L’ALtelier, un lieu collaboratif pour bricoler

Réparer sa voiture, vidanger son tracteur, fabriquer une éolienne… Voilà quelques exemples de ce que vous pourrez faire à l’ALtelier ! Ce projet collectif de garage et atelier associatifs doit ouvrir ses portes à la fin de l’année à Larré, près de Questembert.

À Larré (56), dans le pays de Questembert, un collectif est en train de mettre sur pied l’ALtelier. Plus qu’un garage associatif ou un atelier collectif, il s’agit d’un « laboratoire d’expérimentations techniques et un espace de ré-appropriation des savoirs-faire techniques ».

Un hangar de 350 m² est prêt à accueillir l’ALtelier. Il ne reste qu’à l’aménager. Pour cela, une campagne de financement participatif est lancée jusqu’au 1er juillet. Avec l’argent récolté, le collectif espère pouvoir financer une dalle béton, une fosse mécanique et, si la campagne est une réussite, l’électricité du hangar, du mobilier et des outils.

Une ouverture fin 2017

À l’ALtelier, il sera possible de réparer sa voiture, mais aussi de faire l’entretien de son matériel agricole ou de fabriquer un outil spécifique, une éolienne… Le lieu se veut aussi comme un « espace à la fois réel et virtuel d’échange, d’enrichissement mutuel sur des sujets techniques liés à la paysannerie, à l’autonomie énergétique, à la protection de l’environnement, à la création artistique… », comme l’explique le site de l’ALtelier.

Ce laboratoire d’expérimentation sera installé sur le lieu collectif de la r.O.n.c.e. – pour résister/organiser/nourrir/créer/exister – qui rassemble une activité de maraîchage, des expérimentations en permaculture et une cuisine itinérante. Le collectif espère pouvoir ouvrir l’ALtelier à la fin de l’année.

Pour aller plus loin

La page du financement participatif

Une vidéo expliquant le projet

La page facebook de l’ALtelier




À Landerneau, l’Ara Hôtel est tourné vers l’ESS

[REDIFF] À Landerneau, l’ancien Brit Hôtel est devenu Ara Hôtel. Repris en juillet 2015, cet établissement recrute plus de 80% de travailleurs handicapées. Il est également engagé dans une démarche globale de développement durable grâce à des fournisseurs locaux et Bio et une gouvernance coopérative.

Repris en juillet 2015, l’ancien Brit Hôtel de Landerneau est devenu un Ara Hôtel. « Il s’agit d’un établissement pilote d’un nouveau réseau d’entreprise adaptée, c’est à dire que 80% de notre personnel est reconnu travailleur handicapé », explique Solène Lagathu, responsable d’exploitation de l’hôtel.

Et l’Ara Hôtel va plus loin que ça puisque l’établissement est totalement engagé dans une démarche de développement durable : « On essaie d’être à 100% dans l’économie sociale et solidaire. Tous nos fournisseurs sont des entreprises adaptées ou viennent de l’ESS. Par exemple, la nourriture servie dans l’hôtel vient de la biocoop de Landerneau ou de producteurs locaux et bio ». L’hôtel compte d’ailleurs décrocher l’Ecolabel.

L’Ara Hôtel vise aussi le label Tourisme et handicap, qui « apporte une garantie d’un accueil efficace et adapté aux besoins indispensables des personnes handicapées ». « C’est cohérent avec nos valeurs », souligne Solène Lagathu.

 Un Trophée d’excellence

Depuis la mi-mai, des travaux sont en cours dans l’hôtel. Les 41 chambres ont été refaites, ainsi que les pièces communes. L’inauguration officielle de l’hôtel aura lieu le 14 octobre. « Tout est refait du sol au plafond », se réjouit Solène Lagathu. Durant toute la durée des travaux, l’hôtel est resté ouvert. Une campagne de crowdfunding est en cours pour financer les travaux et une nouvelle enseigne pour l’hôtel. « Nous avons la volonté d’associer le maximum de personnes au projet », soutient Solène Lagathu.

Associer le maximum de personnes, c’est d’ailleurs ce qui prime également dans la gouvernance de l’hôtel puisqu’il est administré par une SCIC. « Nous avons un collège d’acteurs de l’ESS, dont nos fournisseurs, un autre collège pour les fondateurs, un pour les salariés et un dernier pour les banques », détaille Solène Lagathu.

L’ouverture, pour le Pays de Brest du mois de l’ESS, aura lieu à l’Ara Hôtel. Un forme de reconnaissance pour cet établissement qui a déjà remporté, au printemps, le Trophée de l’excellence des entreprises adaptés.

