À Nantes, la Tricyclerie récupère les biodéchets des restaurants et épicerie pour en faire du compost

À Nantes, La Tricyclerie récupère les biodéchets de certains restaurants, épiceries et boulangeries de plusieurs quartiers. Le compost produit est ensuite redistribué à certains maraîchers et jardins partagés ou vendu aux particuliers.

Pour apporter une solution concrète de collecte des biodéchets aux Nantais, Colline Billon à décider de monter son association : la Tricyclerie. Depuis 2015, accompagné de bénévoles, elle récupère en vélo-remorque les déchets organiques de certains restaurateurs, épiceries ou boulangeries.

« 30 % des déchets contenus dans nos poubelles sont incinérés alors qu’ils pourraient être valorisés et compostés »

La collecte se fait sur plusieurs quartiers de Nantes, dans des restaurants comme le VF, La boîte à Meuh ou la Crêperie St Leonard. Mais la Tricyclerie récupère aussi les biodéchets des entreprises (LINKBYNET), des épiceries (La Vie Claire) ou des boulangeries (La Boule Carré).

La Tricyclerie récupère aussi bien le marc de café que les épluchures, les serviettes en papier et les coquilles d’œufs. Par contre, elle ne peut traiter les viandes et le poisson. En ce qui concerne les retours d’assiettes, « c’est une question d’éducation ». C’est en amont qu’il faut agir en sensibilisant la population aux questions du gaspillage alimentaire.

Les restaurants et entreprises sont emballés par cette collecte : en un mois, ce sont 3,5 tonnes de déchets organiques qui sont récupérés. Ensuite, une fois transformé en compost (processus qui prend entre 4 et 6 mois), 800 kilos peuvent être vendus. Le compost ainsi créé est redistribué à certains jardiniers ou maraîchers. Il est aussi vendu en vrac aux particuliers à La Vie Claire ou à l’épicerie O’Bocal.

L’association sensibilise les salariés des entreprises partenaires au tri des déchets et incite à avoir une alimentation éco-responsable.

En ce qui concerne le futur de la Tricyclerie à Nantes, elle a pour ambition de se transformer en SCIC et de former des porteurs de projets pour qu’ils puissent reproduire cette idée dans leur ville, comme Rennes, Arras, La Rochelle ou même l’Île de la Réunion.




TerraInnova transforme les terres de chantier au service de l’agroécologie

Chaque année en France, ce sont plus de 160 millions de tonnes de terres qui sont évacuées puis enfouies lors de chantiers. L’entreprise TerraInnova revalorise ces terres gaspillées au profit de l’agroécologie. Le projet a été présenté dans le cadre de l’événement 360 Possibles à Rennes le 12, 13 & 14 Juin 2019.

TerraInnova

«  Les entreprises payent 2 milliards d’euros par an pour se débarrasser des terres de chantiers» constate Nathaniel Beaumal, fondateur de TerraInnova.

Fort
d’une expérience de 10 ans en tant qu’ingénieur dans le BTP,
Nathaniel Beaumal a été très vite confronté au dilemme de la
gestion des gravats de chantiers.
Selon lui « il y a un véritable manque
de solution d’élimination des terres de chantiers

qui
finissent
dans des
installations
de stockage de déchets inertes
(ISDI). »
Les déchets inertes représentent
tout
un
ensemble
de
gravats :
briques, carrelage mais
également la
terre mêlée de débris organiques ou
d’argile.

Chaque année, ce sont ainsi plus de 160 millions de tonnes de terres qui sont évacuées lors des chantiers et finissent stockées puis enfouies dans ces zones d’installation et de stockage de déchets inertes, souvent situées dans d’anciennes carrières.

Une terre qui nécessite de déployer une énergie considérable sur les plans logistiques et économiques pour que les entreprises de Travaux Publics s’en débarrassent. Une autre problématique vient s’ajouter : « les sites d’éliminations de ces terres de chantiers étant peu nombreux sur le territoire français, le déblaiement coûte de plus en plus cher. Par conséquent, les remblais sauvages se multiplient partout en France. » souligne Nathaniel Beaumal.

Face à ces différentes problématiques et voyant ces terres comme une véritable ressource, Nathaniel Beaumal a décidé de lancer avec son associé Pierre Anfray début 2017 à Nantes le projet TerraInnova. Son objectif est de réutiliser les terres de chantiers jusque-là peu valorisées et inutilisées à l’échelle locale pour aider des agriculteurs souhaitant se diriger vers une démarche d’agroécologie.

C’est ainsi que les terres de chantiers terre jusqu’alors « gaspillées » sont employées pour aménager les paysages et les sols. L’entreprise propose de régénérer l’agriculture en créant des épaisseurs de sols fertiles, de créer des haies sur talus pour couper le vent et améliorer la biodiversité mais également de modifier la topographie des terrains pour mieux contrôler les eaux de ruissellement et ainsi éviter les inondations.

