Le projet FreeganTruckTour a besoin de solidarité !

Nous sommes 4 étudiant.e.s : Maya, Lou, Lorette et Manoé, motivé.e.s pour changer les choses à notre échelle ! Et c’est pourquoi, dans le cadre du PIC (projet d’initiative en communication) de notre formation, nous avons décidé d’allier nos centres d’intérêts à nos projets de formation. En effet, nous sommes tous les 4 en BTS GPN (gestion et protection de la nature) et donc sensibles à l’environnement, au développement durable et à la sensibilisation/valorisation auprès du public. 

La problématique que nous avons choisi de traiter est : Comment sensibiliser la population au gaspillage alimentaire en sachant qu’il représente 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ? 

Pour répondre à cette problématique, nous allons, à l’aide de nos différents partenaires, récupérer les invendus de plusieurs établissements (Boulangeries, supermarchés, traiteurs, agriculteurs..) et les cuisiner à l’aide d’un chef local Pierre Antoine Jasselin des “Temps Bouilles” au sein de la cuisine de Carré d’as pour les distribuer gratuitement à un public diversifié sur le marché de Morlaix. Cette action a pour but de communiquer et sensibiliser différents publics sur le gaspillage alimentaire afin de bouger les choses de manière locale ! 

C’est pourquoi aujourd’hui nous avons besoin de vous : pour acheter le nécessaire pour assaisonner nos bons petits plats, les protections sanitaires, les contenants biodégradables et toutes les petites choses pour communiquer.

Nous avons pour cela créé une cagnotte Leetchi : 

https://www.leetchi.com/c/freegan-truck-tour?utm_source

Nous avons besoin d’un petit coup de pouce, alors n’hésitez pas à y participer et à partager à vos contacts ! 

Merci beaucoup,

Le Freegan Truck Tour




LE FIL – un espace d’expérimentation collective en petit Trégor finistérien côtier

Les initiatives citoyennes prennent de plus en plus d’ampleur – vive la défense de la convivialité ! – et en voici une toute nouvelle : Fabrique d’initiative locale, LE FIL.

Dans l’esprit : unissons nos forces pour réaliser ce qui peut encore paraître comme un rêve…… nous avons constitué un collectif d’habitants après avoir appris la mise en vente de l’ancienne colonie de vacances de la CCAS Edf-Gdf de Plougasnou. Nous ne voulions pas que ce lieu, qui a une longue histoire populaire et solidaire, glisse dans le domaine privé.

Notre volonté aujourd’hui est d’y créer et de faire vivre un espace d’expérimentation sociale, écologique et culturelle, ouvert à toutes et à tous. Ce lieu serait géré par les habitant·e·s de tous les âges et de toutes les origines, uni·e·s par l’envie de créer un lieu fédérateur où tout un chacun pourrait trouver sa place.

Le conseil d’administration de la CCAS va décider de la vente le 19 mars 2021. D’ici là nous allons réunir nos efforts pour faire entendre notre voix auprès des habitant·e·s, des élu·e·s, des décideurs pour défendre cette ancienne colonie de vacances et notre projet citoyen. Tout s’est passé rapidement, et le projet reste bien évidemment encore ouvert, mais nous y voyons déjà un café-cantine dans son cœur, un mini-marché pour les producteurs locaux, un jardin pédagogique, une recyclerie, une bibliothèque, des cours du soir, un ciné-club, des ateliers, un accueil d’urgence, un kiosque pour diffuser des infos locales, un espace pour spectacles et expositions…

Qui sommes-nous ? Nous sommes des Plouganistes et Saint-Jeannais, accompagnés de tous ceux qui veulent participer à l’aventure et y apporter leur contribution selon leurs possibilités et envies ! Pour le moment, nous sommes agriculteurs et artistes, architectes et arpenteurs, chercheurs et comédiens, chargés d’administration et clowns, étudiants et écologues, philosophes et photographes… et avec vous, beaucoup plus encore.

