Et si l’eau redevenait un atout pour notre territoire !

(Plume Citoyenne) Jusqu’au milieu du siècle dernier, le Bas-Léon vénérait son eau (fontaines sacrées), s’alimentait dans ses multiples puits à l’eau propre et abondante. Les habitants utilisaient l’eau des ruisseaux pour leurs besoins domestiques (lavoirs, baignades, etc…) Les prairies humides étaient utilisées pour le pâturage. Depuis, tout ceci s’est perdu ; l’eau, les cours d’eau, les talus et les zones humides ont été négligés voire massacrés.

Conséquence de ces dégâts, de nombreux problèmes sont apparus depuis 50 ans : marées vertes, zones de baignade et zones conchylicoles fermées, puits pollués abandonnés, zones humides comblés et biodiversité en net retrait, pesticides, bactéries et nitrate dans les eaux obligeant à des traitements de plus en plus poussés,…

Les associations n’ont cessé d’être des lanceurs d’alerte sur la dégradation de la qualité de l’eau, devant la situation très dégradée du territoire des politiques publiques et un sursaut citoyen s’est lentement mis en place.

Depuis une quinzaine d’années le territoire se mobilise pour tenter de remonter la pente. Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des eaux (SAGE) du Bas-Léon a fait un état des lieux montrant les nombreux problèmes existants encore sur notre territoire. Si actuellement les taux de nitrate dans l’eau baisse régulièrement, ils sont encore beaucoup trop élevés. Les dernières études et analyses montrent que de nombreuses autres pollutions sont encore bien présentes sur notre territoire : marées vertes, pesticides, bactéries, norovirus, continuité écologique dégradée,…

Le coût économique de ces pollutions est très important : traitement et interconnexions des eaux potables et usées, mise aux normes des élevages, ramassage d’algues vertes, baignades et parcs à huîtres fermés, image de marque dégradée pour le tourisme et les produits du terroir,…

Comme des collectivités et certains agriculteurs, les associations locales mènent des actions concrètes pour remédier aux problèmes environnementaux du territoire.

L’eau était autrefois un atout majeur pour notre territoire, elle doit le redevenir.

Et si l’eau redevenait un atout pour notre territoire ! 5 témoignages pour montrer qu’agir en faveur de l’environnement n’est pas une charge mais un investissement d’avenir pour tout un territoire.

Cette soirée ouverte à tous se tiendra le vendredi 6 avril à 20h30 à Lannilis, salle Nuit de Noces, Espace Lapoutroie (derrière la mairie).

Organisation : Les associations Kan an Dour de Lannilis, Abers Nature de Plabennec et Eau et Rivières de Bretagne

Animateur : Arnaud Clugery (Eau et Rivières de Bretagne)

Intervenants : Philippe Dequesnes, Nadine Kassis et Dominique Mignon (association Kan an Dour Lannilis) : Sur la reconquête de la qualité de l’eau dans les Abers et la protection du captage d’eau potable de Lannilis, l’eau en circuit court ;

Jean-Yves Piriou (association Abers-Nature) : la gestion et la valorisation de la zone humide de Lanorven à Plabennec et son impact sur la vie locale

Anne Gaël Simon (Syndicat des eaux du Bas-Léon) : les actions vers le «zéro pesticide » en zone urbaine auprès des communes du bas-léon, un investissement de santé publique ;

Laurent Le Berre (association APPCL Landunvez) : les actions associatives pour la reconquête de la qualité des eaux de baignade pour maintenir le tourisme.

Yannick Jestin (agriculteur installé en bio, représentant du GAB Lanmeur ) :  l’agriculture biologique et les externalités positives pour l’eau.