Portrait de femme n°8. Louise Robert, l’exploratrice de la transition

Rencontre avec Louise Robert, fondatrice du micro-festival éco-engagé La P’Art Belle, à Sarzeau dans le Morbihan. Elle nous raconte ce qui l’a poussée à créer un événement à taille humaine qui mêle musique et écologie.

C’est au Hub Enerco (voir encadré) à Locminé, dans le centre-Morbihan, que se fait la rencontre avec Louise. Un lieu dans lequel elle a pu travailler sur son projet, à savoir le festival La P’Art’Belle, micro-festival écoresponsable, dont la deuxième édition a eu lieu les 31 juillet et 1er août à Sarzeau. « Un événement durant lequel on sensibilise les publics aux transitions environnementales et sociétales », précise la trentenaire, originaire de la Roche-Bernard. Un festival qui fait sens dans le parcours de Louise, et sur lequel elle travaille depuis trois ans maintenant, toujours en tant que bénévole pour le moment.

Tout démarre lors de ses études, en communication, qui lui permettent d’effectuer des missions dans le même domaine. Elle devient en parallèle bénévole dans des associations, notamment au sein de la radio Plum’Fm. « Après, j’ai commencé à travailler dans des festivals, notamment en tant que responsable éditoriale aux Francofolies de la Rochelle », raconte-t-elle. Par la suite, Louise travaille pour des salles de concerts, et dans d’autres associations, en Seine-Saint-Denis, toujours dans le secteur culturel. En 2016, elle fait le choix de quitter son emploi pour s’investir davantage dans le champ des transitions écologiques et sociétales. Elle rejoint en même temps le collectif « Des Liens » créé par l’artiste Dominique A, dans l’idée de rendre la culture accessible au plus grand nombre. C’est à la même période que Louise commence à écrire son projet de micro-festival.

Le déclic s’est produit « à force de suivre l’actualité », se souvient-elle. « Mais aussi à force de voir toute la surconsommation sur les gros festivals, à la fois en termes de concerts mais aussi tous les déchets générés sur place, l’énergie utilisée, et la nôtre, car finalement on revient d’un week-end et on est épuisés, même si on a vécu des bons moments. ». Même si elle considère que ce type d’événement est par nature « un bel outil, fédérateur », il est nécessaire « de les repenser, en tout cas les formats actuels ». « J’ai donc réuni tout ça, avec justement un intérêt personnel très fort vis à vis des transitions. Je ne savais pas trop quoi faire à mon niveau. Je me suis dit que j’avais des compétences, est ce que je ne pouvais pas les mettre au service de ces enjeux politiques et sociétaux ? ».

La transition ? « Une sorte d’exploration »

C’est ainsi que Louise a commencé à s’investir « personnellement et professionnellement «  en faveur de la transition. Un mot qui évoque pour elle « Une sorte d’exploration, on passe d’un état à un autre, mais en explorant ce qui se fait autour de soi ». C’est aussi pour ça qu’elle a choisi de nommer son projet La P’Art Belle : « En revenant sur le territoire breton, j’ai vu qu’il y avait énormément d’initiatives et d’acteurs qui sont mobilisés à l’année sur ces sujets, qui le font un peu dans l’ombre. J’avais envie de les mettre en lumière. On donne « la part belle » à des acteurs et des actrices qui sont mobilisés en faveur des transitions, et qui nous permettent de nous adapter en fait à ces problématiques auxquelles nous sommes confrontés ». Les femmes ont également toute leur place à prendre dans ce grand mouvement de la transition, selon Louise. « On en voit beaucoup qui se mobilisent sur ce sujet, je pense que ça évoque beaucoup de choses, notamment parce que certaines sont mamans. L’avenir de leurs enfants est important, elles ont envie d’avoir une action concrète pour permettre de changer un peu le monde dans lequel ils vont évoluer ». « Les femmes ont aussi une sensibilité qui est différente », poursuit-elle. « On a subi pas mal de choses ces dernières années, on a mis du temps à avoir certains droits. Aujourd’hui, avec les mouvements de prise de parole et d’actions, beaucoup de femmes reprennent confiance. J’ai été dans le secteur culturel événementiel, un secteur où il y a beaucoup de sexisme, de discriminations. Et j’en ai été victime aussi. », poursuit la jeune femme qui avoue aussi que son désir de changer de voie professionnelle est lié en partie à cette situation, qui l’a marquée. « Avec La Part Belle, j’ai voulu faire les choses à ma façon, avec un management qui résonnait plus avec qui j’étais, et les valeurs que j’avais envie de défendre ».

