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Ecod’O, un programme régional pour économiser l’eau dans les entreprises

Après avoir été lancé dans le Morbihan par la Chambre de Commerce et d’Industrie du département en 2020, le programme Ecod’O est passé à la vitesse supérieure, et s’est étendu à la région depuis octobre 2022. L’objectif reste le même : Sensibiliser le monde économique à la préservation de la ressource en eau et aux bonnes pratiques hydro-économes.

 

«  Ecod’O  a démarré en 2020, d’abord uniquement sur le Morbihan, en expérimentation », rappelle Luc Guymare, chef de projet à la CCI du département. (Lire ici notre précédent article sur le sujet, ndlr).Une première session s’est ainsi déroulée entre janvier 2020 et fin mars 2021, qui a permis à 30 entreprises de se faire diagnostiquer (20 industriels et 10 professionnels du tourisme), du grand groupe à la TPE. Une deuxième session, « Ecod’O  2 », a eu lieu, toujours dans le Morbihan, jusqu’à juin 2022.

Le succès du programme a fait que celui-ci « s’est étendu sur toute la région Bretagne depuis octobre 2022 », précise Luc Guymare. L’objectif reste le même : « sensibiliser et accompagner les entreprises bretonnes dans la sécurisation de leur alimentation en eau et dans leurs démarches hydro-économes ». « La crise de la sécheresse à l’été 2022 a aussi donné un nouvel élan à Ecod’O », souligne le chargé de mission.

 

Ateliers, webinaires, séminaires, et échanges de bonnes pratiques

 

Qui dit régionalisation dit davantage de partenaires. Ils sont au nombre de 25 : Huit au niveau Bretagne (Région, Agence de l’Eau Loire-Bretagne, CCI Bretagne…et les trois gros opérateurs privés de distribution de l’eau), et 17 partenaires territoriaux. « Beaucoup d’EPCI ont été intéressés par la démarche et se sont manifestés, notamment pour contribuer financièrement et techniquement au dispositif », précise Luc Guymare.

Pour l’édition Ecod’O régionale de 2022-2023, ce sont ainsi 145 entreprises qui ont été accompagnées : 100 industriels, 25 professionnels du tourisme, et 20 représentant une autre activité.

Parmi les actions menées, on peut citer l’organisation d’ateliers, de webinaires ou de séminaires, comme par exemple une réunion de partage de bonnes pratiques entre campings bretons, ou encore des rencontres au sujet de la « crise sécheresse » de l’été 2022. Le « Guide des bonnes pratiques » créé par la CCI Morbihan a été mis à jour, passant de 35 à 50 fiches. Sept autres fiches « Petites Gouttes » ont été rédigées, par la CCI des Côtes-d’Armor. « Elles sont destinées aux petits consommateurs, et présentent des démarches hydro-économes pour les restaurants, les brasseries, les hôtels » relate Luc Guymare. Depuis janvier, elle sont en téléchargement gratuit sur le site de Bretagne Compétitivité, qui porte la démarche.

 

L’opportunité de la « Reut »

 

Autre volet du dispositif Ecod’O, à destination des territoires : la réalisation « d’études d’opportunité » sur la « Reut », la « Réutilisation des Eaux Usées Traitées », qui sont insuffisamment propres pour pouvoir être consommées, mais qui le sont suffisamment pour d’autres usages. Selon le chargé de mission, « L’idée est d’identifier les stations d’épuration où les opportunités de Reut sont les plus intéressantes, afin de créer des « boucles locales », et d’avoir une économie circulaire qui pourrait être mise en place ». Une expérimentation a ainsi été menée dans le Morbihan, sur les territoires de Pontivy Communauté et Lorient Agglomération. En 2024, d’autres communauté de communes et/ou agglomération devraient rejoindre le mouvement, comme celles de Dinan, Vannes, ou Saint-Brieuc.

Le programme Ecod’O est également utile pour accumuler des données consacrées à l’eau. Chaque année, les entreprises accompagnées l’année précédente sont interrogées sur leurs consommations et sur les actions mises en place pour économiser la ressource. « Sur les entreprises morbihannaises accompagnées en 2020 et 2021, nous avons eu 46 réponses. Elles font état d’un volume d’eau consommé de 7 millions de m3 en 2019. En 2022, elles sont passées à 5 900 000 m3, soit une économie de plus d’un million de mètres cubes. Certaines ont été pérennes, d’autres plus circonstancielles, liées aux arrêtés préfectoraux pris en raison de la sécheresse ». Parmi les mesures mises en place et qui reviennent le plus souvent, on peut citer l’installation de matériel « hydro-économes » et la sensibilisation des salarié.e.s aux économies d’eau dans l’industrie, et la récupération d’eau de pluie chez les acteurs du secteur du tourisme.