Une entreprise qui se veut dans une démarche d’économie circulaire en mettant en lien les agriculteurs, les entreprises de Travaux Publics et les collectivités. TerraInnova a pour l’heure actuelle valorisé 40 000m3 de terres grâce à ses chantiers aux Pays de la Loire et en Bretagne mais également en Centre Val de Loire et au Nord de l’Aquitaine.

Aujourd’hui, grâce à une équipe de dix personne, c’est une quinzaine de chantiers qui ont été réalisés dans l’Ouest de la France et ne cessent de se multiplier.




Une galerie du zéro-déchet à Nantes au printemps 2019

À Nantes, la place Dulcie September verra au printemps 2019 la mise en place d’une « galerie du zéro-déchet ». Ce projet naît grâce aux Amis de la galerie, qui ont répondu à l’appel à créativité « 15 lieux à réinventer ». 

L’année dernière, la Ville de Nantes à proposé aux Nantais d’imaginer une nouvelle vie pour 15 de ses propriétés publiques « en friches ». Parmi ces lieux, la galerie Dulcie September, au rez-de-chaussée de l’École des Beaux-Arts (qui déménage, elle, vers l’Île de Nantes). Placé en centre-ville, à quelques pas d’initiatives écologiques, comme un composteur de quartier, une boîte à don, et même une boutique zéro-déchet (Ô Bocal), le lieu semble tout indiqué pour que naisse une galerie du zéro-déchet. 

Un lieu pensé comme une petite maison

Avec 1092 voix, c’est le projet préféré des Nantais pour cet emplacement. Porté par les Amis de la galerie, ce lieu ambitionne de faire découvrir un autre mode de vie, celui du zéro-déchet ! Chaleureux, convivial, la galerie verra le jour d’une façon un peu originale, sous forme de petite maison avec différentes pièces de vie. Par exemple, dans la cuisine, des ateliers culinaires seront organisés avec des produits de récupération, mais également des ateliers pour, par exemple, fabriquer son tawashi (petite éponge). 

« Refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter, ça vous parle ? »

Selon les Amis de la galerie, « ce lieu sera un lieu de référence autour des déchets où l’on pourra apprendre, se former, créer, et prendre un café ». Adapté aux enfants, aux parents, mais aussi aux personnes âgées ou aux groupes, il sera évolutif et régulièrement renouvelé. Des conférences en lien avec le zéro-déchet seront également de mise. 

Le but n’est pas de faire de ce lieu de plus de 100 m² un musée, mais bel et bien un lieu chaleureux pour se retrouver et découvrir les actions autour du zéro-déchet. L’entrée sera libre, mais l’accès aux ateliers sera, lui, payant. 




TransisTour : une recyclerie itinérante à la Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes

L’association TransiStore organise son TransisTour les 23, 24 et 25 novembre dans le cadre de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets. Pour cela, une recyclerie itinérante fera le tour de la Chapelle-sur-Erdre, près de Nantes.

Fondée fin 2016 par des habitants de La Chapelle-sur-Erdre, commune près de Nantes, l’association TransiStore souhaite agir en faveur de la transition écologique. Pour ce faire, de nombreuses actions sont menées tout au long de l’année, comme des ateliers de sensibilisation et d’information ou des repas zéro déchet.

Le TransisTour les 23, 24 et 25 novembre de 10h à 13h

Pour la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, l’association va mettre en place une recyclerie itinérante : le TransisTour. Le vendredi 23 novembre, la caravane du TransisTour sera au marché de la Chapelle-sur-Erdre. Le samedi 24 novembre, vous pourrez la trouver aux Perrières (près du composteur) et le dimanche 25 novembre à Gesvrine, à côté de la boulangerie.

« On peut aussi offrir des jouets ou des objets de seconde main »

À l’approche de Noël, l’objectif de cette recyclerie itinérante est de montrer qu’ « on peut aussi offrir des jouets ou des objets de seconde main »… Mais c’est aussi l’occasion de se rencontrer, « de créer du lien ». Le but, c’est d’en faire « un endroit ouvert, pas seulement une boutique ». Les 23, 24 et 25 novembre, dans cette caravane du TransisTour, le public pourra donc tout naturellement trouver un endroit pour partager un café et échanger, ainsi qu’un espace de documentation sur la question de gestion des déchets.

Suite à cet événement, une recyclerie, fixe cette fois-ci, verra le jour prochainement. L’association a également à cœur de monter un autre projet : un Repair Café. En attendant, le prochain événement aura lieu le 8 décembre. Ce sera l’Assemblée Générale. L’année dernière, une conférence avait été organisée. L’association, qui recherche des administrateurs, invite toute personne souhaitant rejoindre le TransiStore à y venir participer. « On aimerait que ce soit ouvert à ceux qui veulent nous rencontrer ».