On sait très bien qu’il y a des problèmes, des enjeux qui sont déterminants pour les années à venir, mais qu’est ce qu’on fait ? On se met la tête dans les mains? Ou est ce qu’on va de l’avant et on essaie de trouver des solutions ensemble ? Il faut aller dans le sens des transitions environnementales de façon active et non culpabilisante »

Faire ensemble, sur un territoire, donner la part belle à des personnes qui se mobilisent sur les transitions, telles sont les leitmotivs de Louise. « Il faut ramener un peu de joie sur un sujet qui parfois fait peur, ou peut désintéresser certaines personnes qui ne se sentent pas concernées ». Avec son micro-festival, elle souhaite aussi « créer une ambiance de festival différente, un format à taille humaine où les gens peuvent discuter ensemble, voient l’artiste, sur un cadre assez exceptionnel, témoin du patrimoine local ». Un « slow festival », à l’encontre des événements-usines qui poussent comme des champignons, avec de nombreux engagements écologiques et sociaux (jauge réduite, réduction des déchets, récup’, utilisation d’énergie renouvelable, alimentation bio à 80% et locale, travail sur l’accessibilité…) et où l’on prend le temps des rencontres. « Tout ça, ça me passionne », confie Louise en souriant. « Je découvre des projets, des artistes, on met en relation des gens, on expérimente…C’est motivant de rencontrer des acteurs de secteurs complètement différents qu’on arrive à mettre en lien sur un événement ». C’est là que la bretonne trouve son énergie, ainsi que dans l’équipe qui l’entoure, et les cinquante bénévoles qui sont réunis sur le festival. Ce qui l’enthousiasme ? « Découvrir des solutions, se dire qu’il est possible de changer. Et comme je l’ai compris, j’ai envie de le diffuser autour de moi et de le faire dans un cadre qui permet de ramener du beau dans nos sociétés. On sait très bien qu’il y a des problèmes, des enjeux qui sont déterminants pour les années à venir, mais qu’est ce qu’on fait ? On se met la tête dans les mains? Ou est ce qu’on va de l’avant et on essaie de trouver des solutions ensemble ? Il faut aller dans le sens des transitions environnementales de façon active et non culpabilisante ». Ce qui révolte Louise au contraire, c’est la trop grande division qui règne aujourd’hui dans la population. « On se trompe vraiment de sujet à se mettre les uns contre les autres, et à culpabiliser les gens. Je trouve que ça complexifie encore plus les enjeux auxquels on est et on va être confrontés dans le futur. C’est important de discuter ensemble et d’être tolérant vis à vis de ce que pense l’autre, et de trouver le juste milieu ensemble pour qu’on puisse s’adapter à tout ce qui va se passer ». « Il faut aller vers quelque chose de plus enthousiasmant, et ce n’est pas ce qu’on nous propose aujourd’hui », déplore-t-elle. Et regrette aussi le manque de décision structurelle. « On a vu qu’il était possible de prendre des décisions fortes quand il y a urgence, c’est ce qui s’est passé ces derniers mois. Ce qui m’agace c’est de voir que sur un sujet sur lequel on parle depuis les années 70, il n’y a pas de décisions majeures qui se prennent. Pourquoi ? Concernant la transition écologique, c’est trop lent. Il y a des dates clés qui sont données, 2030, 2050. Pourquoi on ne va pas plus vite, et plus fort ? ». Un des leviers selon elle ? Le vote. « Il faut se saisir de la politique. Et inviter les jeunes qui se mobilisent pour le climat à voter pour ceux ou celles en qui ils croient pour les années à venir ». L’espoir dans le futur, c’est aussi ce qui anime Louise, qui aimerait voir son projet se développer, créer d’autres actions à l’année, vivre de cette activité, travailler en réseau. Et « contribuer à des rencontres, et pourquoi pas à des actions de territoire, à une solidarité dont on a besoin pour s’adapter face à ces enjeux climatiques, environnementaux, sociaux, sociétaux, économiques…autant de sujets sur lesquels il y a de quoi faire ! ».