Une nouvelle édition régionale d’Ecod’O est d’ores et déjà lancée pour cette année. Objectif : continuer « l’essaimage » sur le territoire breton, et « accompagner plus d’entreprises, réaliser davantage de sensibilisation collective grâce à des ateliers. Sans oublier de développer les « boucles locales » autour de la Reut », conclut Camille Fraslin, qui va prendre le relais de Luc Guymare d’ici quelques jours sur le programme régional.

 

Plus d’infos :

www.bretagne-competitivite.fr/ecodo

 




La recette. Velouté de betteraves, chèvre frais et noix

Une recette qui convient aux végétarien.ne.s, et qui met à l’honneur la betterave, riche en potassium, les noix, qui contiennent du magnésium et le fromage de chèvre, qui permet de compléter les apports en calcium et phosphore.

 

Ingrédients :

  • 600 g de betteraves cuites
  • 1 échalotte
  • 60 cl d’eau
  • 150 g de fromage de chèvre frais
  • 1 c. à soupe de vinaigre de cidre
  • 2 c. à soupe d’huile de noix
  • 1 poignée de cerneaux de noix
  • 1 c. café rase de sel

 

Préparation :

  • Épluchez et hachez l’échalote.
  • Coupez les betteraves en cubes.
  • Mettez l’échalote et les dés de betterave dans une casserole ou un mixeur chauffant.
  • Ajoutez une cuillerée à café rase de sel et versez l’eau.
  • Faites cuire 15 minutes à feu vif (ou à 100°C au mixeur chauffant).
  • Poivrez, ajoutez le fromage de chèvre, le vinaigre et l’huile de noix.
  • Mixez et servez avec des noix concassées.

 

Recette issue du site https://www.cuisine-libre.org




Le futur hameau léger de Plouigneau cherche ses habitant.e.s

A Plouigneau, près de Morlaix, la commune s’est lancée dans un projet de hameau d’habitats légers, accompagnée par l’association Hameaux Légers. Sur un terrain de 4800 m2 vont pouvoir s’installer sept habitations réversibles, de type tiny houses, maison à conteneurs. Les futur.e.s habitant.e.s sont recherché.e.s.

Comme Commana dans les Monts d’Arrée, la commune de Plouigneau, a côté de Morlaix, est engagée dans un projet de création d’un « hameau léger », au bourg. Un terrain communal de 4800 m2 va être aménagé et loué grâce à un bail emphytéotique de 99 ans, pour permettre l’installation de sept habitats réversibles. Particularité de ce qu’on appelle des « habitats réversibles » : ils doivent être mobiles, biodégradables, transportables ou démontables, et sans fondation en béton, comme par exemple les tiny house, ou encore les maisons à conteneurs.

Sur le terrain de Plouigneau se trouve également une maison ancienne, baptisée « Maison Cohen », qui est en cours de rénovation par la municipalité. « L’Afpa de Morlaix a en charge une partie des travaux », précise Elsa Jejcic, de l’association Hameaux Légers, qui accompagne la commune dans le projet. Le bâtiment servira ainsi d’espace commun. On pourra y trouver une buanderie, une cuisine partagée, une salle commune, une chambre d’amis… « C’est un gros plus pour le projet », soutient Elsa. « D’autant plus que la maison pourra faire tampon entre la rue et le côté public qui sera devant, et l’arrière du terrain, réservé aux espaces privés ». Et les habitant.e.s pourront être accueilli.e.s dans un premier temps dans ce lieu, pendant la construction de leur habitation par exemple.

Des habitant.e.s justement qu’il faut trouver. L’appel à candidatures est relancé en ce début d’année 2024. Il faut se présenter par équipe. « Pour être éligible, une équipe candidate doit être constituée d’au moins 3 foyers souhaitant élaborer un projet de type “hameau léger” et y résider de manière permanente. Ces groupes pourront être complétés par la suite en choisissant de nouvelles personnes pour les rejoindre, notamment parmi les candidatures n’ayant pas été retenues. », peut-on lire sur le site de l’association Hameaux Légers.

Un « apéro-présentation » a été organisé le jeudi 15 février de 18h à 20h, au bar Le Tempo à Morlaix. Une vingtaine de personnes « très motivées » selon Elsa y ont participé. Et un week-end d’ateliers aura lieu les 9 et 10 mars à Plouigneau. L’occasion de « permettre aux personnes de se rencontrer, et de définir des projets communs », précise la jeune femme. : « L’idée, c’est de permettre de faire avancer les réflexions individuelles et collectives sur le hameau léger, et de préciser les besoins ». Et de découvrir le site, ce qui est plus facile pour se projeter dans ce type de projet, qui, en ces temps de grandes tensions sur le marché du logement, peut s’avérer une solution.

