Aubergine, une savonnerie bio et « slow cosmétique »

A Saint-Thurial, en Ille-Et-Vilaine, Laurence Hamon a fondé la savonnerie Aubergine. Elle y fabrique des cosmétiques bio, sous forme solide, avec des ingrédients en partie issus de productions locales, le tout avec des emballages compostables et biodégradables. Elle bénéficie pour son travail de la mention « Slow Cosmétique », qui met en valeur des démarches en cosmétique plus éthiques, écologiques et durables.

C’est en août 2015 que la savonnerie Aubergine a vu le jour. Laurence Hamon, ancienne visiteuse médicale, a décidé de passer à un nouveau mode de vie plus respectueux de l’environnement et de se lancer dans la fabrication et la vente de cosmétiques. Après deux ans de travail pour mettre au point son projet, la voilà installée à Saint-Thurial, en Ille-Et-Vilaine. Dans son laboratoire, elle fabrique des savons, shampoing et dentifrices solides, sans huile de palme, avec des ingrédients bio. Dont une partie est cultivée localement. « Je travaille avec un producteur qui me fournit en huile de colza, huile de chanvre et lavande », précise Laurence. Le shampoing et le dentifrice sous forme « solide » présentent l’avantage de ne pas nécessiter de contenants, et peuvent être ainsi être emballés avec un film plastique en cellulose qui est compostable. Ce qui est par ailleurs le cas pour tous les emballages utilisés par la savonnerie : « Je n’utilise pas de plastique, que du papier recyclable certifié FSC, sans chlore, sans métaux lourd et avec l’Ecolabel européen. Ils sont également biodégradables», détaille Laurence. Non testés sur les animaux et ne comportant aucun ingrédients d’origine animale, les savons, shampoing et dentifrice bénéficient de la reconnaissance de l’association de défense de droits des animaux Peta, et également de la mention Slow Cosmétique. « Le principe est le même que dans le mouvement Slow Food, mais appliqué aux cosmétiques : tout doit être bio, artisanal, fabriqués avec des huiles non chauffées, dans le respect de l’homme, des animaux et de la planète. Le tout avec un marketing raisonné ». On peut trouver les produits de la savonnerie Aubergine sur internet, mais aussi dans les épicerie bio, coiffeurs bio, ou point de vente à la ferme sur tout le territoire breton.

Pour aller plus loin

https://www.slow-cosmetique.org/

http://www.savonnerieaubergine.fr/fr/




Au jardin potager de la Ruée, Marco invente l’agri-culture culinaire

Installé à Bain-sur-Oust depuis deux ans, Marco Felez fait pousser des légumes en biodynamie. Il propose également des cours de cuisine et des ateliers variés. Il organise aussi des banquets du potager.

À Bain-sur-Oust (35), il y a un jardin potager d’un genre un peu particulier, le jardin potager de la Ruée. Marco Felez s’est installé là, il y a deux ans, pour lancer son projet autour de trois axes : produire des légumes de qualité, proposer des cours de cuisine et organiser des événements festifs.

Après une carrière dans l’animation culturelle et la coordination de projet, il se lance suite à un licenciement économique. « C’est un vieux rêve d’enfance, je voulais être jardinier quand j’étais petit », explique le sexagénaire qui a suivi, étant jeune, une formation de cuisinier.

Il propose désormais des légumes en vente directe, deux fois par semaine, avec trois formules : les paniers, la cueillette et la vente au détail. « Je travaille en biodynamie, détaille-t-il. C’est-à-dire que je prends soin de la terre et que je travaille en rythme avec la nature, en suivant les saisons et l’influence des planètes. Il est important de comprendre le processus de développement de la plante. »

Des ateliers lacto-fermentation, séchage de légumes…

Deux à trois fois par saison, Marco Felez propose aussi des cours de cuisine : « On apprend au gens à être autonome en cuisine grâce à des modes opératoires et des processus culinaires. Une fois que l’on sait faire une base aromatique, une sauce, une réduction ou que l’on connaît les modes de cuisson, on peut se débrouiller ! » Des ateliers de lacto-fermentation ou de séchage de légumes sont également au programme pour apprendre à conserver les légumes.

