Avec Nerzh Nevez, libérez les énergies pour devenir autonome

Adeptes du DIY, participez aux stages organisés par Nerzh Nevez ! Au programme, fabrication de butaphone avec une bouteille de gaz, de Rocket Stove (réchaud à bois) ou encore d’éolienne domestique de type Pigott en collectif.

Apprendre à fabriquer une éolienne domestique de type Pigott ? Un « Rocket Stove » (foyer à bois efficient) ? Un « butaphone » (instrument de musique à partir de bouteilles de gaz recyclées) ? C’est possible grâce à Nerzh Nevez ( « Forces Nouvelles » en breton). Cette auto-entreprise bretonne propose toute l’année des stages, dont l’objectif est « d’apprendre en faisant », explique Laurent Aubertin, le fondateur de la structure. Ce passionné d’autonomie énergétique organise ainsi de nombreuses formations dans des lieux de transitions écologique, comme par exemple à l’Ecocentre du Tregor, ou encore au Bois du Barde à Mellionnec. Il intervient également en tant que formateur pour certaines entreprises, ou encore à la demande chez des particuliers, pour des chantiers participatifs pour fabriquer une éolienne par exemple.

Eolienne, butaphone et Rocket Stove. Credit photos : Nerzh Nevez

En suivant un des stages proposé, chacun peut repartir avec un objet qu’il a fabriqué. Mais également apprendre, découvrir, ou perfectionner des techniques qui pourront être utiles pour devenir plus autonome. C’est le cas notamment lors des sessions de maintenance d’éolienne Pigott, qui ont lieu chez des particuliers qui en possèdent une. « Cela permet aux personnes intéressées de venir sur place voir comment ça se passe, et trouver réponses à des questions sur le bruit, les relations de voisinage, l’entretien de l’éolienne… », précise Laurent Aubertin. Les sessions sont accessibles à tous, moyennant finances : comptez par exemple 140 euros pour un stage de deux jours autour du butaphone (que vous emporterez à la fin, le matériel est fourni), ou encore 350 euros pour quatre jours de fabrication de Rocket Stove. « Le public qui participe est très varié : on a par exemple des parents qui font l’école à la maison et qui viennent avec leurs jeunes enfants, des artisans qui veulent se former aux énergies renouvelables, des bricoleurs qui veulent souder, des personnes intéressées par l’objet en lui-même…et les femmes sont largement représentées ! », note Laurent.

Plus d’infos et programme des stages sur le site de Nerzh Nevez : http://www.re-cycle-age.com/SiteNN/




Tout savoir sur les low-tech avec le livre « Nomade des mers, le tour du monde des innovations »

Pour répondre aux grands enjeux écologiques du XXe siècle, tels que la lutte contre la déforestation, l’accès à l’eau potable, le réchauffement climatique ou la déforestation, le jeune ingénieur Corentin de Chatelperron mise tout sur les low-tech ! 

Alors qu’il travaillait au Bangladesh sur un chantier naval, diplôme d’ingénieur en poche, Corentin de Chatelperron a l’idée de remplacer la fibre de verre utilisée dans la construction de bateau par de la fibre de jute. Après avoir mis au point un bateau composé de ce matériau naturel, le Gold of Bengal, il part six mois, seul en mer, pour tester sa résistance. Le but est également de vivre en autonomie.

Faire connaître les low-tech, afin qu’elles deviennent accessibles à tous.

Tout ne s’est pas passé comme prévu, mais, une fois revenu sur la terre ferme, une idée s’immisce dans son esprit et ne le quittera plus : fonder un grand projet sur les low-tech et « les faire connaître partout, afin qu’elles deviennent accessibles à tous ».

Les low-tech, ou « basses technologies » s’opposent aux high-tech. La construction de ces dernières nécessite des ressources naturelles, dont des métaux rares, qui se recyclent mal, alors que les low-tech sont issues de matériaux recyclés et sont peu gourmandes en énergie.

Pour mettre en lumière les low-tech et les documenter, Corentin de Chatelperron est parti en totale autonomie à bord du Nomade des mers, un catamaran de 14 mètres de long. Pour cela, il embarque avec quatre poules et des espaces de stockage, qui serviront à tester différents systèmes de culture hors-sol ou différentes low-tech (un four et un dessalinisateur solaire, par exemple).

Ce périple, relaté dans le livre Nomade des mers, le tour du monde des innovations, débute à Concarneau (Finistère). Accompagné de son équipage, Corentin de Chatelperron fait un état des lieux des low-tech du Maroc au Brésil, de la Thaïlande à l’Indonésie en passant par le Cap-Vert ou Madagascar.