Hub Enerco, Kezaco ?

Le Hub Enerco est lieu dédié à l’économie, mis en place par Centre Morbihan Communauté, à Locminé (56). Il propose trois offres distinctes : un espace de coworking, des bureaux à louer, et un incubateur d’entreprises éco-engagées. Un concours a ainsi été lancé en janvier, afin de sélectionner 10 projets qui bénéficieront alors d’un accompagnement pour la création de leur activité.

Plus d’infos sur https://www.hubenerco.bzh/


A noter dans vos agendas : La P’Art Belle vous propose une “capsule automnale” le samedi 2 octobre dans le parc du château de Kerlevenan à Sarzeau (56). Au programme :

  • Visite et échanges autour de l’exposition “Terres & Mers nourricières du Morbihan et d’ailleurs”& Initiation à la photographie avec l’équipe de l’association Ar’images (venez avec votre appareil photo!)
  • Une balade surprise et des jeux pour enfants
  • Un concert de l’artiste Hugo Barriol (folk) dans la chapelle du domaine

Plus d’infos sur l’événement Facebook




L’idée sortie. Le Repair fête ses « Noces de Palettes » samedi à Pleyber-Christ

Ce samedi, le Repair fête ses « Noces de Palettes » pour ses un an à Pleyber-Christ à coté de Morlaix. L’occasion de découvrir la recyclerie de matériaux, et l’atelier partagé de travail du bois et du métal, qui ouvrira ses portes cet automne.

A Pleyber-Christ, les locaux de l’ancien Point Vert, juste à côté de la gare ont repris vie depuis un an. C’est ici que s’est installée la recyclerie de matériaux Le Repair, l’une des deux structures de ce type existant en Bretagne (avec L’Ecrouvis à Redon, ndlr).

Pour rappel, le projet du Repair a été lancé il y a maintenant 5 ans par Damien Le Magoariec, Chloé Jaguin, Mathieu Cirou et Antoine Allais. Il vise à proposer une solution pour la réutilisation des matériaux de construction et éviter ainsi qu’ils se retrouvent directement à la benne. On trouve ainsi au Repair une partie magasin qui propose des articles tels que du bois de tous type, un peu de quincaillerie, des portes, des fenêtres, des matériaux de couvertures (tuiles par exemple, ndlr), de la plomberie, du carrelage, des sanitaires, des tissus, des bureaux etc…le tout proposé à prix solidaires. En une année, ce sont ainsi 60 tonnes de matériaux qui ont trouvé un autre chemin que celui des bennes et qui ont pu être réutilisés. L’équipe permanente s’est étoffée et compte aujourd’hui 6 salariés, pour 4,5 ETP (Equivalent temps plein). Sans oublier la vingtaine de bénévoles qui participe au projet. Une friperie solidaire a été également installée par l’Ecole Alternative des Monts d’Arrée.

