Chartres de Bretagne (35), Claude et Lydia Bourguignon en conférence : « Le sol peut retrouver sa fertilité ! »

Chartres de Bretagne (35), Claude et Lydia Bourguignon en conférence : « Le sol peut retrouver sa fertilité ! »
Quand :
6 juin 2019 @ 20 h 30 min – 23 h 00 min
2019-06-06T20:30:00+02:00
2019-06-06T23:00:00+02:00
Où :
Halle de la Conterie
Chartres de Bretagne
Chartres de Bretagne (35), Claude et Lydia Bourguignon en conférence : "Le sol peut retrouver sa fertilité !" @ Halle de la Conterie

« Le sol peut retrouver sa fertilité !  »

Les spécialistes mondiaux des sols à Chartres de Bretagne (35), le 6 juin 2019 (gratuit, sur inscription)
Lydia Bourguignon, diplômée en œnologie et Claude Bourguignon, ingénieur agronome, ont en commun la passion du sol. En 1990, ils ont créé le LAMS – Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols, afin de réaliser des analyses physiques, chimiques et biologiques des sols. Ils défendent l’utilisation d’une agriculture respectueuse des sols. En 2016, ils ont été décorés « officiers de l’ordre du mérite agricole » pour leur travaux au service de l’agriculture française.

Les spécialistes mondiaux des sols et fondateurs du Laboratoire d’analyses microbiologistes des sols (LAMS), Claude et Lydia Bourguignon, ont répondu l’invitation d’Harmonie Mutuelle et de la revue Sans transition !.

Ils seront présents à la Halle de la Conterie, à Chartres de Bretagne, le jeudi 06 juin prochain, à 18h30, pour une conférence exceptionnelle, dédiée à l’agriculture durable et qui viendra clôturer la Semaine européenne du développement durable 2019. Elle sera suivie d’un débat citoyen avec les acteurs locaux (sous réserve) :

– Anne-Sophie Huchet, diététicienne et membre du réseau Biocoop Scarabée ;
– Carine Maret, membre du Gouessant, coopérative agricole et entreprise du réseau Produit en Bretagne ;
– Franck Lebreton, du Centre d’Etudes pour un Développement Agricole Plus Autonome (CEDAPA);
– Valérie Poîlane-Tabart, co-présidente du réseau Bruded ;
– Nadège Gatheron, de la Maison de la consommation et de l’environnement à Rennes (MCE).

Claude et Lydia Bourguignon seront le mois prochain en Bretagne pour une conférence gratuite exceptionnelle. Entretien …
Dans quel état sont les terres agricoles de l’Hexagone ?

Les sols agricoles sont relativement endommagés. Les techniques culturales actuelles ne sont pas adaptées aux sols, dans la mesure où elles ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Conséquence : le sol a perdu sa fertilité. Et les agriculteurs sont condamnés à utiliser des fertilisants pour atteindre d’importants rendements. Paradoxalement, alors que le potentiel génétique des céréales devrait permettre des rendements en blé avoisinant les 150 quintaux par hectare, nous ne dépassons que rarement les 80 quintaux aujourd’hui. Des chercheurs néo-zélandais ont montré que la cause résultait bel et bien de la baisse de fertilité du sol.
Comment évoluent les rendements en céréales ?

Ils s’effondrent dans tous les pays. En raison notamment de la déforestation, d’une trop forte irrigation, voire d’une salinisation des sols… Et la conséquence directe de la dégradation des terres arables, ce sont ces baisses de rendements avec, comme corollaire, le risque de malnutrition, de carences, voire de famines dans certaines contrées. En France, on grignote également de plus en plus les terres agricoles de qualité, on bétonne également ! Quant aux terres cultivées, la qualité et les rendements se dégradent eux-aussi.
Comment en est-on arrivé là ?

C’est d’abord l’arrivée massive, après la guerre, des engrais, pour augmenter les rendements. Cette utilisation importante des intrants a signé le début de la dégradation des sols. La spécialisation des cultures, les monocultures, en sont les causes majeures, ainsi que les engrais qui ont favorisé la perte de la matière organique et la minéralisation des sols. Ces engrais ont puisé dans le sol comme dans un garde-manger. Et comme les paysans n’ont pas toujours remis cette matière organique (car les bêtes ont souvent été déplacées hors des champs…), cela implique une chute drastique des rendements. De plus, on a utilisé des engins de plus en plus lourds. Ces derniers, en tassant les sols, ont diminué leur porosité, c’est-à-dire l’entrée de l’air dans les sols, autre facteur de dégradation. Puis on a utilisé les herbicides, l’irrigation à grande échelle, tout cela concourt à la dégradation des sols !

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Laurence MERMET

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