N’hésitez pas à vous manifester par le biais de notre page Facebook (https://www.facebook.com/LE-FIL-un-espace-dexp%C3%A9rimentation-collective-108396097972956), notre site Internet viveleccas.toile-libre.org, et notre mail : ccpsj@protonmail.com

http://viveleccas.toile-libre.org/index.htm




Un tour de l’Atlantique en famille à la voile « zéro déchet »

Antoine, Dorothée et leurs deux enfants souhaitent se lancer dans un projet un peu fou : un tour de l’Atlantique à la voile « Zéro Déchet », avec un départ à l’été 2021. Ils viennent de lancer leur première lettre d’information pour présenter leur démarche et leurs préparatifs. En voici des extraits choisis…

La création du site

Le 3 octobre 2010, on se lance dans la création de notre association. Depuis quelques temps déjà, cette idée nous trotte dans la tête : faire un tour de l’Atlantique à la voile propre ! Après le confinement du printemps 2020, nous avons soif de liberté et d’aventure. Les enfants grandissent, l’idée fait son chemin. En parallèle, nous sommes de plus en plus sensibles à l’économie circulaire et essayons d’améliorer notre mode de consommation : on cuisine plus de légumes, on se lance dans l’utilisation du shampoing solide, on achète les jeux et les vêtements d’occasion… nos premiers pas.

C’est décidé nous allons donner du sens à notre voyage ! Nous réfléchissons au nom, au logo de l’association. Après plusieurs tests, ce sera Ocean Lives Matter (OCLIMA). On décrit dans l’article n°2 l’association ainsi : « Cette association a pour objet de : promouvoir et agir pour la préservation des océans »

Nos moyens d’actions :

1- Sensibilisation & éducation

2- Mise en pratique et promotion du zéro déchet

3- Réalisation de relevés scientifiques

Notre bateau Numérosis

Nous avions plusieurs critères pour notre bateau idéal. Celui-ci devait pouvoir nous accueillir tous les 4. Nous visions 3 cabines minimum. Il faut bien avoir une cabine pour pouvoir recevoir la famille.

Nous voulions aussi un bateau robuste, facilement manoeuvrable en équipage réduit avec un grand cockpit ! Pour le reste, la cuisine en long, en L ou en U a fait l’objet de nombreux débats. Enfin un bateau déjà équipé pour la grande croisière aurait été top.

Et finalement le dernier critère ou le premier, le budget !

Courant septembre, nous avons visité 3 bateaux dont un RM (le bateau rêvé d’Antoine mais trop cher). Puis nous sommes tombés sur une annonce de Mahé Nautic pour un Sun Odyssey 39i Perofrmance. Exactement ce que nous cherchions. On contacte rapidement le vendeur, 2 jours après Antoine a rendez-vous pour le visiter au Crousty. Il m’appelle « Alors on fait une offre à combien ? »

Nous contactons un expert Mr Emmanuel Jacobé, qu’on recommande fortement ! Quelques réparations nécessaires sont identifiées. Après négociation avec le vendeur, les réparations sont effectuées et le bateau est dispo début décembre.

Plus d’infos : https://www.facebook.com/OceanLivesMatter/




Précarité alimentaire : des volontaires en service civique prennent la parole

Enaïm effectue une mission en service civique au sein de notre association. Il a participé, en compagnie d’une équipe de six volontaires du centre social Carré d’As à Morlaix, à des ateliers d’expression libre autour de la thématique de la précarité alimentaire, animés par Eco-Bretons avec le Conseil Départemental du Finistère.

Il nous fait partager son expérience.

Quelques un.e.s des jeunes volontaires témoigneront cet après-midi lors des Assises départementales de l’Alimentation, organisées par le Conseil Départemental du Finistère, qui se dérouleront exceptionnellement sur internet.

J’ai participé à plusieurs activités avec d’autres volontaires en service civique qui effectuent leur mission au sein du centre social Carré D’As, basé dans le quartier de la Vierge Noire à Morlaix. Ces ateliers se sont déroulés avec l’association Eco-Bretons, dans laquelle je suis en service civique.

Les deux structures ont travaillé ensemble pour traiter du sujet suivant: La précarité alimentaire.

La précarité alimentaire touche beaucoup les étudiants et c’est d’ailleurs pour cela qu’Eco-Bretons et Carré D’As ont jugé logique de faire contribuer leurs jeunes services civiques.

L’objectif était la sensibilisation sur le sujet à travers des activités comme une carte mentale ou encore du photo langage mais aussi, si possible, obtenir quelques témoignages vidéo ou bien audio, via un questionnaire.

C’est donc sur une durée de quatre jours que ces activités toutes aussi drôles qu’enrichissantes ont eu lieu.

La première journée a été consacré aux présentations. Nous avons donc, grâce au portrait chinois, brisé la glace afin de rendre l’ambiance plus conviviale, ce qui marcha ! De là, nous avons commencé à traiter le sujet ainsi que la première activité avec enthousiasme.

Nous avons précisé à tour de rôle ce qu’il nous évoquait puis, nous avons commencé à élaborer une carte mentale. Elle consiste à mettre en lien plusieurs idées qui graviteraient autour d’un sujet et à les noter à proximité. Nous avons donc mis en lien tout ce que le phénomène de la précarité alimentaire nous évoquait puis nous avons réparti les idées autour du thème.

Ceci nous a permis de mieux cerner le problème et nous avons commencé à dégager avec plus de précision des faits et des idées.

Par exemple : le mot «précarité», venant du mot «précaire», a un caractère de courte durée. Cela nous a permis de déduire que ce phénomène qu’est la précarité alimentaire peut être de courte durée.

Nous avons aussi mis le doigt sur les principales causes de la précarité alimentaire et nous avons déduit qu’elle peut être dû à des difficultés financière, de transport et même d’autosuffisance !

Elle touche autant les jeunes que les personnes âgées et peut apparaître sous la forme de la malbouffe. De plus, ne pas savoir cuisiner peut s’avérer très problématique et causer cette même précarité.

Au cours de la deuxième journée, nous avons parlé des plats pré-préparés ainsi que de leurs avantages et inconvénients. Nous avons donc vu que mise à part la rapidité et le moindre coût, les plats à réchauffer ont aussi des défauts tel que l’ajout de conservateurs, leur permettant d’être conservés longtemps et qui nuit à notre santé. De même, nous avons noté l’absence de nutriments dans ces plats.

Grace à la carte mentale, nous sommes allés plus loin dans notre réflexion et nous avons échangé sur les diverses solutions qui peuvent être ou qui ont été mises en place. Ainsi, Les restos du cœur, les épiceries solidaires ou encore le glanage, qui consiste en la récupération d’aliments en bon état, ont été évoqués. La carte mentale nous a permis de donner une définition sur ce qu’est réellement la précarité alimentaire.

Le second atelier a commencé pendant la troisième journée. Le photo langage est une activité très simple. Plusieurs images avaient été disposées et par groupes de deux ou de trois, nous devions tous choisir sept images, puis décrire ce que nous voyions et dire pourquoi nous avions choisi ces images, et enfin expliquer pourquoi elles nous ont interpellés. C’est sur cette même activité que nous avons pu mettre en corrélation le gaspillage et la précarité alimentaire, et identifier des solutions qui avaient été évoquées la veille.

Enfin, nous les avons mises dans un ordre chronologique, avant de leur donner des titres à chacune.

Le quatrième jour, nous sommes passés aux témoignages. Les trois jours précédénts nous avaient servi à cerner le problème de la précarité alimentaire, à nous sensibiliser, mais aussi à nous y préparer. Avant de tourner les vidéos, nous avons pris connaissances du questionnaire avec lequel nous allions faire cet exercice. Nous avions le choix de ne pas répondre à toutes les questions mais cela ne nous a pas empêché d’enregistrer des témoignages très enrichissants. Nous avons ainsi obtenu 33 minutes de témoignages ainsi que celui d’une étudiante externe au projet sous forme d’audio.

Pour la plupart, nous avons déjà vécu ce phénomène de précarité alimentaire, et pour certains le fait de témoigner est apparu comme une évidence.

Pour ma part, cette expérience en compagnie des autres volontaires m’a permis de mieux comprendre ce qu’est la précarité alimentaire et de m’ouvrir l’esprit sur le sujet. Je suis très satisfait d’avoir pu y participer.




Des rencontres nourrissantes à la Foire d’automne de l’arboretum Les arbres du monde au Huelgoat

Par Olivier Danet

(Plume Citoyenne) Voisins de palier des Monts d’Arrée, Centre-bretons de naissance, de sang ou de cœur, besogneux de la terre et de la matière, artistes des plaisirs gustatifs et esthétiques… venez les rencontrer à la foire du 25 octobre à l’arboretum Les arbres du monde au Huelgoat*.

Parmi eux, Stéphanie Saliot, 47 ans, est installée à kervitod en Le Saint (56) depuis 2013. Après deux ans de rénovation de sa maison elle a officiellement créé la pépinière biologique « Des Fruits des Fleurs » en 2015. En 2018 son conjoint Alain la rejoint.

Après 12 ans de carrière, une reconversion professionnelle s’est imposée à cette formatrice en prépa kiné. Participer au système des concours déshumanisants voir dangereux pour la santé des élèves, subir un « management du résultat » qui bride l’autonomie du formateur, s’épuiser dans une course boulot TER dodo entre Rennes et son jardin de 2000m² jusqu’à en perdre tout lien avec la nature ne lui étaient plus supportable.

Aujourd’hui son travail de pépiniériste, artisane semencière, chercheuse en nouvelles utilisations de plantes la passionne. Stéphanie les transforme les multiplie les fait découvrir, par exemple sur le marché de Merville à Lorient, les foires aux plantes ou aux cuisiniers gastronomiques locaux et aux élèves de l’Université des Sciences et des Pratiques Gastronomiques de Quimper. Économiquement tout reste fragile, mais les projets sont plus que jamais liés au jardin : développer l’activité de production de semences en lien avec les réseaux locaux, peupler la pépinières d’objets, la coiffer d’une cabane dans les arbres, refuge et observatoire, transformer le verger en jardin-foret. Et aussi transmettre une expérience et des savoirs dans le cadre d’ateliers ou de formations pour que d’autres s’y collent à cette transformation de leur vie et de notre monde. Ainsi renouer avec la pédagogie qu’elle aimerait intégrer à son nouveau métier Et aussi, peut être, ne pas laisser aux mains des industriels délétères l’exclusivité de nos ressources, de notre alimentation, de notre cadre de vie et de notre santé ?

D’autres portraits d’exposant.e.s présent.e.s à la foire du 25 octobre sont à découvrir sur : https://www.facebook.com/cooperativearbresdumondeenarree

Pour découvrir les produits de la pépinière et avoir plus d’infos

Site internet : http://desfruitsdesfleurs.fr

Mail : contact@desfruitsdesfleurs.fr

TEL : 07 83 96 15 69

* Dédié à la biodiversité végétale avec ses 3 600 espèces des 4 continents répartis sur 20 hectares,

« Les Arbres du Monde au Huelgoat » est niché sur un point culminant des Monts d’Arrée. Ce site magnifique vous invite au voyage : de la flore chilienne à la vallée himalayenne, du bush australien à la bambouseraie, en passant par les collections d’eucalyptus, de magnolias, de rhododendrons, de conifères et d’érables…

Depuis le 1er octobre 2019, le parc est entretenu et animé par la coopérative « Arbres du Monde en Arrée ». Ouvert du 1er avril au 31 octobre (hors juillet et août) : les samedis et dimanches après-midi de 14h à 18h.




Balade à la Gacilly, à la croisée des regards d’Amérique latine

Jusqu’au 31 octobre 2020,La Gacilly (56) vous accueille pour une expérience photographique immersive et déambulatoire à ciel ouvert, présentant le meilleur de la création photo contemporaine. Festival engagé sur les grands enjeux environnementaux de nos sociétés, l’exposition interroge notre relation au monde et à la nature.

La Gacilly, petite cité nichée au coeur du Morbihan, dans la vallée de l’Aff, est un village de caractère de 4 000 habitants, où oeuvrent de nombreux artistes et artisans d’art. Connu comme le berceau d’Yves Rocher, fondateur de la marque du même nom, développée autour des produits de beauté et de soin par les plantes, c’est sous son impulsion qu’est né en 2004, un festival de photographies devenu le plus grand d’Europe : le Festival Photo La Gacilly.

Chaque année, de l’été à l’automne, ce festival présente une exposition en extérieur, avec au coeur, comme le précise son Président Augustre Coudray, « l’homme dans son environnement, celui dont il a hérité et celui dont il est responsable pour les générations à venir ».

« La programmation s’articule sur une double thématique : l’une, géographique, qui met à l’honneur les artistes d’un pays ou d’une région du monde, et l’autre, une problématique environnementale ».

Une véritable invitation à la flânerie, dans les rues, venelles et sentiers, dans un écrin de verdure, où près de 1000 images s’offrent au public. Un voyage en images, qui remplacent les mots…

Cette édition 2020 est dédiée aux journalistes reporters latino. Ils portent leurs regards avisés sur les différents visages de l’Amérique latine, leur terre natale. Des récits en résonance avec l’actualité.