Suite au week-end et une fois le groupe lauréat choisi, celui-ci bénéficiera d’un accompagnement d’un an par l’association Hameaux Légers et la commune de Plouigneau, « afin de faciliter le fonctionnement du collectif dans le temps ». En fonction de l’avancée du projet, l’installation sur le terrain sera possible dès 2025, voir dès fin 2024.

 

Plus d’infos

https://hameaux-legers.org/




A Rennes, deux jours autour du « vivant non humain » qui peuple la ville

Vendredi 23 et samedi 24 février, l’hôtel Pasteur, à Rennes, sera placé sous le signe du vivant. En effet, les associations Faon/Zine (qui édite le fanzine Cui-Cui), Wild Bretagne et la Compagnie l’Effraie y proposent un « Hiver non humain ». Au programme : expos, projection, paysages sonores, jeux…autour de tous les êtres vivants qui cohabitent avec nous dans la ville.

Objectif de la manifestation : Etre « Un espace d’immersion et de réflexion pour apprendre à voir et connaître les autres êtres vivants qui cohabitent avec nous dans la ville et ses alentours, pour comprendre leurs singularités, leurs besoins et leurs fragilités », explique Timothée Cantard, écologue, à l’origine de l’association Faon/Zine et de Cui-Cui. Des artistes, des naturalistes, des plasticiens.ne.s seront ainsi présent.e.s durant deux jours, pour mettre à l’honneur le « vivant » qui est présent dans la ville, sous des formats très variés.

Au programme, un « cabinet de curiosité », comme le définit Timothée, et qui va se décliner sous la forme de projections, d’expositions, de paysage sonore, de jeux…

On retrouvera ainsi dès vendredi à 14h30, un atelier animé par Wild Bretagne, et baptisé « Atelier des Antémondes », durant lequel il s’agira d’imaginer collectivement « un futur enviable post pétrole et post-capitalisme », à partir de l’ouvrage « Bâtir aussi ». A 18h suivra une lecture/slam du numéro d’hiver de « Cui-Cui », le fanzine dédié au vivant, par ses contributeurs et contributrices.

Le samedi, des artistes et naturalistes animeront l’atelier « Rennes non humain », durant lequel on pourra créer des « portraits des vivants » de la ville de Rennes, en papier découpé.

Un plateau radio, « Radio court-circuit », sera aussi en place, animé par la Compagnie l’Effraie, et permettra de discuter autour des vivants non humains présents en ville.

A 17h15, la nouvelle « La vipère péliade n°42 » sera lue, suivie à 18h de la projection du court-métrage « Le chant du cachalot », par Adeline Faye, qui sera présente pour échanger avec le public.

A noter aussi, les expositions qui seront présentées sur les deux jours : « Envolée à la Courrouze » par Lucie Robin, mettant en scène les oiseaux inventoriés sur quatre milieux du quartier, « Les vivants du quartier » par Faon/Zine et Wild Bretagne, une évolution cartographique de la ville de Rennes et de la place accordée au vivant, « Resistance Sauvage » par Wild Bretagne (Alexandre Patureau), qui présente le témoignage et le point de vue d’animaux qui se rebellent contre la destruction de leur habitat, et enfin « Bialowezia, la dernière grande forêt sauvage d’Europe », par Wild Bretagne (Yann Moisan, Sane Pasquet, Alexandre Patureau), expo mêlant peinture, écriture et photo, sur la dernière grande forêt primaire d’Europe.

 


Pratique

« Un hiver non humain », les vendredi 23 et samedi 24 février, Hôtel Pasteur à Rennes

De 14h à 19h

Entrée à prix libre

Plus d’infos sur  https://fb.me/e/1Taw4ZoFl




Espero, un atelier rennais qui tisse des liens entre insertion, local et upcycling

A Rennes, dans le quartier de la Donelière, au sein du tiers-lieu d’artisanat «Comme un établi », les machines à coudre d’Espero se sont installées depuis octobre. Des salarié.e.s en insertion, exilé.e.s, fabriquent des vêtements et accessoires grâce à des tissus non utilisés. Des créatrices et créateurs locaux font aussi appel à leurs talents.

Espero est une « association à mission sociale et environnementale qui accompagne les personnes éloignées de l’emploi vers les métiers de la transition écologique ». Créée en 2016, elle a développé, d’abord en Ile-De-France, des activités d’apiculture urbaine, de maraîchage et de couture upcycling. C’est cette dernière mission qui a essaimé en Bretagne, à l’initiative de Marion Levesque, qui coordonne l’antenne régionale, après un passage par l’incubateur du Tag35.

