Twiza, le réseau social de l’habitat écologique

Sur Internet, on trouve désormais de nombreux réseaux sociaux. Il y a les mastodontes Facebook et Twitter ou les réseaux professionnels comme LinkedIn, mais il existe aussi des réseaux sociaux spécialisés comme Twiza.

Twiza a été lancé en juillet 2014 par Cédric Daniel et Vincent Peigné. Le but est de mettre en relation des personnes intéressées par l’habitat écologique. « Nous voulons créer du lien social autour de l’habitat écologique. Sur Twiza, les personnes qui ont un projet d’habitat écologique peuvent proposer des chantiers participatifs », détaille Cédric Daniel.

Une fois un compte créé, les utilisateurs de Twiza peuvent chercher un chantier près de chez eux via une carte interactive ou publier un projet de chantier participatif. « Nous n’organisons pas les chantiers, prévient Cédric Daniel. Par contre, on accompagne l’utilisateur pour qu’il précise, grâce à un questionnaire, comment se déroulera le chantier. »

En deux ans, 1200 chantiers ont été proposés sur la plate-forme. À l’heure actuelle, ce sont près de 200 chantiers qui sont en cours. « Nous avons entre 8200 et 8300 utilisateurs actifs. D’ici la fin de l’année, on devrait atteindre les 10 000 utilisateurs », précise Cédric Daniel. La région Bretagne représente 11% des membres : « C’est un secteur très dynamique », reconnaît Cédric Daniel.

 

Permettre la rencontre et l’échange

Depuis peu, les utilisateurs peuvent également trouver sur Twiza un professionnel de l’habitat écologique : « Nous faisons le lien entre la communauté et les professionnels, fournisseurs ou artisans ».

En plus des chantiers d’habitat écologique, il est désormais possible de trouver des annonces pour des chantiers autour de la permaculture. « On s’est rendu compte qu’il y avait souvent des projets de jardins en permaculture en parallèle de projets de construction écologique. On a donc rajouté un volet permaculture ! », explique Cédric Daniel.

Dans quelques semaines, un flux d’actualité, centré sur la proximité géographique, verra le jour sur Twiza. Et, dans les années à venir, les deux créateurs de la plate-forme voudraient donner les clés du réseau à la communauté : « À terme, on aimerait confier la gestion du réseau à une association afin que la communauté s’en empare ! »

Des discussions sont également en cours avec des Italiens pour développer Twiza à l’international : « Notre priorité est de stabiliser le réseau. On ne veut pas trop se développer, devenir trop gros ».

À la différence des mastodontes des réseaux sociaux qui donnent l’illusion de s’ouvrir au monde en nous enfermant dans notre zone de confort, Twiza est un réseau qui permet la rencontre et l’échange de connaissances : « Nous voulons mettre en place un outil numérique pour reconstruire des circuits courts et des rencontres réelles ».

 

Plus d’infos :

www.fr.twiza.org




De A à Z. Nettoyant multi-surfaces

 

Dans un vaporisateur vide d’un litre, mélangez

  • 2 cuillères à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc (vinaigre d’alcool)
  • 3 gouttes d’huile essentielle de citron (facultatif)

 

Complétez avec de l’eau tiède et secouez.

Attention le mélange bicarbonate de soude et vinaigre blanc mousse.

// Ne pas utiliser ce produit sur le marbre //




De A à Z. Faire son liquide vaisselle

Dans une bouteille vide mélanger

  • 1 cuillère à soupe de savon noir liquide
  • 2 cuillères à café de bicarbonate de soude
  • 1 cuillère à café de cristaux de soude
  • 1 cuillère à café de vinaigre blanc
  • 1 cuillère à café d’argile ou de farine maïs
  • 15 gouttes d’huile essentielle (facultatif)

Compléter avec de l’eau tiède et secouer.

Attention la réaction chimique entre le bicardonate de soude et le vinaigne blanc mousse.

 




La magie de faire soi-même

Quels sont les avantages à concevoir soi-même ses produits de tous les jours ? Cela contribue au bien être car on sait exactement de quoi sont constitués nos produits. Cela donne confiance en soi : en fabriquant, on se donne les possibilités de créer. Fini le rôle de consommateur passif. Celui qui crée comprend et maîtrise. Enfin, faire soi-même implique de sérieuses économies d’argent. A vous d’en juger: 

Ingrédients :

– 3 litres d’eau

– 90 grammes de savon de Marseille râpé (3,20 euros les 300 grammes)

-150 grammes de cristaux de soude qui dégraisse, détache et adoucit l’eau (3,10 à 3,90 euros les 500 grammes)

– 6 cuillères à soupe de bicarbonate de soude qui neutralise les acides et les odeurs et adoucit l’eau (2,95 les 500 grammes) 

– 1 cuillère à café d’huiles essentielles pour désinfecter et parfumer (5,90 euros les 10 ml) 

Recette :

-Faites fondre les copeaux de savon de Marseille râpé dans 1L d’eau en mélangeant

-Incorporez les cristaux de soude préalablement dilués dans un peu d’eau chaude en mélangeant

-Incorporez le bicarbonate de soude et mélangez le tout

-Ajoutez les huiles essentielles et mixez l’ensemble de la préparation jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène

-Versez le tout progressivement dans un bidon de 2 L d’eau tiède avant de le secouer pour bien mélanger les ingrédients.

Important: pensez à toujours secouer votre bidon de lessive avant de la verser dans la machine. 

Astuces :

-pour le linge clair et blanc : ajoutez une cuillère à soupe de percarbonate de soude (blanchissant oxygéné qui détache et blanchit

–pour le linge de couleur ou foncé, ajoutez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude

-pour retirer les restes de savon et neutraliser le calcaire, ajoutez du vinaigre blanc dans le compartiment dédié à l’assouplissant de votre machine à laver

 

Le saviez-vous ?

Comme les lavandières autrefois, les balles et battoirs de lavage permettent d’utiliser moins de lessive, d’en renforcer le pouvoir lavant, de se passer d’adoucissant et d’obtenir un linge souple. N’hésitez pas à mettre des balles de lavage dans le tambour de votre machine !

 




Un éco-domaine pour « remettre le pied à l’étrier »

Les activités et rencontres ne manquent pas dans l’éco-domaine de l’Etrillet. Situé dans la campagne de Bruz, en Ille et Vilaine, le site voit passer, chaque jour, nombre de curieux. « Les gens se sentent bien ici. Ils s’ouvrent et racontent leurs envies », rapportent Didier et Emmanuelle Jousset, propriétaires des lieux. Le couple est arrivé à Bruz il y a trois ans et demi pour s’installer dans ce domaine de 3 hectares. Lui était cadre dans l’aéronautique et elle en parfumerie. Ils ont choisi de changer de vie suite à la venue au monde de leurs enfants. Leur réflexion sur le bien-être rejoint la conception de la fleur de permaculture et la construction de l’éco-domaine s’est faite dans ce sens. Peu après leur arrivée, ils ont créé une association de rénovation du patrimoine, dans le but de restaurer les vieux bâtiments présents sur le site, notamment une chapelle du XVIième siècle et une ferme du XIXième siècle.

La diversité pour faire germer les idées

L’association organise chaque semaine, autour de ces projets de rénovation, nombre d’ateliers. Il s’agit par exemple de stages sur la permaculture ou l’autoconstruction de bâtiments, en faisant intervenir le plus de métiers possible. En plus de donner des idées aux personnes qui y assistent, cela permet aussi de les mettre en réseau. Cette dynamique a fait du site un germoir de projets. « Cela permet aux personnes de développer plusieurs activités et de choisir des métiers en fonction de leur projet de vie », explique Didier. Ce chantier d’insertion est une initiation aux différents métiers pour donner envie d’aller plus loin, mais ne forme pas les personnes. « C’est avant tout un moyen, pour les personnes un peu perdues dans leurs choix, ne sachant pas vers quel métier s’orienter, de remettre le pied à l’étrier », ajoute le propriétaire. Ceux qui trouvent leur vocation lors des activités d’initiation cherchent ensuite à réaliser une formation auprès du pôle emploi, par exemple.