« La quantité de déchets produits dans l’archipel [des Seychelles] a augmenté de 100 % en 15 ans »

Dans Nomade des mers, le tour du monde des innovations, on retrouve tout au long le récit de l’ingénieur, qui retrace les réussites et les désillusions du voyages, ponctué de fiches techniques sur la fabrication de certaines low-tech, comme « l’éolienne 20 watts » ou le « biofiltre ». Toutes les low-tech rencontrées au cours du voyage sont donc reproductibles par le lecteur. À chaque escale, un « éclairage » est apporté, comme des pourcentages ou des chiffres à connaître pour mieux comprendre les problèmes sous-jacents : « La quantité de déchets produits dans l’archipel [des Seychelles] a augmenté de 100 % en 15 ans ».

Illustré à merveille, Nomade des mers, le tour du monde des innovations réussit son pari de faire connaître au grand public les low-tech que l’on peut retrouver un peu partout autour du monde et sensibilise le lecteur aux grands enjeux écologiques du XXe siècle.




Cyber Clean Up : réduisons notre empreinte numérique !

Cette semaine, place au
challenge Cyber Clean Up ! L’objectif est de réaliser son
« nettoyage numérique » personnel ou professionnel.
Chaque jour, une petite action permet d’alléger son empreinte
carbone numérique.

On
connait le World Clean Up Day, proposé chaque année par
l’association World Clean Up, et qui consiste en un ramassage et
nettoyage de déchets dans la nature, par des citoyens volontaires,
dans le monde entier. Avec le confinement, place au « Cyber
Clean Up » ! L’objectif de ce nouveau challenge,
organisé par la même équipe, à l’occasion des 50 ans de la
journée de la Terre, est d’agir sur notre pollution numérique. En
effet, nous utilisons en ce moment énormément de ressources
numériques, que ce soit via nos ordinateurs, nos smartphones, nos
tablettes, nos objets connectés…Selon l’Ademe, le secteur du
numérique est responsable de 4 % des émissions mondiales de
gaz à effet de serre, et on prévoit un doublement d’ici 2025 à
cause de l’augmentation toujours plus grande des usages. Sur ces
4 %, 25 % des émissions sont liés aux datas centers, 28 %
aux infrastructures réseau, et 47 % proviennent des équipements
des consommateurs (ordinateur, tablettes, smartphone etc.). Il est
donc temps d’agir !

Le Cyber Clean Up propose donc aux internautes de réduire leur empreinte numérique, grâce à une série de gestes à mettre en œuvre de façon quotidienne durant une semaine. Des associations, des citoyens, des collectivités se sont d’ores et déjà engagés. Ainsi, la Communauté Numérique du Pays de Morlaix propose à chacun de participer au challenge, via la publication quotidienne d’une astuce : aujourd’hui lundi 27 avril, place au tri des photos, qui bien souvent sont en doublons, dorment au fin fond de dossiers, sont floues…un petit tri et on vide la corbeille, et la planète nous dit merci ! Chaque jour de cette semaine, des astuces comme celles-ci sont à retrouver sur le site de la Communauté Numérique de Morlaix. A noter également, le 4 mai à 14h, une webconférence sur les aspects matériels du monde virtuel, avec Gauthier Roussilhe . Inscription : numerique@paysdemorlaix.com.

Pour en savoir plus :

Le site de la Communauté Numérique du Pays de Morlaix : https://morlaixnumerique.fr/

Le site du World Clean Up Day : https://www.worldcleanupday.fr/

Le guide des actions quotidiennes (8 étapes) : https://www.worldcleanupday.fr/wp-content/uploads/2020/04/CybercleanUp-8-recettes-faciles.pdf




Le Low-tech lab réinvente le monde de demain

Concevoir le monde de demain avec des solutions simples, utiles et accessibles à tous, c’est la raison d’être du Low-tech Lab. Le projet a été présenté dans le cadre de l’événement 360 Possibles à Rennes le 12, 13 & 14 Juin 2019.

Porté par l’association Gold of Bengal, le Low-tech Lab a pour mission de développer, de promouvoir et de valoriser des solutions techniques alternatives et durables de production. La low-tech, ou basse technologie est au cœur de ce système. En opposition avec la high-tech, la low-tech se veut accessible à tous par sa simplicité de réalisation, son coût limité et son partage libre de droits. En plus de répondre aux besoins de base, chaque étape du processus de production est étudiée pour limiter son impact négatif sur l’environnement. Alimentation, eau, énergie, habitat, hygiène: tous les domaines de la vie courante sont ainsi pensés et mesurés. Des solutions innovantes émergent de ces différentes expérimentations.