Ce samedi, pour le Jour de la Nuit, « éteignons les lumières, rallumons les étoiles ! »

Samedi 13 octobre, à l’occasion du Jour de la nuit, plus de 600 événements sont prévus pour sensibiliser la population à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé un peu partout en France. 

Nos nuits sont de moins en moins noires à cause du sur-éclairage. La pollution lumineuse désigne les effets néfastes d’un éclairage artificiel excessif sur notre environnement et la santé et génère souvent des nuisances. Cette pollution est produite par l’éclairage extérieur des collectivités locales, mais également par des enseignes lumineuses, de commerce ou de publicité.

Selon les études de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie), « l’éclairage public représente 50 % de la consommation d’électricité des collectivités territoriales et 38 % de leur facture d’électricité ».

La pollution lumineuse impacte la biodiversité et perturbe les écosystèmes,. Le sur-éclairage affecte le rythme biologique des espèces, qui perdent leurs repères. Par exemple, les halos lumineux au-dessus des viles désorientent les oiseaux et les chauves-souris. Ce sur-éclairage rend également difficile l’observation des étoiles par les professionnels et amateurs d’astronomie. De plus, elle entraînerait des troubles du sommeil, et occasionnerait « une baisse de production de mélatonine, hormone vitale au bon fonctionnement de notre organisme ».

« Aujourd’hui, un tiers de la population mondiale ne voit plus la Voie Lactée ! »

Alors, pour favoriser une prise de conscience collective sur les effets néfastes de la pollution lumineuse, de nombreuses animations sont prévues, comme des sorties natures, des observations d’étoiles, des conférences-débat, des expositions, des lectures de contes, et même des représentation théâtrales. Des extinctions auront également lieu un peu partout : certaines villes vont, partiellement ou intégralement, éteindre leurs éclairages publics.

« Cet évènement grand public invite également à retrouver la magie d’une nuit préservée. »

Quelques exemples d’animations en Bretagne

  • Plourin-les-Morlaix : l’association ULAMIR CPIE propose une animation sous forme d’une enquête policière (type Murder party). Cette animation ludique permettra de découvrir le monde de la nuit et d’aborder les impacts de la pollution lumineuse. Une animation familiale accessible à partir 8 ans. Plus d’informations ICI.
  • Marsac Sur Don : extinction totale de l’éclairage public dans le centre bourg dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 octobre 2018 de 20h à 8h.
  • Rennes : coupure des illuminations de bâtiments et de mise en lumière des espaces toute la nuit du samedi au dimanche, de 18h à 8h.
  • Au Stade de Corniguel Quimper : soirée observation des étoiles (Loar Gann) et chasse aux papillons nocturnes (Bretagne Vivante). Plus d’informations ICI.
  • Pleumeur-Bodou :  Observation du ciel nocturne à partir de 21h devant l’entrée du Planétarium avec le club astronomique du Trégor. Plus d’informations ICI.
  • Abbaye de Beauport : lecture, jeu de piste, éveil à la nature, fabrication de photophore, projection vidéo et d’autres activités sont à retrouver ICI.

Pour plus d’animations, consultez la carte interactive du Jour de la Nuit ICI.




RoseCar : un site de covoiturage solidaire pour faciliter les déplacements en centre de soin

Il ressemble à n’importe quel site de covoiturage traditionnel… Mais est pourtant bien différent. Mis en place par Rose Association, www.covoiturage-rosecar.fr propose aux patients, à leurs familles et aux aidants des centres de soin de partager un bout de chemin ensemble. Le site couvre depuis peu les hôpitaux de Nantes.

Les soins proposés en mode ambulatoire, qui génèrent de nombreux rendez-vous à l’hôpital et des trajets fréquents, voir quotidiens, sont en augmentation. Pour aider les patients à se déplacer et offrir une alternative aux transports en commun, pas toujours adaptés à l’état de santé et à la fatigue des patients, le site RoseCar a vu le jour.

Un site facile d’utilisation et intuitif.

RoseCar est simple à prendre en main. Après s’être inscrit, il suffit de sélectionner la communauté de son hôpital et de demander à la rejoindre. Cela fait, il suffit de poster son annonce de covoiturage ou de rechercher des trajets. Ils peuvent être gratuits, mais les frais peuvent aussi être partagés de manière solidaire entre covoitureurs.

Le site à tout bon. Non seulement il crée du lien entre les usagers et rompt l’isolement des malades avec une messagerie instantanée pour communiquer entre covoitureurs, mais c’est également une solution éco-responsable. En plus, elle est économique, dans un contexte de restriction du remboursement des transports sanitaires.