Ce lieu d’échange et d’expérience a donné naissance à une pépinière d’entreprises. Par exemple, un herboriste s’est installé dans le domaine pour lancer son activité. Un système d’habitat partagé lui permet de s’héberger le temps que son projet soit lancé. En échange de son hébergement, il a implanté des panneaux pour le parcours pédagogique. Aussi la rénovation d’un des bâtiments a permis la création d’un dépôt de produits locaux, aménagé en café-concert. Tous les jeudis, lorsque le dépôt ouvre, l’acte de consommation se confond dans les discussions, les échanges et les découvertes.

 

 

L’éco-domaine organise, au long de l’année divers évênements et activités. Il accueille notamment des expositions artistiques et didactiques, en particulier lors des journées du patrimoine. Aussi des groupes sont régulièrement conviés pour animer des soirées « apéro-concert » ou « apéro-spectacle ». Les mercredis et pendant les vacances scolaires, des ateliers nature et patrimoine sont organisés pour les enfants et familles. Ces mêmes activités sont organisées en semaine pour les écoles.




Construire son éolienne soi-même, c’est possible !

 « Dans le cadre du stage, explique Valérie Rivier, salariée de l’association, seront abordés à la fois le pourquoi, à travers les questions des enjeux et des défis plus globaux en France et en Bretagne, et le comment. L’autoconstruction d’une éolienne n’étant qu’une solution parmi d’autres. » Construire sa propre éolienne devient aussi une manière d’amener, intrinsèquement, à une réflexion sur ses besoins, sa consommation et son autonomie. « Elle nous pousse à moins consommer et à être cohérent avec notre projet» explique Marie Egreteau, chargée de mission et propriétaire d’une éolienne.

Les objectifs du stage

Au-delà de ces aspects théoriques, le stage est l’occasion d’apprendre à construire une éolienne du début à la fin. Pour cela, il s’organisera autour de 3 ateliers. L’atelier bois a pour objectif d’apprendre à sculpter les futures pâles, tandis que l’atelier électricité permet de fabriquer la génératrice qui transformera l’énergie mécanique du vent en électricité. Enfin, l’atelier mécanique enseigne l’art de souder et assembler l’ensemble.

L’association s’efforce de récupérer le plus possible de matériaux pour la construction de l’éolienne. « Il n’y a rien de complexe et tout est fait maison » explique Valérie. « Les bricoleurs vont se sentir plus à l’aise mais d’autres personnes vont apprendre et surtout voir que c’est possible ! » ajoute sa collègue. Il existe différentes tailles d’éolienne variant de 1m20 à 4m20 de diamètre pour une production moyenne comprise entre 200 W à plus de 2 000 W. Ainsi, les plus petits équipements fourniont la lumière et un peu de musique alors que les plus puissants correspondront à la consommation modérée d’une petite famille.

L’animation du stage est assurée en collaboration avec l’association Tripalium. Les repas sont compris dans le prix d’inscription et ils sont issus majoritairement de l’agriculture biologique, local et de saison. Une éolienne de 1m80 et une autre de 3m60 de diamètre seront construites durant ce stage. L’une d’elle restera sur le site, un ancien manoir en éco-rénovation situé à Lohennec. L’autre offerte à prix coûtant par tirage au sort à l’un des stagiaires.

Le stage se clôturera le vendredi 6 juin à 19 heure par une soirée ouverte à toute personne intéressée (les voisins, les élus, les curieux, etc.) pour discuter sur la thématique. Un spectacle poético-technique intitulé « La Machine à Remonter le Vent » sera présenté à partir de 21 heures.

 

           Qu’est ce qu’une éolienne Piggott?

L’éolienne Piggott doit son nom à son inventeur Hugh Piggott, habitant de l’île de Scoraig en Écosse, il invente un modèle d’éolienne qui possède la particularité de pouvoir se construire entièrement seul pour répondre à ses besoins.

Aujourd’hui, son invention étant libre, il existe de multiples communautés d’éolienne Piggott partout dans le monde pour assurer la formation et la communication du savoir-faire. En France, c’est l’association Tripalium qui s’en charge. 

 

Plus d’infos

http://www.alterrebreizh.org

http://www.tripalium.org/index.cfm