascule