Le covoiturage des bénévoles – Maëlle Turries d’Eau et Rivières de Bretagne

(Plume Citoyenne) Le 02 et le 16 février 2021 se déroulait la Caravane des Transitions à destination des associations de la ville d’Auray. Cet événement, en collaboration avec la ville d’Auray et le pôle ESS Peps, avait pour but d’apporter des solutions écologiques concrètes aux d’associations du territoire d’Auray et de favoriser l’entraide.

Le principe de la Caravane est simple : 1 intervenant parle de son expérience et de son plaisir d’avoir changé ses pratiques pendant une trentaine de minute.

Lors de cet événement, plusieurs thèmes ont été abordés, et notamment le covoiturage des bénévoles présenté par Maëlle Turries d’Eau et Rivières de Bretagne.




La grenouille à grande bouche, un projet qui rassemble

Rencontre avec Nathanaël Simon, coordinateur de la Grenouille à Grande Bouche, un projet rennais unique au coeur de la transition socio-écologique.

La Grenouille à Grande Bouche est un projet autour duquel restauration et écriture se lient. L’idée naît grâce à trois collaborateurs : Nathanaël Simon, Fanny Amand et Louise Katz.

La volonté de départ était de créer à la fois un restaurant (qui ouvre ses portes en Janvier 2020) et une revue trimestrielle (dont le premier numéro paraît en Mars 2019). Le restaurant se concentre essentiellement sur la bistronomie et mise sur une cuisine simple avec des produits de qualité.

En effet, La Grenouille à Grande Bouche s’approvisionne au maximum auprès des petits producteurs locaux du bassin rennais et utilise à 80 % des produits issus de l’agriculture biologique.

En ce qui concerne la revue, il s’agit d’un mook* d’une cent-trentaine de pages au sein duquel la littérature se met au service de l’alimentation. Y sont abordées des problématiques autour de la nourriture, de son évolution, de son impact sur l’environnement ou encore de sa provenance. Selon Nathanaël, l’objectif de la revue est avant tout « d’informer sans juger », de faire en sorte que le point de vue de l’équipe influe le moins possible sur l’information à transmettre.

Il est par ailleurs important de noter la dimension écologique de l’entreprise. Le restaurant, en prônant l’agriculture biologique, cherche à défendre une alimentation durable tandis que la revue appuie encore cette idée à la fois dans la forme (papier certifié, encre végétale certifiée PEFC) et dans le fond (avec par exemple un article sur la provenance du romarin ou du melon et l’impact de leur importation et de leur culture sur l’environnement ou en se questionnant, dans un autre numéro, sur la pollution qu’entraîne l’élevage de porc en Bretagne). Mais tout cela sans émettre de jugement ou de critique, simplement en énonçant des faits.

Les trois co-fondateurs ont opté pour le modèle économique de la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) dont la spécificité est de s’inscrire dans une dynamique territoriale d’utilité sociale. Ainsi, ce modèle permet de fournir à ceux qui y travaillent un emploi durable et de faire vivre sur le long terme l’entreprise. Le but de ce choix est qu’un maximum de personnes participe au projet en devenant sociétaire de ce-dernier. D’où la volonté de nos trois collaborateurs de créer un « projet qui rassemble ». Pour remplir cet objectif, Nathanaël, Fanny et Louise, on fait le choix d’agir sur deux leviers : la participation et la redistribution.

« Ce dont nous avions envie, c’était d’essayer de, modestement, mettre en adéquation nos valeurs avec la réalité, d’être à mi-chemin entre les idéaux et les actes concrets ». témoigne Nathanaël pour expliquer le choix original de l’équipe d’avoir fondé cette entreprise atypique.

La Grenouille à grande bouche peut être vue comme un projet qui rassemble tout d’abord puisqu’il s’agit d’un projet participatif.

En effet, l’équipe professionnelle accueille chaque jour à ses côtés toute personne motivée pour participer de façon bénévole à la vie du restaurant ou à l’écriture de la revue. Ces bénévoles peuvent, en ce qui concerne le restaurant, aider au service ou en cuisine, et, en ce qui concerne la revue, proposer des articles, poèmes ou tout autre travail d’écriture autour d’un sujet donné (par exemple pour la revue de juillet-septembre 2020, celui du casse-croûte). Les volontaires ont souvent connaissance du projet via le bouche-à-oreille ou via des organismes (centres sociaux, associations…). Aucune compétence particulière n’est requise pour participer à l’aventure et devenir bénévole. Il suffit juste d’avoir envie de donner un peu de son temps et de vouloir rejoindre un projet collectif. Pour Nathanaël Simon, il existe au sein de l’entreprise une réelle volonté d’inclure le plus de monde possible et ce, peu importent les parcours de vie de chacun. Et tant mieux si le projet peut contribuer à la réinsertion citoyenne et sociale de certains habitants. De plus, il s’agit bien d’un projet fédérateur dans la mesure où le restaurant est implanté à Rennes, dans le quartier du Blosne, un quartier d’une grande mixité sociale. Il était essentiel pour nos trois collaborateurs de s’installer dans ce quartier plutôt que dans l’hypercentre rennais.

La Grenouille à grande bouche est un projet qui rassemble puisque l’entreprise est aussi redistributive.

En effet, l’un des objectifs que se sont également fixés Nathanaël, Fanny et Louise est d’être en capacité de générer suffisamment de chiffre d’affaire pour pouvoir en redistribuer une partie une fois les salaires et les charges payés. Par redistribuer, la Grenouille entend : reverser une partie de ses bénéfices à des associations locales telles que « Au p’tit Blosneur », un incubateur de quartier qui créé du lien social entre les habitants du Blosne. A terme, l’objectif des sociétaires est de reverser environ 8000 euros de leurs bénéfices annuels à une association consacrée à l’aide alimentaire, ainsi qu’à une association assurant l’alphabétisation et l’accueil des migrants.

Nous l’aurons donc compris, La Grenouille à grande bouche, en plus de rassembler par son côté participatif en accueillant tous ceux désireux d’aider, rassemble aussi par son versant redistributif en soutenant ceux qui en ont besoin.

* Publication hybride à mi-chemin entre le magazine, la revue et le livre.

Lien vers le site de la Grenouille à Grande Bouche : https://www.lagrenouille.bzh/




Breizh Sun Trip : le rallye écolo 100 % vélo solaire

Le samedi 26 juin, à Lomener, dans le Morbihan, de drôles de vélos à panneaux solaires ont envahi le petit camping de l’Anse du Stole. Vous connaissiez le Tour de France, voici le Breizh Sun Trip ! Nous sommes à la veille du départ de ce « Vendée Globe » terrestre. L’arrivée est prévue ce 7 juillet à Saint-Malo.

La première édition bretonne de ce rallye a été lancée à Lorient, le dimanche 27 juin, veille de l’étape du Tour de France « Lorient-Pontivy ». Ici pas de compétition, mais une randonnée découverte des plus beaux sites bretons sur un parcours de 1000 kms entre Lorient et Saint-Malo. Le parcours à itinéraire libre se pratique en dix étapes de 60 à 120 kms. Une sorte de version terrestre du «Vendée Globe » destinée à vanter les mérites d’une « écologie souriante ».

En 2020, le Tour de France du Sun Trip avait fait une incursion en Bretagne. L’accueil avait été si bon et les Bretons s’étaient montrés si intéressés par les énergies nouvelles que Florian Bailly, l’initiateur de l’événement, a opté en 2021 pour un rallye 100 % Breizh.

Particularité des 22 participants, ce sont des ambassadeurs de l’éco-mobilité. Leur vélos-rando écolos, à deux ou trois roues,  sont équipés d’une assistance électrique alimentée par des panneaux solaires. Pratique pour se tenir bien à l’abri et rouler au sec quand la météo se veut capricieuse ou à l’ombre en cas de forte chaleur. Ils prouveront surtout, dans cette aventure à dimension humaniste, l’efficacité de leur système de transformation d’une ressource naturelle, disponible à volonté.

L’énergie récupérée par les panneaux photovoltaïques est stockée dans une batterie grâce à un convertisseur. Le vélo est muni d’un mini ordinateur de bord. Il sert un peu de boussole aux randonneurs qui doivent analyser ensoleillement, reliefs du parcours et niveau des batteries pour modérer ou accentuer leurs efforts.

Des vélos entre 2.500 et 15.000 €

Samedi, les coureurs sur le départ avaient établi leur camp de base à Lomener. Leurs machines avaient de quoi intriguer les touristes, retranchés dans leur bungalow sous un ciel pluvieux. Certains vélos sont estampillés aux couleurs du Sun trip Europe – 10000 km dans 30 pays avec un prologue de dix jours depuis Lyon le 1er juin pour un départ officiel à Bruxelles le 10 juin, un autre rallye en simultané.

Claude Brojant, 76 ans « pour encore un mois », a transporté son vélo en terre bretonne à l’arrière de sa voiture depuis Mayac dans la Dordogne. C’est un passionné de déplacements à deux roues. « J’ai commencé à avoir beaucoup de mal à faire du vélo classique, mais j’en avais encore envie, j’ai donc opté pour une assistance électrique, mais comme je suis un peu écolo, j’ai trouvé un système pour alimenter ma batterie avec le soleil ».

A gauche, Claude Brojant, 76 ans, et à droite, Nina Wollner, 52 ans, deux des 22 randonneurs du Breizh Sun Trip.