Enfin, pendant la belle saison, le jardin potager de la Ruée accueille les banquets du potager, avec des chants, des spectacles, un repas… Pendant la journée, des stages sont organisés, en rapport avec les animations. « Je puise dans mes expériences professionnelles pour proposer des animations variées, diversifier mon activité et créer du lien sur le territoire », se réjouit Marco.

Un programme plus qu’alléchant et qui nous prouve qu’il ne faut pas avoir les deux pieds dans le même sabot. N’hésitez pas à rendre visite à Marco, il a encore plein de projets en tête !

Pour aller plus loin

La page facebook du jardin potager de la Ruée




Micamot : des infusions, de la permaculture et un café-librairie

Depuis 2012, l’association Micamot a le projet de créer un lieu agri-culturel, à Sixt-sur-Aff (35). Après la culture de plantes à infusion, vendues sous la marque l’Amante verte, et la création d’un potager en permaculture, l’association a ouvert un café-librairie en septembre.

L’association Micamot a été créée en 2012, à Sixt-sur-Aff au Nord de Redon. « L’objectif est de créer un lieu agri-culturel », précise Claire Poirrier, l’une des initiatrices du projet.

L’activité agricole a démarré en 2013. Sous le nom l’Amante verte, Adrien fait pousser et vend des plantes à infusion. « Nous avons racheté les terres en SCI, avec 92 associés, grâce à l’accompagnement de Terre de liens », explique encore Claire.

Depuis 2013, certains membres de l’association, dont un ancien maraîcher, ont mis en place un potager en permaculture sur une parcelle de 1000 m². Ils y viennent régulièrement pour expérimenter différents types de culture.

En septembre, un café-librairie a ouvert ses portes sur la ferme : « C’est un vrai bar, avec une licence 4, et une vraie librairie, spécialisée Nature. Il y a des ouvrages sur le jardin, les plantes et leurs usages, les savoir-faire pour aller vers plus d’autonomie… », se réjouit d’avance Claire.

La librairie est partenaire de la maison d’édition Terre Vivante. Claire et Maëla ont les nouveautés en exclusivité, reçoivent les auteurs pour des dédicaces… En échange, elle représente la maison d’édition sur les salons. « Ce sont des bouquins qu’on a envie de défendre », ajoute Claire.

Le café-librairie pourra aussi devenir un lieu de rendez-vous régulier, pour récupérer des paniers Bio ou des produits de paysans locaux par exemple. Des ateliers, des animations et des spectacles sont aussi organisés régulièrement : « Nous voulons développer une offre culturelle intéressante à la campagne ».

Pour aller plus loin :

www.micamot.wordpress.com




Le cours des arts, un projet de résidence intergénérationnelle

À Rennes (35), dans le quartier de Beauregard, un projet de résidence intergénérationnelle est en cours. La première pierre a été posée en novembre dernier et les habitants doivent emménager à la fin 2018.

En 2012, la ville de Rennes et Rennes Métropole ont lancé un appel à projet pour la réalisation d’une résidence intergénérationnelle innovante. Cet appel à projet a été remporté par Néotoa, un bailleur social d’Ille-et-Vilaine qui construit entre 600 et 700 logements sociaux par an. « La première pierre de cette résidence, appelée Le cours des arts, a été posée le 26 novembre dernier en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du logement », précise Sandra Leblond, responsable du pôle habitats adaptés chez Néotoa.

119 logements doivent être construits, 34 en location et 85 en accession. Huit logements seront construits en binôme, c’est à dire qu’il y aura un logement familiale associé à un logement pour une personne âgée. Chaque logement aura une entrée et des pièces privatives mais une pièce sera commune aux deux logements. Dans le même esprit, la résidence comprendra une pièce commune de 70 m² avec une cuisine, une buanderie… ce qui permettra aux habitants de partager des moments conviviaux et participera à la qualité de vie de la résidence. Un projet de jardin partagé de 500 m² est également dans les tuyaux. Enfin, six ateliers et ateliers-logements seront aménagés afin d’accueillir des artistes et favoriser les pratiques culturelles. « Le projet de la Cours des arts s’articulent autour de trois objectifs : rompre l’isolement des personnes âgées, travailler le lien social et s’ouvrir sur le quartier », détaille Sandra Leblond.

Les premiers habitants, qui doivent emménager à la fin de l’année 2018, seront pressés de profiter de ses aménagements.

