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A Locquénolé pousse une pépinière fruitière et bio

« J’ai été presque 15 ans fleuriste et j’ai toujours été passionnée de jardins, j’ai toujours travaillé les mains dans la terre. Mais avec les années, le métier de fleuriste n’avait plus de sens, je travaillais avec des végétaux qui avaient parfois traversé la planète, et mon regard a changé aussi. » raconte Florence.

Après avoir exercé différents métiers « mais toujours proches du vivant », Florence a rencontré de nombreux agriculteurs bio du Grand Ouest qui l’ont aidé à réfléchir à son projet. Il y a quelques années, elle rencontre Cyril Macler, pépiniériste fruitier sous le label Nature et Progrès à Plougonver (22), qui la pousse à s’installer, « à partir de là, c’est devenu évident pour moi », raconte-elle.

Un parcours qui n’a pas été de tout repos, en particulier au moment de trouver le terrain. « J’ai cherché des terres pendant deux ans. Ce terrain, je l’ai acheté en friche à la mairie, et si je l’ai eu, c’est parce que personne n’en voulait. Nous avons dû évacuer beaucoup de cailloux et je n’ai pu le découvrir vraiment qu’une fois le broyeur forestier passé. Il y avait aussi 56 cyprès en bordure qu’il a fallu retirer et dessoucher. » informe-t-elle. 

Une petite partie des cailloux © Carole Jacq

© Carole Jacq – « Quand je greffe quelque chose de trois centimètres et que trois mois après, elle atteint 3 mètres de haut, je trouve ça fascinant ! C’est beau, ça sent bon et ça donne des fruits. » ajoute Florence.

Entièrement bio, la production de 1 500 arbres pour cette année s’adresse principalement aux particuliers. Cette petite production lui demande énormément de temps de surveillance. En effet, elle n’utilise ni engrais chimique ni traitement et travaille avec des méthodes naturelles telles que les engrais verts, le mulching (qui signifie « paillage » en anglais et caractérise une technique de fertilisation naturelle), le fumier bio et le désherbage naturel. 

Un espace d’accueil en bois a été fabriqué, il est ouvert au public du vendredi au samedi de novembre à mars. De taille humaine, « les gens peuvent venir choisir leur arbre, me rencontrer, je peux les accompagner dans leur choix et ils peuvent réserver les arbres à l’avance. C‘est aussi un moment pour expliquer les règles de base tel que le respect des rythmes de vie des végétaux», explique Florence.

Construction en bois pour l’accueil du public © Carole Jacq

 

« Je vends uniquement des arbres d’un an et quelques uns qui ont deux ans. En effet, plus un arbre est jeune et plus son installation sera facile. Il faut respecter l’équilibre entre le système racinaire et le système aérien. Nous sommes amenés pour des raisons pratiques à couper les racines afin de faciliter le transport. Pour les petits arbres ce déséquilibre est moindre et cela évite de créer un stress qui peut-être dommageable. » conclut-elle. 

 

Plus d’info

http://www.pepiflo.com

 

 

 

 

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