Le réseau social de l’eco-habitat Twiza organise des « portes ouvertes »

Du 27 juin au 4 juillet, le réseau social de l’eco-habitat Twiza organise ses « portes ouvertes ». 250 événements sont ainsi organisés en France. De nombreux rendez-vous sont proposés en Bretagne : visite de chantiers, de jardins, découverte d’éco-hameau…

Le site internet Twiza a été lancé en juillet 2014 par Cédric Daniel et Vincent Peigné. Le but est de mettre en relation des personnes intéressées par l’habitat écologique, et de fédérer les acteurs de ce secteur et de l’autoconstruction. Le réseau organise ainsi la rencontre entre porteurs de projets, professionnels du secteur, et bénévoles susceptibles de s’engager dans des chantiers participatifs, via le numérique.

Jusqu’ici, ce sont plus de 2500 chantiers qui ont été référencés sur la plateforme. On peut les localiser grâce à une carte. Des témoignages, conseils, photos…sont également régulièrement publiés par les membres, qui dépassent aujourd’hui les 45 000 membres.

Du samedi 25 juin au dimanche 4 juillet, Twiza organise des portes-ouvertes, baptisées « Le RDV des éco-habitants ». Durant 8 jours, 250 événements sont ainsi proposés dans toute la France. On pourra ainsi visiter des chantiers (ossature bois, isolation paille, enduits à la chaux…), visiter des jardins et discuter de permaculture, découvrir des matériaux biosourcés, rencontrer des professionnel.le.s…. « Pendant une semaine, nous voulons faire découvrir des solutions concrètes pour un habitat écologique, convivial et résilient. Ceux qui ont des questions et ceux qui ont des réponses vont enfin pouvoir se rencontrer ! », précisent les organisateurs.

De nombreux rendez-vous sont organisés en Bretagne : découverte des Tiny Houses chez Ty Rodou à Landeleau (29), d’une rénovation d’une petite maison de ville avec enduits chaux-chanvres à Lannion (22), d’une rénovation d’une longère à Scaër (29), portes-ouvertes sur un éco-hameau à Epiniac (35), ou encore découverte de l’espace eco-construction à l’Ecrouvis à La Brousse (44), les propositions sont variées.

Pour y participer, il est nécessaire de s’inscrire via la carte qui est disponible ici : https://fr.twiza.org/les-rdv-des-ecohabitants-,pa191.html . L’adresse exacte sera ensuite envoyée par mail.

Attention, certains événements sont d’ores et déjà complets !

Pour plus d’infos : https://fr.twiza.org




Sérent (56). La Maison des Technologies Paysannes sortira de terre en 2020

En juin 2020, la Maison des Technologies Paysannes ouvrira ses portes à Sérent. Porté par l’Atelier Paysan, le projet a pu le voir grâce à une campagne de financement participatif. Ce lieu sera dédié à la création, à la formation et aux échanges sur les outils paysans low tech.

Avec des prix en baisse, des coûts de production en hausse, la multiplication des normes et les frais d’installations astronomiques… l’agriculture française en souffrance, tente de se réinventer pour survivre. Dans un secteur devant faire face à de nombreux défis, des modèles d’agriculture qui tendent vers des des modes de productions biologiques et paysans se développent un peu plus chaque jour en France et en Bretagne. Mais dans une économie de marché caractérisé par l’hypercompétitivité, comment allier à la fois productivité, diminution de la pénibilité du travail et achat d’équipements à bas prix ? La réponse se trouve probablement dans le développement des low tech, encore appelés basses technologies.

Les basses technologies au service
de l’autonomie des petits paysans

Elles se nomment Cultibutte, Néo-bucher ou encore
Étoiles de boudibinage. Ces technologies, pourtant inconnues du
grand public, peuvent être reproduites librement en autoconstruction
et leurs plans sont accessibles à tous sur le site de l’Atelier
Paysan. Depuis 10 ans, cette coopérative situé à une demi-heure au
nord de Grenoble accompagne, recense, conçoit et diffuse, au travers
de son réseau, des outils de travail s’adaptant aux besoins et
usages des petits paysans. Gain de temps, augmentation des rendements
donc de productivité, mais aussi diminution de la pénibilité,
voici les promesses de ces nouvelles technologies low tech, testées,
améliorées et approuvées par de nombreux paysans et paysannes. A
ce jour, ce sont plus de 1000 technologies qui ont été recensés,
plus de 80 tutoriels qui ont été crées et 1600 personnes formées
à la création et à l’utilisation de ces outils innovants.

A
Sérent (56) la Maison des Technologies Paysannes sortira de terre en
2020

L’atelier Paysan s’importe en terre bretonne ! A Sérent, sur la ferme de Trévéro, la Maison Technologies Paysannes, actuellement en travaux, sera dédié à la création, à la formation et aux échanges sur les outils paysans. Il sera ouvert à toute personnes souhaitant s’impliquer sur l’élaboration des outils paysans low tech. De plus, le bâtiment accueillera des associations œuvrant en faveur d’une agriculture durable. C’est grâce à une campagne de financement participative que ce lieu pourra voir le jour, en plus d’une aide de nombreux bénévoles et volontaires. L’ouverture est prévue pour le 26 juin 2020.