Pour aller plus loin :

www.neotoa.fr




À Langouët, un financement participatif pour un projet d’habitat écologique

Engagée depuis plusieurs années dans une démarche de transition écologique, la commune de Langouët (35) lance un projet d’habitat écologique. Elle fait appel aux citoyens pour financer une étude opérationnelle.

La commune de Langouët (35) développe actuellement un projet d’habitat écologique, sans impact pour l’environnement et, au contraire, bénéfique pour la planète. « Nous sommes dans une démarche “cradle to cradle”, qui consiste à placer au cœur de toutes les étapes de vie d’un produit (conception, production et réutilisation) une logique écologique avec 0 % de pollution et 100 % de réutilisation », explique la municipalité.

Ce projet est la continuité des engagements pris par la commune depuis plusieurs années : « La commune de Langouët s’est engagée en 2008 dans la convention des maires – villes européennes qui s’engagent à agir pour soutenir la mise en œuvre de l’objectif de réduction de 40 % des gaz à effet de serre de l’UE à l’horizon 2030. Elle a rempli ses engagements dès 2012 et souhaite approfondir sa démarche vers une commune zéro carbone en travaillant son urbanisme selon plusieurs critères : mobilité décarbonée, utilisation de matériaux écologiques bio-sourcés et dépolluants, production, stockage et redistribution d’énergies renouvelables, prise en compte des nouvelles façons d’habiter… »

Un prêt sur six ans

Pour développer son programme d’habitats à impacts positifs, la commune doit financer une étude opérationnelle, conduite par une équipe d’architectes et d’ingénieurs. Pour financer cette étude, Langouët a lancé une campagne de financement participatif citoyen. Elle espère récolter 40 000 €. « À travers cette campagne, Langouët souhaite promouvoir le développement de la démarche cradle to cradle dans l’aménagement urbain des communes rurales et ainsi permettre aux habitants de bénéficier des retombées environnementales que procure l’habitat eco-bénéficiant », explique la commune.

Cette participation citoyenne n’est pas complètement désintéressée puisque les sommes prêtées seront remboursées sur 72 mois avec un intérêt de 2%. La campagne de financement, qui se termine en fin d’année, est en passe de réussir puisque près de 98% des fonds ont été récoltés. « La participation de chacun permettra de mettre en œuvre ce projet et de contribuer à l’élargissement de cette démarche bénéfique pour la planète », se réjouit la commune.

Pour aller plus loin

www.langouet.fr

La page du financement participatif




L’idée sortie. Un dimanche itinérant le long de la Vilaine

Ce dimanche, Saint-Senoux (35) accueille le deuxième Dimanche itinérant, organisé par l’association Phare Ouest. Au programme, concert, atelier, film, contes et chants.

Dimanche 18 décembre, l’association Phare Ouest organise à Saint-Senoux (35), en partenariat avec la mairie de Saint-Senoux, l’association Antre 2 rires, le bar Les Assois Fées et la chorale des LézArts, un Dimanche itinérant.

« Les Dimanches itinérants ont pour objectif de faire vivre le projet de l’association tout au long de l’année autour du patrimoine immatériel et des traditions orales des habitants sur l’ensemble du territoire du Pays des Vallons de Vilaine et de Rennes Métropole », explique le site de l’association Phare Ouest, qui organise également le festival Vents de Vilaine. Un premier Dimanche itinérant a déjà eu lieu dimanche 6 novembre à Comblessac.

La journée commence à 11h30 avec le concert d’hiver de la chorale des LézArts, organisé par l’association les P’tits Lézarts, dans l’église de Saint-Senoux.

De 15h à 17h, un atelier de création autour du châtaignier et du noisetier est organisé avec l’artiste plasticienne Pascale Planche (Tarif : 10€ – Informations et réservations au 06 34 28 00 22).

De 15h30 à 17h, le film « Au fil de l’onde, de Saint-Senoux à Messac » de Martin Roger sera projeté dans l’ancienne mairie avant un échange sur la tradition des cercliers à Saint-Senoux avec Yvette Lodé de l’association Antre 2 rires et Jacky Sourdrille.

La journée se terminera par une vesprée contée et chantée sur le thème de noël au bar les Assois Fées, de 17h à 19h.

Pour aller plus loin

Dimanche itinérant, le 18 décembre, de 11h30 à 19h. Gratuit sauf l’atelier.

www.ventsdevilaine.fr