Pour vous équiper, prévoyez un budget en fonction de vos aptitudes manuelles et de vos connaissances en électromécanique. « Les auto-constructeurs peuvent s’en tirer pour 2500 à 3000 . Si vous n’êtes pas bricoleur, le prix d’un tel engin peut aller jusqu’à 15000 € », estime Claude. Le sien lui a coûté 7500 €. En trois mois, il a déjà avalé 1500 kilomètres. « Et j’en ferai de plus en plus, promet-il dans un sourire alerte, c’est tellement plus facile ! ».

Nina Wollner, 52 ans, est entrepreneuse. Elle est venue à vélo depuis Perpignan. Un périple de près de 1000 kms en treize étapes qui ne l’empêchera pas de repartir le lendemain pour le Breizh Sun Trip. Son VTT d’origine a été entièrement adapté par une société spécialisée dans les « assistances durables », à Saint-Mitre-les-Remparts, près de Marseille. Sportive, elle aime rouler à l’économie et mettre ses jambes à contribution. L’avantage du solaire, c’est qu’il permet à tous de s’adonner à la passion du vélo : jeunes ou moins jeunes, baroudeurs expérimentés ou voyageurs en herbe, sportifs ou rêveurs, valides ou personnes en situation de handicap.

Ecoutez dans ce reportage vidéo le témoignage de Nina Wollner :

Et retrouvez ici le Breizh Sun Trip en images :

https://www.thesuntrip.com/breizhsuntrip-images/

Et là, les vélo les plus incroyables du Sun Trip :

https://www.thesuntrip.com/les-velos-solaires-les-plus-incroyables/

Vidéo sur le Breizh Sun Trip :

Un article écrit par Béatrice Mingam




La Vallée Conviviale – Un été de résidences collectives et cabanesques en Vallée de Vilaine

L’Îlot Vivant, c’est à la fois un collectif de personnes déterminées à s’émanciper et se rendre capable d’agir collectivement et joyeusement et un écosystème de projets alternatifs (low-tech, réseaux paysans…) sur le Sud Ouest Rennes. L’Îlot Vivant propose à tous-tes celles et ceux qui se passionnent pour le Vivant, les nouvelles formes d’habitat et les utopies (politiques) qui se construisent ensemble intensément, de venir participer, sur quelques jours (ou quelques mois !), à l’organisation d’un été d’actions joyeuses, bricoleuses, et structurantes, pour ouvrir la voie à d’autres manières d’habiter nos vies et notre territoire !

L’idée / le déroulé est (presque) simple :

1) On repère une clairière, on y fait un diagnostic écologique participatif et poussé (puis répété), on comprend le Vivant sous nos pieds et ses fragilités, on en fait des cartographies évolutives, on se met d’accord sur les endroits où on pourra se poser un moment, et ceux qu’il faudra préserver de nos grosses pattes d’humains.

2) On prend des tentes, du bois, des clous, qui hop, à coups de savoir-faire partagés, deviennent campement éphémère et ouvert, observatoire immergé dans le Vivant, expérimentation de “tissage” avec le lieu, agora inter-espèces, zone “commune” accessible à tous-tes, avec signalétique artistique et expo photos, avec animations nature (pour les plus petits) et agora inter-espèces (pour les plus ouvert-es à repenser nos formes de relations).

3) On ne s’arrête pas en si bon chemin, et, depuis notre premier campement, on continue d’explorer le territoire, les lieux qui pourraient accueillir d’autres expérimentations, d’autres jeunes qui ont envie de respirer, d’être mis face à leur responsabilité, de s’engager. On commence à s’interroger sur les manières de généraliser ces autres formes de vie, on en parle à des assos amies, des personnes éloigné-es de ces questions au départ, des élu-es bienveillant-es, on participe aux concertations de réforme du PLUi / du PLH, tout en continuant d’inventer des formes d’actions, de communication, de proposition conviviales et (re-)structurantes : (dés)urbanisme tactique, cantines et porteurs de parole dans les quartiers populaires, fanzine, célébrations… Ah, mais oups, on avait oublié le…

0) On partage, une fois n’est pas coutume, notre envie de “faire ensemble et avec d’autres”, avec qui voudra/pourra, dans son été, consacrer quelques heures / semaines / mois, pour que cette ébauche d’aventure collective qu’on imagine là en 1) 2) 3) on la fasse pas tous seuls, dans notre coin, mais qu’au contraire elle rassemble des personnes diverses et passionnées, à échelle d’implication variée. Un scénario idéal verrait ainsi se croiser/succéder, par exemple : 1 écologue qui passe sur deux jours au départ (et revient ensuite 2 jours chaque mois de l’été), 4 étudiant-es naturalistes qui l’accompagnent et restent la semaine, 5 familles d’habitant-es des environs qui nous rejoignent pour le diagnostic participatif, 1 artisan-ne/fabricant-e d’habitat léger qui passe donner quelques conseils, 3 étudiant-es d’archi qui viennent sur 1 semaine cabanes et restent 1 mois pour imaginer la suite du diagnostic territorial, 1 juriste qui passe par là et oh, met son nez dans le PLUi, 8 voisin-nes qui participent à monter l’expo photo, 2 jeunes poètes qui viennent en écrire les légendes et décident, tiens, de monter un podcast autour de l’idée d’Habiter le Vivant…