 Pour aller plus loin

www.arahotel.fr




L’idée sortie. Faites du numérique à Rostrenen

Aujourd’hui et demain, Rostrenen accueille la Faites du numérique. Ces journées de rencontres autour du numérique sont organisées par Ti Numerik, Esprit FabLab et l’association Investir en cœur de Bretagne.

Vendredi 16 et samedi 17 juin, l’espace de co-working Ti Numerik, Esprit FabLab et l’association Investir en cœur de Bretagne organisent la Faites du numérique à Rostrenen (22). « La Faites du numérique, [c’est] une soirée et une journée de découverte, d’échange et de rencontre autour du numérique », détaillent les organisent sur le site de l’événement.

La soirée de vendredi sera consacrée à un atelier pour améliorer la stratégie web d’une entreprise. Il se déroulera de 19h30 à 21h30, à Ti Numerik.

De nombreuses animations

Samedi, de 10h à 18h, la Faites du numérique investit la place du Général de Gaule. Au programme, des ateliers autour de la sécurité informatique, des FabLabs, de la création de jeux vidéos ; des démonstrations de drones DIY ou de clavier Bepo ; des discussions sur les métiers du numérique, la transition numérique ; portes-ouvertes du FabLab et de Ti Numerik…

« Cet événement gratuit pour tous a pour objectif de sensibiliser la population, les entreprises et les collectivités aux enjeux et opportunités du numérique pour le développement économique et social de notre territoire. C’est également l’opportunité de fédérer les acteurs locaux du secteur et de promouvoir les projets et initiatives dans le domaine du numérique », précisent les organisateurs.

Pour aller plus loin

Faites du numérique, vendredi 16 et samedi 17 juin, à Rostrenen. Gratuit. Ouvert à tous.

www.faitesdunumerique.bzh




Avec Easy-Sun-System, l’énergie solaire est accessible pour tous

Créée en juin 2016, l’association Nerzh an heol evit an holl – L’énergie du soleil pour tous, vise à promouvoir l’énergie photovoltaïque. Grâce au projet Easy-Sun-System, elle compte fabriquer des centrales solaires domestiques.

Cela fait bientôt un an que l’association Nerzh an heol evit an holl – L’énergie du soleil pour tous, a vu le jour sur la presqu’île de Crozon, créée par trois amis, passionnés par les énergies renouvelables. « Le but de l’association est de promouvoir par tous moyens légaux, notamment auprès des particuliers, le recours à l’énergie photovoltaïque, afin de réduire la part des énergies non renouvelables dans les consommations électriques domestiques », précisent-ils.

Pour atteindre ce but, ils ont mis en place le projet Easy-Sun-System, qui vise à produire et distribuer des centrales solaires domestiques. Celles-ci devront être capables de stocker le courant, pouvoir être monter par l’utilisateur et coûter moins de 5000 €. « On souhaite en finir avec le gaspillage de l’énergie offerte par le soleil, en donnant à chacun la possibilité d’auto-consommer facilement son électricité », explique le site de l’association.

Un financement participatif réussi

Un prototype, à échelle réduite, de centrale solaire domestique a déjà été fabriqué, avec succès, par les membres de l’association. Afin de passer à la vitesse supérieure, l’association a lancé, en début d’année, une campagne de financement participatif. Elle leur a permis de récolter 11 100 euros. Avec cet argent, l’association va se lancer dans la fabrication d’un nouveau prototype qui devrait, à terme, être produit en série. « L’ensemble de ces matériels seront testés suffisamment longtemps et dans des conditions difficiles (climat breton de bord de mer), afin de vérifier leur bonne fiabilité », soutient l’association.

Avec le projet Easy-Sun-System, l’association finistérienne veut rompre avec la production d’énergies provenant du nucléaire, du charbon, du gaz ou du pétrole. Ce projet a aussi une dimension solidaire puisque une partie de la vente de chaque centrale financera l’envoi de centrales solaires dans des village du tiers-monde qui n’ont pas le courant. « Si chacun d’entre nous fait le premier pas vers cette « révolution solaire » souhaitable, nous aurons la satisfaction d’avoir contribué à lutter efficacement contre la pollution de notre planète, tout en effectuant un geste de solidarité en direction de nos frères humains », conclut les membres de l’association.