Basé à Concarneau, l’association Gold of Bengal a été créée après plusieurs expéditions en mer, mettant à l’épreuve des éléments des voiliers innovants fabriqués à base de composites naturelles. C’est ainsi qu’en 2009 un petit voilier de pêche construit à base de toile de jute pris la mer et parcouru plus de 16000km en 186 jours des côtes du Bangladesh jusqu’en France. L’expédition Tara Tari fût un succès. Par la suite, un laboratoire de recherche s’implanta au Bangladesh afin d’y développer un composite à base de fibre de jute, une alternative à la fibre de verre dans la construction de bateaux mais pouvant également servir dans le domaine de l’habitat et dans la création de mobilier. En 2013, c’est un un voilier réalisé entièrement à base de fibres naturelles qui a pris le large. Lors de cette expédition jusque dans les eaux du Bengale, un autre défi s’ajouta : survivre grâce aux low technologies. C’est à partir de cette expédition que le projet du Low-tech Lab émergea.

Aujourd’hui, le Low-tech Lab est un collectif d’expérimentation qui développe plusieurs programmes de recherches et de documentation collaboratives sur les low technologies dans le monde entier. Plusieurs projets pilotes comme le Low-tech Tour et l’expédition Nomades des mers permettent à un large public de découvrir de nouveaux systèmes de production alternatifs et durables. De plus, une plateforme collaborative en ligne de tutoriels libre de droits est mis à disposition sur le site internet du Low-tech Lab. On peut y apprendre comment construire son propre chauffage solaire, créer un bassin de culture de spiruline ou encore fabriquer une machine à laver à pédale.

Souhaitant faire émerger un modèle de société plus low tech, le Low-tech Lab se veut être un acteur du monde de demain. Pour cela, des think tanks ou groupes de réflexions sont régulièrement organisés autour des grands enjeux sociétaux du XXIème siècle. Par cet intermédiaire, un projet d’école spécialisé en low technologies, la Low-tech skol, ouvrira ses portes à la rentrée prochaine dans les Côtes d’Armor. Cette école visera à former des techniciens spécialistes dans « l’anti-gaspi » sur une année.




Energy Clinic volunteers

The State of Kerala, in southwestern India, promotes, since the beginning of the 2000s,a relatively ambitious energy policy, based on the development of various sources of renewable energy available. In this context, an original energy saving program called “Energy Clinics ” was proposed in 2013 by Energy Management Centre, Government of Kerala,being convinced of the merits of the community approach. The feminist organization All India Women’s Conference (AIWC) was entrusted the training component and implemented the same. The principle of this program is simple: most of the mitigation of the effects of climate change must begin with women as they are decision-makers at the domestic level, and as a result, women must be the main stakeholders in the implementation of policies.

Three of these “Energy Clinic Volunteers” with AIWC functionaries : on the right Madame Usha Naïr, Vice President, AIWC in charge of Kerala and on the left,Madam Jalaja Kumari, Program Coordinator, AIWC branch,Thiruvananthapuram (abbr. Trivandrum).) photo credit: Dominique Guizien

 

This program is based on the administrative organization of the State of Kerala in 14 districts. In each district 130 women are trainedto facilitate this program and are given an area of about a thousand homes. Thus, the whole of the territory is theoretically fullycovered.

The role of these women is to visit each House and meet with mothers to review how they usedifferent energies available to them. Energy consumption (including energy efficiency and energy conservation) is merely a pretext for revisiting their daily practices. So talking about cooking gas, it is also the question of what tocook and when to cook as well as advice on nutrition and health. There is also talk of a possible conversion to gas of organic origin, for example, biogas. Information about alternate sources of energy, such as solar energy, is also imparted.

Based on this simple principle, this program, launched in 2013 and operational since 2016, already yieldinggood results.The first homes visited are already recording 25 to 35% energy savings.

The success of this program is mainly due to transfer of information from women to women, husbands or sons being completely absent from the process ;often unaware of the program tillthe first results makeitself felt andthey can appreciate the usefulness. Despite this easy contact between women, “volunteers” of energy clinics have to overcome the initial reluctance of these mothers and usually 3 or 4 visits are required for things to beput in place.

In addition to these home visits, the trained volunteersof Energy Clinics also organise collective meetings of awareness on energy issues inresidential areas. These“Ambassadors of energy” function gives these women a recognized place in the community and helps to give them a better sense of self. For some, it isthe opportunity to startor resume an academic or professional qualification. In this respect, it should be noted that Kerala is a State where more than 90% of girls attend secondary school, the highest rate in all of India.

Does this social role valorization mitigate the lack of lucrativity of this activity ?Indeed, these volunteers are paid to do this work, but their compensation remains symbolic since they receive only 20 rupee a visit (about 25 Euro cents) and from that these girls have to pay for the printing of the questionnaires and reports of visits that they are required to submit before they arepaid. At this stage it is therefore still largely voluntary work.

 

To know more :

About AIWC :

http://aiwc.org.in/about_us.html

http://aiwc.org.in/index.html

about Kerala State policies :

energy policy (2001)
https://kerala.gov.in/documents/10180/46696/Energy%20Policy%202001

gender equality and women’s employment policy (2009)
https://kerala.gov.in/documents/10180/46696/Gender%20Equality%20and%20Womens%20Employment%20Policy