Plus d’informations:

  • https://fr.ulule.com/la-maison-des-technologies-paysannes/
  • https://www.latelierpaysan.org/




Le Bon’home. Un périple à vélo à travers la France pour créer l’encyclopédie participative de l’habitat !

Du 30 septembre au 13 octobre, deux lillois, Valentin et Jan sillonneront les routes de France à vélo pour découvrir les maisons de nos régions. Leur objectif? Recueillir un maximum de connaissances dans le domaine de l’habitat pour créer une encyclopédie en ligne accessible à tous. Vous êtes passionnés par l’habitat sous toutes ses facettes ? Contribuez à ce projet participatif en partageant vos connaissances ! Ils passeront par Rennes, Saint Germain sur Ille, Langouët, Cesson-Sévigné et Nantes du 30 septembre au 4 octobre.

Qui n’a pas rêvé qu’en un clic, on puisse accéder à toutes
les connaissances nécessaire pour améliorer son habitat de manière
autonome: qu’il s’agisse d’améliorer sa qualité de vie, son
indépendance énergétique ou encore connaître toutes les solutions
qui existent pour choisir celles qui seront les mieux adaptés à nos
besoins. Ce rêve est sur le point de devenir réalité, et en plus,
vous pouvez tous y contribuer.

Lancé à l’initiative de deux lillois, Valentin et Jan, « Le
Bon’home » est le futur outil indispensable à tous les
amateurs de bricolage, mais pas que. Du 30 septembre au 13 octobre,
les deux compères partiront à l’aventure pour un périple à
vélo, sillonnant l’ouest et le nord de la France dans un seul
objectif : collecter un maximum de connaissances sur l’habitat
pour les rendre accessibles à tous. Les connaissances rassemblées
durant leur voyage contribueront à la création de la première
encyclopédie de l’habitat. Celle-ci sera lancé via une
application mobile dès le mois d’octobre !

Voici la carte de leur parcours:

itinéraire bon'home

Passages en Bretagne et Loire Atlantique du 30 septembre au 4 octobre:

  • 30 septembre: Départ de Ville de Lille et Métropole Européenne de Lille pour Rennes Ville et Métropole et Saint-Germain-sur-Ille
  • 1er octobre: Sur les routes par Langouët – commune et Ville de Melesse
  • 2 octobre: Passage par Cesson-Sévigné Ville et Amanlis direction Carbay, Pays De La Loire, France
  • 3 octobre: Langon, Bretagne
  • 4 octobre: Direction Région Pays de la Loire à Ville de Nantes Nantes Métropole

Vous avez des connaissances dans l’habitat ou des conseils à donner, ou juste l’envie de partager votre expérience? Aidez Le bon’home à rassembler toutes les solutions pour compléter l’encyclopédie ! Pour cela, il suffit de suivre leur périple sur leur page facebook . Vous pouvez également taguer @lebonhomeFR dans les commentaires des publications intéressantes que vous pouvez rencontrer.




L’Ôôôberge: L’habitat participatif s’invite à Dol de Bretagne

Mixité, Inclusion, Coopération. Voici les trois valeurs au cœur du projet immobilier d’habitat participatif L’Ôôôberge. Les premières pierres du projet viennent d’être posées rue des Ponts à Dol-de-Bretagne. Le projet a été présenté dans le cadre de l’événement 360 Possibles à Rennes le 12, 13 & 14 juin 2019.

Co-conçue par un groupe de futurs voisins, les premiers travaux du projet immobilier participatif  L’Ôôôberge  ont débuté mi-juin 2019 rue des Ponts à Dol-de-Bretagne. Les deux initiateurs du projet, Samuel Lanoé et Irène Cerquetti ont réussi à réunir près de 60 personnes autour de ce projet d’habitat participatif qui allie sphère privée et vie collective entre voisins.

Face à l’extrême individualisation et au manque d’accessibilité des logements, L’Ôôôberge  se veut inclusive et souhaite recréer du lien entre voisins et générations par le partage des espaces et des usages. Ainsi, dans ce projet où tous les âges se côtoient de 2 à 70 ans, les échanges sont favorisés selon les rythmes et les envies de chacun.

Trois immeubles
viendront accueillir les logements des 24 foyers. Un bâtiment sera
exclusivement dédié à la vie collective. Cet immeuble collectif,
bâti sur un ancien restaurant, disposera entre autres d’une grande
cuisine et d’une salle à manger pour accueillir tous les futurs
habitants, de plusieurs chambres pour recevoir des invités et d’une
grande pièce pour les loisirs communs.