Alors voilà, pour aller vers ça, on propose à tous-tes celles et ceux qui se passionnent pour le Vivant, les nouvelles formes d’habitat, et les utopies qui se construisent ensemble intensément, de venir participer, à leur mesure, à l’une ou l’autre des occasions de rassemblement. Le calendrier de l’évenement n’est pas encore fixé (il ira jusqu’à bien au delà de début Juillet, contrairement à ce qui est indiqué sur l’évenement : on ne pouvait pas mettre plus).
En tout cas il commencera dans l’idéal par un premier rassemblement à partir de la semaine du 21 Juin et continuera ensuite sur d’autres semaines dans l’été en fonction des dispos des gens qui manifestent leur envie de participer ! Alors si (un bout de) l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous envoyer un petit mail ici ilot-vivant@riseup.net pour nous demander plus d’infos et nous faire part de votre intérêt / de vos dispos ou simplement de vos envies d’échanger sur le sujet (facebook n’est qu’on moyen de lien, mais ensuite ça se passera entre nous, par mail, téléphone, et surtout en vrai !)Voilà, au plaisir de… cabaner comme des enfants, et de s’encanailler avec les Vivants !

https://www.facebook.com/IlotVivant




Les Marteaux du Jardin, une solution idéale pour une transition écologique et sociale à Saint-Malo.

Par Ewan Le Gourrierec*

En mai 2015, à Saint-Malo, est créée l’association Les Marteaux du Jardin, ayant pour objectifs la création de jardins partagés au sein de la ville malouine, mais aussi de mettre en place diverses activités, notamment celles du bricolage, du jardinage, ainsi que des ateliers de formations et de conseils à partir de matériaux recyclés. Destinées à l’ensemble des habitants de la commune, ces activités ont pour but de valoriser le « faire soi-même » ainsi que de renforcer le lien social sur le territoire. L’installation de grainothèques, la végétalisation de l’espace public ou encore la cueillette de fruits, font partie des actions menées à Saint-Malo.

Les jardins partagés sont à la fois conçus, construits et cultivés par les habitants d’un quartier, et le fruit de cette récolte est réparti entre les différents participants. Ces espaces sont naturellement respectueux de l’environnement, se remarquant par la mise en place d’événements de découverte de la biodiversité au sein des différents jardins, ou encore par la mise en place de moments de jardinage et d’entretien de bacs ainsi que de composteurs.

Les actions et les activités menées par l’association Les Marteaux du Jardin sont ainsi bénéfiques dans de nombreux domaines pour le développement du territoire de Saint-Malo. Entre la création de liens sociaux et le plaisir de partager ses compétences et ses expériences en prenant le temps de découvrir de nouvelles activités, et la participation de l’association à la transition sociale et écologique, Les Marteaux du Jardin de Saint-Malo rayonne l’esprit environnemental qui se développe progressivement à travers plusieurs territoires de la région Bretagne.

Local associatif : Les Marteaux du Jardin – Du lundi au vendredi : 10h – 17h
24 rue du Poitou à Saint-Malo (proche de la Gare) 06-28-67-97-99 – Mail : lesmarteauxdujardin@hotmail.com

https://www.facebook.com/marteauxdujardin

*Erwann Lee Gourrierec, volontaire en service civique au sein du réseau Cohérence dont Eco-Bretons est membre : « Je termine actuellement mes études de Master de Géographie, Aménagement, Environnement et Développement, parcours Nouvelles Ruralités, Agricultures et Développement local, à l’université de Paris-Nanterre. A travers mon parcours universitaire, j’ai appris à porter un regard géographique, agronomique et socioéconomique sur les espaces ruraux, ainsi que sur l’environnement ou encore sur le secteur de l’alimentation. La coordination entre les acteurs du territoire, avec un recul critique sur la gouvernance menée, est une approche par laquelle j’ai développé mes connaissances et mes compétences tout au long de ce Master. Les dynamiques agricoles, les approches existantes entre les espaces urbains et ruraux, ou encore la gestion des ressources, sont des thèmes abordés durant ma formation. Pour illustrer ce cursus universitaire, mon mémoire et mon stage de Master 1 portaient sur la mise en place et la coordination d’un réseau d’acteurs afin de lutter contre le gaspillage alimentaire en Ile-de-France, en apportant une nourriture nécessaire, et essentielle, auprès des individus les plus démunis, par le biais d’associations reconnues d’utilité publique. »