Il se lance dans la construction d’un voilier bio-sourcé

Il se lance dans la construction d’un voilier bio-sourcé
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Depuis tout petit, Guillaume Aurenche rêve de voile. Sensible à la préservation de l’environnement, il a choisi de quitter sa Bourgogne natale pour s’exiler en Bretagne, royaume du naustisme. « Je travaille désormais dans la construction navale », précise-t-il. Un atout pour mener à bien le projet qui lui tient à cœur : construire un voilier de façon écologique, et participer à la Mini Transat, une course transatlantique en solitaire à bord de voiliers de 6,50 mètres.

Guillaume souhaite donc construire un voilier de cette taille, qui soit le plus écologique possible. Pour cela, à la place des fibres de verre ou de carbone traditionnellement utilisées, Il souhaite utiliser des matériaux « bio sourcés ». Il a à cet effet réalisé des tests, avec l’aide d’étudiants en licence professionnelle « matérieux composites » de l’Université Bretagne Sud de Lorient, avec de la fibre de bambou ou de lin. « Le lin est intéressant, car c’est une culture qui pousse vite, et qui est produite en France », explique Guillaume. Ces fibres peuvent ensuite être associées à des résines bio-sourcées, réalisées à base d’huile végétale.

 

Démarrage de la construction fin 2015

 

Si la construction est pensée de manière respectueuse de l’environnement, il en va de même pour la fin de vie du bateau. Guillaume Aurenche réfléchit également à la manière d’optimiser le recyclage. « L’inconvient des composites se trouve dans la façon de les recycler : il faut réussir à séparer les fibres et la résine, qui sont liées. Je suis en contact avec une entreprise qui travaille sur ce sujet, pour pouvoir parvenir à une solution satisfaisante », confie Guillaume

Actuellement au stade du montage du projet et des recherche en terme de techniques et de résistances mécaniques, Guillaume espère lancer la construction effective du bateau à la fin de l’année, en vue d’une qualification pour la course en 2016, pour pouvoir participer à la Mini Transat en 2017. En attendant, il a lancé une opération de financement participatif pour permettre aux personnes intéressées de participer avec lui à son projet. Et partira bientôt à la recherche de sponsors.

 

 

Plus d’infos

http://www.revedemini.fr/

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Marie-Emmanuelle Grignon

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