Pour aller plus loin

www.revolutionsolaire.wordpress.com

La page facebook du projet




Le projet Listao veut remettre la voile au travail

Depuis un an et demi, l’association Voile au travail développe un projet de catamaran pour les professionnels de la mer. Elle veut ainsi contribuer à remettre la voile au travail, en lien avec une exploitation raisonnée des ressources.

L’association Voile au travail a été créée, en janvier 2016, pour mettre en place le projet Listao qui « vise à valoriser et promouvoir l’activité professionnelle maritime artisanale semi-hauturière à hauturière par la mise en service et l’exploitation d’un catamaran polyvalent professionnel à la voile ».

Grâce à l’utilisation de la voile, ce catamaran réduirait significativement le bilan carbone de son utilisation. « La force vélique […] sera assistée, le cas échéant, par une motorisation électrique pour le prototype », précise l’association sur son site internet.

Voile au travail est chargée de rassembler les différentes compétences pour mener à bien le projet Listao. L’association gère également, en lien avec le chantier naval, la construction du catamaran et elle en assurera l’exploitation. « Le projet permettra la diffusion d’innovations pour un gain significatif sur les conditions d’exploitation des navires, notamment la consommation d’énergie et la réduction des rejets », soutient l’association, qui est basée à Tregunc (29).

Formation des marins

« L’association a par ailleurs pour objet de rassembler les marins au sein d’une structure d’exploitation équitable et participative », ajoute Voile au travail. Ainsi, les marins skippers qui embarqueront seront formés et accompagnés par l’association afin de les sensibiliser « par exemple, dans le cas de l’exploitation du prototype, à une pêche durable prenant en compte la ressource et son maintien en milieu naturel par des prélèvements ciblés et raisonnés ».

L’association a été fondée par Julien Marin – diplômé de l’université de Southampton et architecte naval, Anne-Julie Cavagna – docteur en sciences et océanologue, et Alain Bothorel – docteur en sciences. Elle copte un membre d’honneur en la personne d’Emmanuel Bonnichon – skipper et marin-pêcheur.

Si vous souhaitez soutenir le projet Listao, deux voies sont possibles. Vous pouvez simplement adhérer à l’association et ainsi l’aider à financer le projet. Voile au travail est également ouvert à toute personne qui souhaiterait intégrer l’une des commissions de travail. « Le monde des professionnels a abandonné la voile depuis longtemps aux seuls plaisanciers. Il sera donc nécessaire de faire évoluer les mentalités pour favoriser l’acceptation sociale du projet puis de former les marins à l’exploitation de la voile au travail », conclut l’association.

Pour aller plus loin

www.voileautravail.jimdo.com




Une réserve de vie sauvage dans le Trégor !

L’association pour la protection des animaux sauvages vient d’inaugurer sa troisième réserve de vie sauvage. Soixante hectares de forêt, taillis et futaie trégorois sont désormais protégés des activités humaines.

Depuis le 10 juin, 60 hectares situés à Ploubezre (22) ont intégré le réseau national des réserves de vie sauvage. Composé de taillis, de futaies et de forêts, ce territoire préservé, longé par le Léguer, est géré par l’association de protection des animaux sauvages (Aspas).

« Ces espaces bien que privés sont ouverts au public, mais pour le respect et la quiétude de la vie sauvage, la chasse et la pêche y sont strictement interdits », prévient l’association, qui est devenue propriétaire des lieux suite à une donation, avant d’ajouter : « L’exploitation forestière, les dépôts des déchets, la circulation des véhicules à moteur, les feux, toute forme de cueillette et de prélèvement, le passage des chiens non tenus en laisse et toute autre activité humaine néfaste à la faune et à la flore sont également interdits ».

Trois réserves de vie sauvage en France

Le réseau des réserves de vie sauvage a été créé par l’Aspas en 2014. « Ce label met en pratique le concept de libre évolution et de naturalité comme modalité de gestion. Leur niveau de protection correspond à la catégorie 1 b du classement de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), soit le niveau maximal de protection », précise le site de l’association.

Avec l’inauguration de la réserve de vie sauvage du Trégor, il y a désormais trois espaces labellisés et gérés par l’Aspas. Les deux autres sont situés dans la Drôme (RVS des Deux Lacs et du Grand Barry). « La chasse et la pêche sont autorisés sur quasiment tout le territoire français, y compris dans des parcs nationaux et la majorité des réserves naturelles de l’État. Ce petit bout d’authenticité est un cadeau à tous les citoyens désirant un peu de paix », conclut l’association.

Pour aller plus loin

www.aspas-nature.org