Parmi eux, l’illustre brésilien Sebastiao Sagaldo, et ses photos sur les travailleurs de la mine de Serra Pelada au Brésil, « esthétique d’une servitude moderne »(1986). Une exposition grandiose, de clichés noir et blanc saisissant. Telle une fourmilière, près de 50 000 hommes, s’agglutinent, perchés sur de fragiles échelles en bois, accrochés aux corniches d’une terre creusées à outrance, au dessus d’un trou béant, risquant leurs vies à chaque pas, en quête de précieuses pépites d’or.

Les portraits sont sublimes : ces visages ternis par l’argile, leurs regards profonds communiquent avec force, l’ambiance de ces lieux, de cet enfer aujourd’hui fermé.

Comme l’exprime l’auteur, « La photographie, c’est la mémoire et le miroir de l’histoire ». Cet artiste de renom est à retrouver dans le film documentaire « Le sel de la terre », réalisé par Wim Wenders, qui au début de ce chef d’oeuvre explique : « Un photographe est quelqu’un qui écrit avec la lumière, dessine le monde avec des lumières et des ombres. […] comment aurais-je pu me douter que j’allais découvrir bien plus qu’un photographe ». A découvrir absolument !

© Sebastiao Sagaldo

© Sebastiao Sagaldo

Poursuivons cette exploration brésilienne, à la rencontre de la photojournaliste, Carolina Arantes, née au Brésil et résidant en France. Elle nous dresse le portrait d’Altamira, « la ville de toutes les démesures, une sorte de nouveau Far West attirant tous les aventuriers depuis la construction du méga-barrage de Belo Monte qui a englouti 50 000 hectares de forêt primaire ». Sous son objectif, l’amazonie ravagée par les incendies et ses peuples indiens en résistance. L’acte délétère de « puissants », pillant et s’accaparant les ressources au mépris de l’environnement et des communautés indigènes.

© Carolina Arantes

Même combat pour les 300 leaders indigènes réunis en janvier 2020 au cœur de la forêt, dans l’État du Mato Grosso : « à l’heure où le monde se préoccupe du Poumon Vert de l’Humanité en proie à de terribles incendies, ils savent désormais que le temps de leur survie est compté ».

Basé à Rio de Janeiro, l’auteur Carl de Souza a suivi la révolte de ces communautés qui refusent de mourir.

© Carl De Souza

Un des drames de notre siècle, c’est également le sort de ces peuples qui migrent pour survivre, fuyant la misère, la guerre, la famine, risquant la mort dans leur exil. Pedro Pardo, photographe mexicain, dresse en image la situation à la frontière, un cliché d’un groupe de migrants latino-américains escaladant le mur dressé entre le Mexique et les États-Unis. Honoré d’un World Press Photo en 2019, il n’en finit pas de documenter un pays meurtri qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la violence.

© Pedro Pardo

Enfin, un coup de coeur particulier pour Emmanuel Honorato Vazquez, écrivain et photographe équatorien, décédé à 31 ans et reconnu à titre posthume. « L’oeil oublié des années 20 ». Il laisse une trace à la fois documentaire et artistique de la société de son époque, celle de la fin des années 1910 et du début des années 1920. Son travail aurait pu définitivement sombrer dans l’oubli, mais après un siècle d’obscurité, l’Equatorien retrouve la lumière et une place parmi les grands photographes du XXe siècle. Dans ses clichés, des portraits magnifiques, profonds, dont celui de son épouse, d’une extrême sensibilité.

© Emmanuel Honorato Vazquez

Un aperçu de quelques uns des grands de la photo, à admirer à la Gacilly.

Laissez-vous conter les contrées lointaines, à la rencontre de civilisations éloignées de nos sociétés modernes, aux us et coutumes préservés, habitant en harmonie avec le vivant, …

Des récits de vie qui touchent au coeur, des coups de projecteurs sur la beauté comme la laideur du monde.

Des clichés qui interrogent, choquent, émerveillent, …

Des textes qui enseignent, révèlent et réveillent les consciences.

On comprend mieux pourquoi près de 300 000 visiteurs chaque année, soient séduits par ce merveilleux festival, qui plus est gratuit !