Un atelier partagé, qui s’étend sur plus de 200 m2, est actuellement en fin d’aménagement. Il permettra de travailler le métal et le bois, « avec du matériel aux dernières normes de sécurité », précise Damien Le Magoariec, l’un des fondateur et salarié du Repair. L’atelier sera ouvert à tous, moyennant un abonnement de 35 euros par mois, et « sera encadré par des tuteurs ». « Il y aura également des ateliers spécifiques, avec des intervenants, autour des low tech, de la fabrication de mobilier, ou encore tout simplement pour apprendre à bricoler », explique Damien.

En attendant son ouverture, prévue cet automne, on pourra découvrir le nouvel atelier samedi, lors d’une après-midi célébrant les « noces palettes » du Repair. Au programme dès 14h : découverte de l’atelier partagé, initiation à la forge mobile, atelier d’affûtage pour les outils et les couteaux, friperie solidaire avec l’Ecole Alternative des Monts d’Arrée. A 18h, le Repair soufflera sa première bougie et proposera une visite commentée de l’atelier. Dès 19h30, buvette et restauration crêpes-galettes par Alain (anciennement à Coatelan), concert du groupe Hache-Paille et scène ouverte pour prolonger la soirée.

Plus d’infos : la page facebook du Repair, ou le site internet : https://lerepair.org/




World Clean Up Day : samedi, on fait la chasse aux déchets !

Ce samedi, on fait la chasse aux déchets sauvages ! A l’occasion du World Clean Up Day, des millions de citoyens se mobilisent dans 150 pays pour nettoyer la nature. En Bretagne, de nombreuses opérations de ramassages sont organisées.

Né en 2008 en Estonie grâce au mouvement « Let’s Do It », le « World Clean Up Day » se répand peu à peu dans le monde entier. Cette année, ce sont 150 pays qui participe à l’évènement, qui se veut être la plus grande opération citoyenne environnementale jamais réalisée dans le monde. L’événement est cette année marrainé par Ursula Van Der Layen, présidente de la Commission Européenne.

En France, c’est l’association World Clean Up Day, qui porte l’organisation de l’opération au niveau national. Son objectif : rassembler ce week-end un minimum de 3,5 millions de citoyens pour nettoyer et collecter les déchets encore trop présents dans la nature ! Citoyens, associations, entreprises, collectivités, écoles…Tout le monde est invité à participer à l’un des 2200 événements locaux recensés, un nombre en augmentation d’année en année.

La Bretagne est également mobilisée sur le sujet. Des associations locales, des écoles, des clubs sportifs, et des collectivités organisent des opérations, notamment sur le littoral. Des ramassages sont ainsi organisés à Plabennec (29), Lannion (22), Treffiagat (29), Ploemeur (56), Quiberon (56), Piriac-Sur-Mer (44), Batz-Sur-Mer (44), Plevenon (22), Saint-Malo (35)… L’intérieur des terres n’est pas pour autant oublié : plusieurs rassemblement pour ramasser les déchets sont ainsi mis en place sur Rennes (35), La Gacilly (56) ou encore Pontivy (56).

Pour en savoir plus et consulter le programme des ramassages près de chez vous, rendez-vous sur le site https://worldcleanupday.fr/




L’idée sortie. Voyage en terre bio, escale à Bruz, samedi 11 septembre

Alors que le Congrès Mondial de la Bio s’achève ce vendredi à Rennes, direction Bruz pour une « escale » du Voyage en Terre Bio. Au programme : animations, table-ronde, projection de documentaire et expo photo, autour de l’alimentation bio et locale.

A l’occasion du Congrès Mondial de la Bio qui se déroule à Rennes, une labellisation « Voyage en terre bio » a été créé pour des événements permettant la mise en avant de ce type d’agriculture. Coordonné par AgroBio35, IBB, MABS, Inrae et la Maison de la Consommation et de l’Environnement (MCE) de Rennes, Voyage en Terre Bio se déroule depuis maintenant un an en Bretagne et dans les départements limitrophes. Objectif : « sensibiliser largement l’opinion publique à « la bio » comme alternative souhaitable, accessible et nécessaire dans un monde menacé ». Le programme d’évènements doit s’achever en octobre.