Ce projet de résidence
participatif a été conçu, animé et géré par les futurs
habitants soutenus par le bailleur social HLM Emeraude Habitation.
Dès le début du projet, l’accent a été porté sur
l’accessibilité des personnes à mobilité réduites et aux
personnes handicapées. C’est ainsi que la connexion entre tous les
logements s’effectuera par un réseau de coursives et d’un
ascenseur.

Souhaitant limiter son impact sur l’environnement, LÔôôberge a choisi d’équiper chaque logement d’un système performant de toilette sèche, une première en France pour un habitat collectif ! De plus, la coopérative d’habitants a opté pour une isolation très performante à base de jean recyclé.

Les 24 foyers devraient pouvoir poser leur bagage à L’Ôôôberge fin 2020.

Pour plus d’information: Le site internet et la page Facebook




Laurenan (22) revitalise son centre-bourg avec ses habitants

Le
Réseau Bruded, qui regroupe 170 communes et intercommunalités de la
Bretagne historique qui s’engagent dans des actions de développement
durable et solidaire, a démarré son neuvième cycle de visites à
destinations d’élus et de candidats aux futures municipales.
Première étape à Laurenan (22), à la découverte de la démarche
de revitalisation de centre bourg qui se consrtuit avec les
habitants.


en 2005, le réseau Bruded compte aujourd’hui 170 communes et
intercommunalités, en Morbihan, Finistère, Côtes-d’Armor,
Ille-Et-Vilaine et Loire-Atlantique. C’est un espace « Où les
élus parlent aux élus », qui échangent leurs expérience
autour des transitions et du développement durable. Chaque année,
un cycle de visites est organisé par le réseau. Pour 2019, neuf
visites sont ainsi prévues, à la découverte de communes qui ont
porté des projets globaux pour leur centre bourg,

La
première visite s’est déroulée la semaine dernière, à Laurenan,
petite commune de 750 habitants, dans les Côtes-d’Armor, non loin de
Loudéac. Une commune petite en taille mais qui ne manque pas de
dynamisme. Ici, la revitalisation du centre-bourg est un projet
global, et qui ne date pas d’hier. Les habitants avaient déjà été
sollicités lors de l’élaboration du PLU (Plan Local d’Urbanisme),
avec notamment des ateliers de réflexion., et des études
spécifiques sur la reviltalisation. « Tout ceci nous a amené
à faire un diagnostic sur la commune, à avoir des regards sur
l’économie, la construction, le développement durable »,
explique Valérie Poilâne-Tabart, maire de Laurenan, et par ailleurs
vice-présidente de Bruded.. Une feuille de route globale et
stratégique pour le bourg a ainsi mûri, et la commune de Laurenan a
présenté un dossier à l’appel à projets régional « Dynamisme
des bourgs » en 2017.

Elle
a été retenue et va ainsi bénéficier d’une enveloppe de 424 000
euros pour mener six projets. La rénovation avec isolation paille
par l’extérieur de la salle des fêtes et la transformation de
l’ancienne poste en logement social sont notamment prévs pour les
mois ou années à venir. Des actions sont d’ores et déjà en
cours : un ancien café a été transformé en commerce-lieu de
rencontre, avec ouverture d’un dépôt de pain géré par une
quarantaine d’habitants bénévoles, et qui est destiné à devenir
un bar-épicerie associatif.

Le commerce-lieu de rencontre, qui fait déjà dépôt de pain, et sera bientôt un café-épicerie.

Autre projet qui a démarré : l’aménagement d’une place en centre-bourg, avec une fresque peinte par les habitants sur la chaussée.

La fresque réalisée avec des habitants

Des
habitants, qui, justement, sont au cœur de la démarche de
revitalisation du bourg. Un comité de pilotage, regroupant élus,
une quarantaine d’habitants, et partenaires, se retrouve cinq fois
dans l’année, et un groupe de travail est dédié à chaque
opération menée. L’Agence Territoires et Mouvement, via
l’architecte-urbaniste Sylvain Coquerel, appuie la démarche. « Nous
avons défini un cadre précis, une feuille de route, ce qui permet
de mobiliser davantage et plus efficacement », estime Valerie
Poilâne-Tabart. Anciens et nouveaux habitants, toutes générations
confondues, participent ainsi aux projets, le tout avec une volonté
de rendre le bourg plus attractif. Même si il y a toujours des
habitants qui «sont plus rassurés quand les choses ne bougent pas»
admet Valérie Poiläne-Tabart, et qui de ce fait sont moins enclins
à participer à une démarche de gouvernance partagée.

De
quoi en tout cas donner des idées pour les élus et candidats aux
municipales de 2020, qui auront l’occasion de découvrir d’autres
expériences tout au long du cycle de visites de Bruded, qui se
poursuivra jusqu’au 10 juillet.

Pour
en savoir plus sur le cycle de visites :
https://www.bruded.fr/cycle_regional_2019/