L’atelier d’Espero a désormais posé ses machines à coudre dans le « Pôle textile » de Comme un Etabli, rue Bahon-Rault, à Rennes, « tiers-lieu » de l’artisanat. « On a ouvert nos portes le 2 octobre », rappelle Maëlle Pisigo, responsable de l’atelier couture. Depuis quelques mois, les salarié.e..s, des personnes exilées qui viennent d’Ukraine, d’Afghanistan ou encore de Guinée, sont embauchées en CDD d’insertion. « Ils et elles avaient déjà une expérience dans la couture, dans leur pays d’origine », précise Maëlle. Le fait d’être en contrat d’insertion permet d’être un tremplin, pour le futur. « Une conseillère les aide à lever les différents freins, et les épaule dans leur démarches administratives, comme par exemple au niveau du logement ou du permis ». Et 3 heures de cours de français sont dispensés chaque semaine.

Sur les machines professionnelles, boutonnières, ou encore presse, les salarié.e.s d’Espero travaillent avec du tissu invendu et récupéré, pour fabriquer des vêtements et des accessoires (sacs bananes). Une marque « Espero » est en train d’être développée. « On fonctionne aussi en sous-traitance, on accompagne des créatrices locales et créateurs locaux, dans la conception et la découpe notamment». C’est le cas par exemple avec Purée !, marque rennaise, dont la veste upcyclée « Vague » est fabriquée par l’atelier d’insertion. Ou encore de TraajeT, marque de vêtements pour vélo, qui a confié la confection de son pantalon spécial « Velotaf » à l’équipe d’Espero. Une philosophie de « circuit court » qui s’applique aussi ici au secteur du textile !

 

Plus d’infos

https://www.esperofrance.org




« l’Ecole de l’Exploration » embarque à Saint-Malo pour se former aux enjeux du monde marin

Née en 2021 à Saint-Malo (35), l’Ecole de l’Exploration est une association loi 1901, dont l’objectif est « d’explorer le monde depuis la mer ». Une « communauté » ouverte à toutes et tous s’est ainsi constituée, faite de chercheurs et chercheuses, marins, artistes, explorateurs et exploratrices, entrepreneurs et entrepreneuses, citoyen.ne.s…avec en commun l’envie d’agir en collectif et de partager des connaissances, autour de l’océan.

L’Ecole de l’Exploration développe ses actions « selon trois axes », détaille Marie Dautzemberg, fondatrice de l’association : l’apprentissage « tout au long de la vie », la recherche, et la communication auprès du grand public. Tout ceci afin de trouver des réponses à de grands défis, comme par exemple « Avoir un océan en bonne santé ».

L’association organise ainsi des sessions pédagogiques interdisciplinaires, sur des enjeux liés à la mer et aux océans. « Dix rencontres de deux jours ont été déjà organisées », rappelle Marie. Les thèmes abordés sont variés : le futur des algues, l’avenir du transport maritime, les énergies de la mer, les pratiques de pêche… Lors de chaque sessions, « Des personnes-ressources viennent participer, des acteurs et actrices liées au monde de la mer ». Mais également des néophytes. Ce qui d’ailleurs fait « la richesse de l’Ecole de l’Exploration », selon Marie, qui entend bien, avec sa structure, faire connaître « la mer dans toutes ses dimensions, et pas seulement par le prisme des grands cétacés, ou de la pollution plastique, sujets qui sont souvent abordés dans la société . On veut aborder la mer sous son angle politique, scientifique, social également ».

La prochaine « sessions pluridisciplinaire » de l’Ecole de l’Exploration aura lieu les jeudi 15 et vendredi 16 février. Elle a été co-organisée avec Marine Pouchard, qui a créé Octopu’sh, projet qui vise à mettre en réseau des scientifiques, des artistes, des thérapeutes, des citoyen.e.s, qui prennent soin de « l’humain et de l’océan ».

Cette session de février mettra à l’honneur « L’océan et la recherche médicale ». La « suite » d’une précédente session organisée en 2022, qui était consacré à la santé des océans et aux liens entre santé et océan. « Cette fois-ci, nous allons nous interroger sur les ressources qui sont disponibles dans l’océan pour se soigner, sur la création de réseaux de « santé bleue » à l’échelle du territoire, et sur la santé environnementale océanique », précise Marie. Des chercheurs, laboratoires, médecins, stations de recherche, biologistes moléculaires…mais également des artistes, des acteurs associatifs et publics vont embarquer pour ses deux jours. On retrouvera notamment Franck Zal, Président et Directeur Scientifique d’Hemarina, à Morlaix, Julia Morales, directrice de recherche CNRS à la Station Biologique de Roscoff, ou encore Pascale D’Erm, réalisatrice et autrice.

Les inscriptions pour les deux jours à Saint-Malo, ouvertes à toutes et tous, sont encore possibles jusqu’au mercredi 14 février, via la plateforme HelloAsso.

 

Plus d’infos :

Ecole de l’Exploration