Et ce week-end, c’est à Bruz, à côté de Rennes, que Voyage en Terre Bio donne rendez-vous, samedi 11, pour des ateliers et des animations tous publics. De 10h à 17h, les visiteurs seront invités à découvrir des recettes anti-gaspi sur le stand de l’association Aux Goûts du Jour, déguster des tisanes et participer à des animations autour des plantations avec l’association Vert Le Jardin, ou encore visionner le documentaire De la Graine à l’Assiette, ainsi qu’une exposition photo « Les acteurs du bien-manger », tous deux consacrés à la présentation de la restauration scolaire bio et locale à Bruz et de ses acteurs. Enfin, une table-ronde aura lieu de 14h30 à 15h30, animée par le collectif Les pieds dans le plat, en présence d’Isabelle Bretegnier, fondatrice de Pas d’Usine On Cuisine, membre de la SCIC Nourrir l’avenir, de Gaël Frotin et Jean-Jacques Guerrier, respectivement acheteur public et responsable de la restauration collective à Bruz et de Grégory Fachon, agriculteur biologique à Bruz.

Pratique : Voyage en terre bio, de 10h à 17h, Halle Pagnol, Bruz. Entrée libre sur présentation d’un pass sanitaire. Port du masque recommandé.

Plus d’infos : https://www.voyageenterrebio.org




Quand les marionnettes sensibilisent à la préservation de l’eau

Avec son spectacle de marionnettes baptisé « Enfant des eaux », Léna Charbonnel, du collectif morbihannais « Les Embobineuses », sensibilise le public à la beauté et la préservation de la ressource en eau.

« Si l’eau pouvait nous parler, que pourrait-elle bien nous dire ? Nous serait-elle reconnaissante, nous remercierait-elle ? Et quels souvenirs garderait-elle de nous ? Embarquez aux côtés d’une goutte, le temps de son voyage depuis les profondeurs de la terre ». C’est, en quelque mots, le « pitch » du spectacle « Enfant des eaux », que propose Lena du collectif morbihannais Les Embobineuses. La jeune femme propose ainsi depuis l’année dernière une création avec des marionnettes. « Tout a démarré au printemps 2020, avec la proposition du Parc de Branféré de créer un spectacle autour de l’écologie », précise Léna, qui propose alors de travailler sur le thème de l’eau, « une évidence » selon elle. « C’est un élément auquel je suis très sensible, j’ai été élevée sur l’eau, en bateau. J’ai eu aussi la chance d’aller en Afrique de l’Ouest, où j’ai partagé le quotidien des habitants. Là-bas, il faut faire des kilomètres pour trouver de l’eau. Ici, on ne se rend pas compte de la rareté de la ressource, car elle coule tout le temps ».

« La porte des possibles »

C’est alors durant le premier confinement que Léna créé son spectacle avec des marionnettes Un univers qu’elle a découvert il y a dix ans, un peu par hasard, mais auquel elle s’est très vite attachée. « C’est une véritable façon de m’exprimer, un pont entre moi et les autres », indique-t-elle. « C’est la porte des possibles ». Elle conçoit et créé les marionnettes, dans un esprit éthique, avec des matériaux de récupération quand cela est possible, s’entoure d’Estelle Caudal pour les textes, et du groupe Tryptic pour la musique. Ainsi naît «Enfant des eaux », spectacle avec lequel Léna veut « tirer la sonnette d’alarme, sans être pour autant moralisatrice et culpabilisante ».

Après une première formule tout public, Léna a travaillé sur une deuxième formule du spectacle plus adaptée pour les enfants. On a pu découvrir les marionnettes au parc de Branféré (56), à Quistinic (56), à Ploërmel (56), à Nantes (44)…et on pourra le faire prochainement en salles (médiathèques, écoles, centres de loisirs…), avec une création lumière.

Plus d’infos : http://www.lesembobineuses.fr/